Trump affirme des pourparlers secrets avec l’Iran, Téhéran dément et le détroit d’Ormuz reste fermé : le monde suffoque

Trump affirme des pourparlers secrets avec l’Iran, Téhéran dément et le détroit d’Ormuz reste fermé : le monde suffoque

Trump parle de négociations avec l’Iran et de contrôle total du détroit d’Ormuz. Téhéran dément fermement. Menaces militaires, avertissement saoudien et risque de récession britannique : tout ce qu’il faut savoir sur cette crise explosive.

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Trump parle de pourparlers, Téhéran claque la porte : le détroit d’Ormuz au cœur d’une guerre de mots


Le président américain Donald Trump a brandi, sur Truth Social, des déclarations fracassantes. Selon lui, les États-Unis et l’Iran mènent déjà des discussions, même si Téhéran refuse de le reconnaître publiquement. « Ils demandent une rencontre, certains diraient même qu’ils supplient. Les négociations ont commencé… et pourtant ils affirment fièrement qu’il n’y a aucune consultation », a-t-il écrit. Il a ajouté que l’Iran « n’obtiendra jamais l’arme nucléaire » et que le détroit d’Ormuz est « désormais entièrement sous le contrôle de la marine américaine ». Rien n’entre en Iran, a-t-il menacé, tant qu’un accord ou une « capitulation totale » n’aura pas été obtenu.


Face à ces affirmations, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a répondu sans détour : « À l’heure actuelle, nous n’avons aucune négociation avec les États-Unis. » Téhéran discute uniquement avec Oman pour garantir un itinéraire de navigation sûr dans le détroit d’Ormuz. Le Pakistan reste le médiateur principal dans les contacts indirects, avec un soutien ponctuel du Qatar et parfois de la Chine. Baghaei a précisé qu’un éventuel accord avec Oman sur un corridor de navigation serait une condition nécessaire, mais pas suffisante, pour rouvrir le détroit. La fermeture actuelle, a-t-il insisté, est liée aux actions des États-Unis et d’Israël, non à un désaccord avec Mascate.


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a de son côté indiqué que les pourparlers avec Oman étaient « à leur étape finale ». Pourtant, l’agence Fars a fermement démenti toute réouverture imminente du détroit, affirmant qu’il resterait fermé tant que Washington poursuivrait ses « actions hostiles ».


Menaces militaires et avertissement des alliés du Golfe


Le ton monte aussi du côté américain. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré sur X que les forces armées américaines restaient « prêtes à un niveau sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Les armes sont chargées et prêtes à être utilisées ».


Cette posture inquiète les pays du Golfe. Selon Associated Press, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé Donald Trump pour le mettre en garde contre une reprise des hostilités à grande échelle. Une telle escalade, a-t-il souligné, risquerait de déstabiliser les marchés de l’énergie et d’entraîner des frappes de représailles iraniennes. L’Arabie saoudite, les Émirats et le Qatar se disent préparés, mais le Koweït apparaît plus vulnérable. Cette conversation, décrite comme « franche et constructive », aurait influencé la décision de Trump de suspendre une frappe majeure et de relancer des discussions.


Des sources diplomatiques citées par Associated Press indiquent que les éventuelles négociations, si elles ont lieu, porteraient d’abord sur la reprise de la navigation dans le détroit d’Ormuz, la levée du blocus des ports iraniens, la cessation des frappes régionales (y compris celles de groupes pro-iraniens en Irak) et la reprise des exportations pétrolières iraniennes. Un retour aux grandes lignes d’un mémorandum de juin est évoqué.


Le Wall Street Journal rapporte par ailleurs que plusieurs capitales du Golfe expriment en coulisses leur frustration face à ce qu’elles jugent être un manque de clarté stratégique de Washington. Elles réclament davantage d’intercepteurs antimissiles et des garanties de protection plus solides.


Explosion au large d’Oman et risques économiques mondiaux


Pendant ce temps, le Centre de coordination des transports maritimes commerciaux de la marine britannique (UKMTO) a signalé une explosion à proximité d’un pétrolier, à environ 20 kilomètres au nord-est de Khasab, au large d’Oman. Le navire et son équipage sont sains et saufs. Une enquête a été ouverte.


