Selon la Commission électorale nationale autonome (CENA), cinq partis politiques ont été autorisés à prendre part au scrutin. Parmi eux, deux formations sont favorables au pouvoir en place, dont l’Union progressiste le renouveau (UPR), actuelle force dominante à l’Assemblée nationale monocamérale. Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, a également obtenu son quitus, une décision scrutée de près par l’opinion nationale et internationale.
Le vote est prévu pour le 11 janvier, avec 1 090 candidats en lice pour 109 sièges de députés, répartis dans 24 circonscriptions électorales. En parallèle, des élections municipales se tiendront simultanément, renforçant l’enjeu politique de cette séquence électorale.
Ces législatives s’inscrivent dans la perspective de l’élection présidentielle programmée pour le 12 avril 2026. Deux candidats issus de la majorité au pouvoir sont déjà annoncés. Le président sortant, Patrice Talon, ne sera pas candidat, la Constitution béninoise limitant l’exercice du pouvoir à deux mandats. Fait notable, les représentants de l’opposition n’ont pas été autorisés à participer à cette présidentielle, dont la campagne officielle débutera le 27 mars 2026.
Cette actualité électorale intervient dans un contexte sécuritaire encore marqué par les événements du 7 décembre. Ce matin-là, un groupe de militaires avait annoncé à la télévision nationale la destitution du président et la prise du pouvoir. Une tentative rapidement avortée grâce à l’intervention des unités de la garde nationale restées loyales à la République. Elles ont bénéficié de l’appui de l’armée de l’air nigériane ainsi que de forces spéciales françaises, dépêchées depuis une base en Côte d’Ivoire.
À l’heure où le pays s’engage dans un nouveau cycle électoral, la stabilité institutionnelle du Bénin reste au cœur des préoccupations, dans une sous-région ouest-africaine fragilisée par des crises politiques et sécuritaires à répétition.
Benin: Legislative Elections Begin Amid Tensions After Failed Coup Attempt
The campaign for legislative elections has officially begun in Benin, against a backdrop of heightened political tension following a failed military coup earlier this month. The information was reported by local news outlet Benin Web TV.
The National Autonomous Electoral Commission has approved five political parties to participate in the elections. Two of them support the current government, including the Progressive Union for Renewal (UPR), which holds a majority in the unicameral parliament. The main opposition party, The Democrats, has also been cleared to contest the vote.
Polling is scheduled for January 11, with 1,090 candidates competing for 109 parliamentary seats across 24 electoral districts. Municipal elections will be held simultaneously, further raising the political stakes.
These legislative elections come ahead of the presidential election set for April 12, 2026. Two candidates linked to the ruling majority are expected to run. Incumbent President Patrice Talon will not seek re-election due to constitutional term limits. Opposition representatives have not been authorized to participate in the presidential race, whose campaign will officially begin on March 27, 2026.
The electoral process unfolds in a security context still marked by the events of December 7, when a group of soldiers announced on national television that they had seized power and ousted the president. The coup attempt was swiftly crushed by national guard units loyal to the Republic, with support from the Nigerian Air Force and French special forces deployed from a base in Côte d’Ivoire.
As Benin enters this crucial electoral phase, concerns over political stability remain high in a West African region increasingly affected by coups and institutional crises.
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Moussa Nassourou