Insécurité industrielle : Metafrique Steel, l'usine qui défie l'État

Insécurité industrielle : Metafrique Steel, l'usine qui défie l'État

Cinq morts, trois blessés toujours sous oxygène. L'explosion de Metafrique Steel n'est pas un accident isolé. C'est le résultat d'une gestion discutable, dénoncée depuis des années par les riverains et les associations. Et derrière cette gestion, un nom que les autorités feignent de découvrir : Hayssam El Jammal.

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Insécurité industrielle : Metafrique Steel, l'usine qui défie l'État


Cinq morts, trois blessés toujours sous oxygène. L'explosion de Metafrique Steel n'est pas un accident isolé. C'est le résultat d'une gestion discutable, dénoncée depuis des années par les riverains et les associations. Et derrière cette gestion, un nom que les autorités feignent de découvrir : Hayssam El Jammal.


Le mépris des règles de sécurité


Les rapports de l'AJAFE sont accablants. Ouvriers sans casques ni gants, poussières de métaux lourds à ciel ouvert, déchets toxiques enfouis sans autorisation. L'usine a déjà brûlé une première fois dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, blessant dix personnes. Le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, avait alors exigé des mesures. Elles n'ont jamais été appliquées. C'est le moins qu'on puisse dire. Comment un groupe qui se présente comme le fer de lance de l'industrie camerounaise peut-il laisser ses ouvriers travailler dans de telles conditions ?


Le silence coupable de l'État et de la direction


Le ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a ordonné la fermeture du site. Une décision tardive. Car depuis 2017, l'État aurait dû savoir que Metafrique Steel n'était plus indienne, mais libanaise. Les ministères de tutelle ont-ils fermé les yeux ? Le directeur général Ahmed Jaber, lui, refuse de s'exprimer sur le sujet. Cette opacité est intolérable.


Les Camerounais attendent des actes, pas des communiqués. La sécurité des travailleurs n'est pas négociable.




Industrial Unsafety: Metafrique Steel, the Factory That Defies the State


Five dead, three injured still on oxygen. The explosion at Metafrique Steel is not an isolated accident. It is the result of questionable management, denounced for years by local residents and associations. And behind this management, a name the authorities pretend to discover: Hayssam El Jammal.


Contempt for Safety Rules


The AJAFE reports are damning. Workers without helmets or gloves, heavy metal dust in the open air, toxic waste buried without authorization. The factory had already burned once before, during the night of April 30 to May 1, 2026, injuring ten people. The Governor of the Littoral Region, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, had then demanded measures be taken. They were never applied. That is the least one can say. How can a group that presents itself as the spearhead of Cameroonian industry allow its workers to work in such conditions?


The Guilty Silence of the State and Management


The Minister of Mines, Industry and Technological Development, Fuh Calistus Gentry, has ordered the closure of the site. A belated decision. For since 2017, the State should have known that Metafrique Steel was no longer Indian, but Lebanese. Have the supervising ministries turned a blind eye? Managing Director Ahmed Jaber refuses to comment on the matter. This opacity is intolerable.


Cameroonians expect action, not press releases. Worker safety is not negotiable.


Industrial safety / workplace safety, Corporate accountability, Regulatory compliance, Occupational hazards, Toxic waste management, Transparency and governance, Crisis communication, Reputational risk, State oversight, regulatory enforcement, Worker protection, Foreign ownership disclosure, Public trust


R.A

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