Honduras : Le Parlement dénonce un ? coup d?état ?lectoral ?, accuse Trump et rejette les résultats

Honduras : Le Parlement dénonce un ? coup d?état ?lectoral ?, accuse Trump et rejette les résultats

La commission permanente du Congr?s national invoque des irr?gularit?s, des pressions criminelles et une ingèrence américaine ? sans précédent ?, plongeant le pays dans une crise post-électorale explosive.

Publicité

La crise post-électorale au Honduras a pris un tour institutionnel et géopolitique dramatique. La commission permanente du Congrès national, l’assemblée législative monocamérale du pays, a annoncé ce lundi qu’elle ne reconnaîtrait pas les résultats de l’élection présidentielle du 30 novembre, jetant un voile de discrétion légale sur un scrutin déjà hautement contesté.


Dans une déclaration officielle publiée sur le réseau social X, les parlementaires ont levé le voile sur un cocktail explosif d’accusations. Ils dénoncent un processus « entaché par des pressions internes émanant de structures criminelles organisées liées au trafic de drogue, comme les gangs MS-13, 18th Street Gang et autres ». Mais le coup de force rhétorique vise surtout la puissance du Nord. Le texte fustige une « ingérence étrangère » directe et qualifie sans ambages les actions du président américain Donald Trump de « menace pour le peuple hondurien ».


La cible principale : les déclarations de l’ancien locataire de la Maison-Blanche, qui a appelé publiquement à voter pour le candidat du Parti national, Nasry Asfura, tout en promettant un soutien total et en évoquant une grâce possible pour l’ancien président Juan Orlando Hernández, condamné à 45 ans de prison aux États-Unis pour narcotrafic. Le Congrès hondurien y voit un « acte de pression sans précédent contre la souveraineté nationale ».


Ces accusations interviennent dans un contexte de résultats serrés et non encore officialisés. Selon le Conseil national électoral (CNE), après le dépouillement de 99,4% des bulletins, Nasry Asfura (Parti national) caracole en tête avec 40,52% des voix, devant Salvador Nasralla (Parti libéral, 39,20%). La candidate du parti au pouvoir Liberté et refondation (Libre), Rixi Moncada, qualifiée de « communiste » par Donald Trump, arrive troisième avec 19,29%.


« Le Congrès national n’approuvera pas un processus entaché […] encore moins par des pressions externes ou une violation directe de la liberté des électeurs », tonne la déclaration parlementaire, qui parle sans détour d’un « coup d’État électoral en cours ».


La position du Congrès, dominé par l’opposition, ouvre une phase de confrontation institutionnelle inédite. Elle crée une paralysie politique totale, alors que Donald Trump avait lui-même mis en garde le pays : si les résultats changeaient, le Honduras « paierait cher ». Le spectre de nouvelles sanctions économiques et d’un isolement diplomatique plane désormais sur Tegucigalpa, alors que la légitimité même du prochain président est radicalement contestée au sein des institutions nationales.


La communauté internationale, particulièrement l’OEA et l’ONU, observe cette dégradation avec inquiétude, redoutant une nouvelle crise de gouvernance durable dans un pays clé de l’isthme centraméricain, traditionnellement allié des États-Unis.




Honduras: Parliament Denounces an "Electoral Coup", Accuses Trump, and Rejects Results


The Permanent Commission of the National Congress cites irregularities, criminal pressure, and "unprecedented" American interference, plunging the country into an explosive post-electoral crisis.


Honduras's post-electoral crisis has taken a dramatic institutional and geopolitical turn. The permanent commission of the National Congress, the country's unicameral legislative assembly, announced on Monday that it would not recognize the results of the November 30 presidential election, casting a shadow of legal uncertainty over an already highly contested poll.


In an official statement published on the social network X, lawmakers unveiled a explosive mix of accusations. They denounce a process "tainted by internal pressures from organized criminal structures linked to drug trafficking, such as MS-13, 18th Street Gang and others." But the rhetorical offensive primarily targets the northern power. The text lambasts direct "foreign interference" and bluntly labels the actions of former US President Donald Trump as a "threat to the Honduran people."


The main target: statements from the former White House occupant, who publicly called for votes for the National Party candidate, Nasry Asfura, while promising full support and hinting at a possible pardon for former President Juan Orlando Hernández, sentenced to 45 years in prison in the US for drug trafficking. The Honduran Congress sees this as an "unprecedented act of pressure against national sovereignty."


These accusations come in a context of tight, yet-to-be-certified results. According to the National Electoral Council (CNE), with 99.4% of ballots counted, Nasry Asfura (National Party) is leading with 40.52% of the vote, ahead of Salvador Nasralla (Liberal Party, 39.20%). The candidate of the ruling Liberty and Refoundation party (Libre), Rixi Moncada, labeled a "communist" by Donald Trump, is third with 19.29%.


"The National Congress will not approve a process tainted […] much less by external pressures or a direct violation of voters' freedom," thunders the parliamentary statement, which openly speaks of an "ongoing electoral coup d'état."


The position of the Congress, dominated by the opposition, opens an unprecedented phase of institutional confrontation. It creates total political paralysis, as Donald Trump himself warned the country: if the results changed, Honduras would "pay a big price." The specter of new economic sanctions and diplomatic isolation now looms over Tegucigalpa, while the very legitimacy of the next president is radically contested within national institutions.


The international community, particularly the OAS and the UN, is watching this deterioration with concern, fearing a new prolonged governance crisis in a key Central American country traditionally allied with the United States.


Honduras, élection présidentielle Honduras, résultats élection, crise post-électorale, Congrès national Honduras, coup d'État électoral, ingérence étrangère, Donald Trump, États-Unis, pression internationale, Nasry Asfura, Salvador Nasralla, Rixi Moncada, Parti national, Parti libéral, Liberté et refondation, trafic de drogue, gangs, MS-13, Juan Orlando Hernández, grâce présidentielle, Amérique centrale, politique internationale, légitimité électorale, Conseil national électoral, CNE, Trump Honduras


Ekanga Ekanga Fernand

Publicité

Le calendrier complet de la Can Féminine 2026

Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires