71e Assemblée générale des Nations unies: Paul Biya à New York

71e Assemblée générale des Nations unies: Paul Biya à New York

Le président de la République, arrivé aux Etats-Unis dimanche après-midi en compagnie de la première dame, participe ce matin à la réunion de haut niveau sur les réfugiés et migrants.

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C’est un couple présidentiel aux visages radieux qui foule le sol américain ce dimanche nuageux de septembre à New York, peu avant 16h. Au bas de la passerelle, Henri Etoundi Essomba, ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis d’Amérique, et Michel Tommo Monthe, ambassadeur, représentant permanent du Cameroun auprès des Nations unies. Et comme de tradition, un dispositif protocolaire allégé pour l’accueil des chefs d’Etat venus prendre part aux travaux de la 71e Assemblée générale des Nations unies, a permis à Paul et Chantal Biya de regagner l’hôtel Waldorf Astoria, qui enjambe Lexington Avenue et Park Avenue en plein cœur de Manhattan. C’est là que le chef de l’Etat et son épouse ont pris leurs quartiers autour de 17h, accueillis chaleureusement par une foule de compatriotes qui ont, malgré un renforcement de la sécurité tenu à être là, après s’être pliés aux rigueurs d’usage, surtout au lendemain de l’explosion survenue dans le quartier de Chelsea.




Les choses sérieuses commencent dès ce matin au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU), où se tient une réunion de haut niveau sur la gestion des déplacements massifs des réfugiés et des migrants. Cette rencontre de chefs d’Etat et de gouvernement organisée à l’initiative de l’Assemblée générale des Nations unies, se tient une journée avant l’ouverture du débat général. Elle n’est évidemment pas fortuite. La planète entière vit depuis plusieurs mois une « crise des migrants » sans précédent. En raison notamment de l’insécurité (guerre, terrorisme…), plusieurs points du globe font face à un afflux massif de populations déplacées. C’est notamment le cas du Cameroun. Ici, la guerre contre la secte terroriste Boko Haram et la situation récente d’instabilité en République centrafricaine ont drainé sur le sol camerounais pas moins de 350.000 personnes en provenance de RCA et du Nigeria, auxquelles il faut ajouter environ 100.000 déplacés internes. Et si le Cameroun, terre d’hospitalité jamais prise à défaut, accueille et gère toute cette masse, subvenant notamment aux besoins essentiels des réfugiés, il ne peut seul supporter le poids écrasant de cette population aux attentes nombreuses et diverses. D’après une évaluation de la Coordination du système des Nations unies au Cameroun, les besoins du pays pour une intervention efficace en faveur des réfugiés sont proches des 100 milliards de F, représentant notamment l’accès à l’eau potable, l’assainissement, l’hygiène et la santé des réfugiés.




Ce qui est vrai pour le Cameroun l’est aussi pour beaucoup d’autres pays à l’instar de ceux de l’Union européenne, eux aussi en proie à une forte poussée de demandeurs d’asile. Là-bas, la pauvreté, la guerre en Syrie, les exactions de l’organisation terroriste Etat islamique produisent les mêmes effets sur le Vieux continent. La réunion de ce lundi à New York est présentée  comme une occasion historique pour les Etats-membres de l’Onu de trouver une solution concertée. Mieux, un système préventif efficace pour gérer au mieux les déplacements de populations tels qu’on les vit actuellement.




Dans cette optique, le président de la République, qui prend part aux travaux est bien placé pour jouer un rôle de premier plan. Paul Biya y vient en parfaite connaissance de cause et l’expérience du Cameroun en la matière pourrait servir de cas d’école dans la recherche de cette stratégie planétaire. D’ailleurs, son appel pour une solution globale à la montée du terrorisme reste éloquent d’actualité et de pertinence, le terrorisme étant l’une des grandes causes de déplacements massifs à travers le monde. Le sujet est en tout cas préoccupant au point où il sera à nouveau abordé demain après-midi au cours d’un sommet des chefs d’Etat sur les réfugiés, organisé cette fois par le président américain, Barack Obama.




Le programme de cette semaine de débat général aux Nations unies est plutôt chargé. Outre la question des réfugiés, qui ouvre les discussions, la santé, l’environnement et les Objectifs de développement durable y occupent une place de choix. On parlera notamment de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, des résistances microbiennes et du programme de développement post-2015. L’intervention du président Paul Biya à la tribune de l’Assemblée générale est annoncée pour jeudi matin.



Yves ATANGA








Paul Biya à New York







Le chef de l’Etat, qu’accompagne la première dame Chantal Biya, a quitté Yaoundé vendredi dernier pour  prendre part à la 71e Assemblée générale de l’ONU.