Les conséquences économiques d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz inquiètent déjà. Selon un rapport du cabinet EY cité par The Daily Telegraph, l’économie britannique pourrait entrer en récession si le détroit restait fermé jusqu’au printemps 2027. Le PIB pourrait se contracter de 0,2 % l’année prochaine, avec une inflation susceptible de grimper jusqu’à 6,4 %. Ces projections contrastent avec les prévisions antérieures du gouvernement britannique, qui tablaient encore récemment sur une croissance de 1,1 % en 2026 et 1,6 % en 2027.


Baghaei a également évoqué un incident en mer Caspienne : Téhéran dispose, selon lui, de preuves que la frappe ukrainienne contre un navire iranien était délibérée, et non accidentelle comme l’affirme Kiev. L’Iran promet de faire rendre des comptes.


Une crise sous haute tension


Entre déclarations de Trump, démentis iraniens, menaces militaires et inquiétudes des capitales du Golfe, la situation autour du détroit d’Ormuz reste extrêmement volatile. Les médiateurs régionaux multiplient les contacts, mais aucune ouverture concrète du détroit n’a encore été confirmée. Le monde entier, et particulièrement les économies dépendantes du pétrole, observe avec anxiété les prochains développements.




Trump Claims Secret Talks with Iran, Tehran Denies and Strait of Hormuz Stays Shut: World on Edge


US President Donald Trump has made bold claims on Truth Social, asserting that the United States and Iran are already engaged in talks, even if Tehran refuses to acknowledge them publicly. “They are asking for a meeting, some would even say they are begging. Negotiations have started… and yet they proudly claim there is no consultation,” he wrote. Trump added that Iran “will never obtain a nuclear weapon” and that the Strait of Hormuz is “now fully under the control of the US Navy.” Nothing enters Iran, he warned, until a deal or “total capitulation” is achieved.


Iranian Foreign Ministry spokesman Esmail Baghaei rejected the claims outright: “At present, we have no negotiations with the United States.” Tehran is only talking with Oman about securing a safe navigation route through the Strait of Hormuz. Pakistan remains the main mediator in indirect contacts, with occasional support from Qatar and China. Baghaei stressed that any agreement with Oman on a safe shipping corridor would be necessary but not sufficient to reopen the strait. The current closure, he said, stems from US and Israeli actions, not disagreements with Muscat.


Iranian Foreign Minister Abbas Araghtchi reported that talks with Oman are “in their final stage.” However, the Fars news agency firmly denied any imminent reopening, stating the strait will remain closed as long as the United States continues its “hostile actions.”


US Defense Secretary Pete Hegseth declared on X that American forces remain ready “at a level unprecedented since World War II. The weapons are loaded and ready to be used.”


Gulf allies are uneasy. According to Associated Press, Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman warned Trump against large-scale hostilities, stressing the risk of energy market chaos and Iranian retaliation. Saudi Arabia, the UAE and Qatar say they are prepared, though Kuwait appears more vulnerable. The conversation was described as “frank and constructive” and reportedly influenced Trump’s decision to pause a major strike and pursue talks.


Diplomatic sources cited by AP say any negotiations would focus first on restoring normal navigation in the Strait of Hormuz, lifting the US blockade of Iranian ports, ending regional strikes (including by pro-Iranian groups in Iraq), and resuming unhindered Iranian oil exports. A return to the main points of a June memorandum is being discussed.


The Wall Street Journal reports that several Gulf capitals are privately frustrated by what they see as a lack of clear US strategy toward Iran and are seeking more missile interceptors and stronger security guarantees.


Meanwhile, the UK Maritime Trade Operations centre reported an explosion near a tanker about 20 km northeast of Khasab, Oman. The vessel and crew are safe. An investigation is underway.


Economic risks are mounting. A report by EY cited by The Daily Telegraph warns that a prolonged closure of the Strait of Hormuz until spring 2027 could push the UK into recession, with GDP contracting 0.2% next year and inflation potentially rising to 6.4%.


Baghaei also claimed Iran has evidence that a Ukrainian strike on an Iranian ship in the Caspian Sea was deliberate, not accidental as Kyiv maintains. Tehran vows to hold Ukraine accountable.


With Trump’s claims, Iranian denials, military threats and Gulf concerns colliding, the situation around the Strait of Hormuz remains highly volatile. Regional mediators are intensifying contacts, but no concrete reopening of the strait has been confirmed. The world, especially oil-dependent economies, is watching closely.



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Moussa Nassourou

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