Chaleur et solennité, vendredi dernier, au pavillon présidentiel de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pour le départ du couple présidentiel pour New York pour prendre part aux travaux de la 71e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies. Une ambiance chaleureuse entretenue par les militants de la section RDPC de la Mefou-et-Afamba Sud, les femmes et filles de la Haute-Sanaga, Nkon Koa et les membres de la Jeunesse active pour Chantal Biya (JACHABI). Le président de la République et la première dame le leur ont bien rendu en répondant à leurs ovations à leur descente de voiture un peu avant 13 h. Le côté solennel était incarné par la présence des hautes personnalités venues dire au revoir au chef de l’Etat et à son épouse. A leur tête, le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, le Premier ministre, chef du gouvernement Philemon Yang; le ministre, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh; le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, Martin Belinga Eboutou; le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Hilarion Etong.




Présence également remarquée du secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Jean Nkuete; du directeur adjoint du Cabinet civil, Joseph LE et d’autres personnalités. Une trentaine de minutes après son arrivée, le couple présidentiel prenait la direction du Boeing 767-200 qui allait le conduire vers la cité abritant le siège des Nations unies. Le chef de l’Etat a eu le temps de marquer une halte pour un ultime salut aux autorités militaires de la capitale avant de serrer une fois de plus la main au président du Sénat, au Premier ministre, au ministre, secrétaire général de la présidence de la République et au premier vice-président de l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat répond à une invitation du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.


Jean Francis BELIBI






Accueil chaleureux pour le couple présidentiel aux Etats-Unis



La communauté camerounaise de New York s’est fortement mobilisée dimanche pour Paul et Chantal Biya, malgré une sécurité sur les dents.



Yvette MBASSI-BIKELE, envoyée spéciale à New York



C’est dès 14 heures locales que les ressortissants camerounais installés à New York ont investi la East 53 rd Street sur la Park Avenue, non loin d’un regroupement de la diaspora chinoise venue elle aussi accueillir son président. Tambours battant, faisant vibrer l’air de chants patriotiques, les Camerounais captivent l’attention des passants qui ne manquent pas de faire des photos. On ne voit et n’entend qu’eux, parés aux couleurs du pays ou du parti du flambeau, le RDPC. D’autres en civil, tirés à quatre épingles comme de retour de boulot, ne passent pas non plus inaperçus. Il y a là les membres des sections, sous-sections et comités de base de New York I, du Bronx, de Jersey City, Westchester, New York III, North Eastern, Clay…




Entre les remerciements pour l’organisation des Can 2016 et 2019, la construction des barrages d’envergure dans le pays pour résorber le déficit en électricité, le soutien à la jeunesse camerounaise en général, la lutte contre la secte islamiste Boko Haram et l’appel à se présenter à la prochaine élection présidentielle, les messages sur leurs banderoles et plaques en direction du chef de l’Etat sont clairs. La première dame, Chantal Biya, n’a pas été oubliée. « First Lady Chantal Biya, mother of love, thanks for your caring heart », peut-on lire ici et là. Alors qu’un cortège présidentiel approche aux environs de 16h20, c’est le branle-bas dans les rangs camerounais. On chante et danse plus fort. La fausse alerte, -c’est le président chinois qui vient à passer-, ne décourage pas les troupes.




C’est finalement aux alentours de 17h que le couple présidentiel effectue son entrée au Waldorf Astoria. Les petits Aaron Pouani et Mikhaela Kwele, six ans tous les deux, remettent à Paul et Chantal Biya les traditionnels bouquets de fleurs. Le président de la République et son épouse vont, par la suite, saluer les différents responsables de l’ambassade du Cameroun aux Etats-Unis, de la Mission permanente auprès des Nations unies et des sections, sous-sections RDPC des Etats-Unis, ainsi que les membres de la suite du chef de l’Etat, avant de se retirer dans leurs appartements.




C’est que la journée de ce lundi, comme d’ailleurs le reste de la semaine, s’annonce fort chargée. Au-delà de l’agenda de son illustre époux qu’elle accompagne, la première dame Chantal Biya, en ce qui la concerne, devrait prendre part au programme des conjoints dont est généralement assortie l’Assemblée générale des Nations unies. Celui-ci prévoit des événements culturels, des conférences dont le rendez-vous annuel sur l’autisme, entre autres. Un problème de santé qui touche environ 100 000 enfants au Cameroun et préoccupe de ce fait Mme Chantal Biya. Sa sollicitude et ses appuis en faveur du centre spécialisé Orchidée Home, ainsi qu’à la sensibilisation des populations dans le cadre de la commémoration des journées mondiales sont connus.


Yvette MBASSI-BIKELE

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