Bab-el-Mandeb au bord du gouffre : 5 millions de barils saoudiens menacés, le pétrole mondial peut exploser
C’est le scénario que redoutent déjà les marchés. Une fermeture éventuelle du détroit de Bab-el-Mandeb, cette étroite porte d’entrée entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, pourrait devenir la plus grave menace pour l’artère principale d’approvisionnement pétrolier du Moyen-Orient vers l’Asie. L’alerte vient directement de l’expert irakien en énergie Ziad al-Hachimi, qui n’y va pas par quatre chemins.
« La perturbation de la navigation dans le détroit de Bab-el-Mandeb frappera en premier lieu l’artère principale des livraisons de pétrole d’Arabie saoudite destinées aux marchés asiatiques », a-t-il déclaré au site d’information Baghdad Today. Et le chiffre donne le vertige : environ cinq millions de barils par jour. Cinq millions. Une rupture de cette ampleur aurait un impact direct et immédiat sur les marchés mondiaux.
Al-Hachimi est clair : l’arrêt de ces livraisons risque de provoquer des turbulences sévères sur le marché pétrolier et une hausse des prix, particulièrement sur le marché au comptant. Pire encore, si les exportations via le détroit d’Ormuz et celui de Bab-el-Mandeb s’arrêtaient en même temps, on entrerait dans la zone des perturbations les plus graves jamais vues pour les approvisionnements pétroliers, surtout vers l’Asie.
La situation sur le terrain n’arrange rien. Depuis début septembre, le conflit au Yémen a brusquement monté d’un cran. Les rebelles houthis d’Ansar Allah ont lancé une offensive musclée dans le sud-ouest du pays. En parallèle, ils multiplient les frappes de missiles et de drones sur les zones côtières de la mer Rouge et autour de Taïz. Leur objectif est limpide : couper les routes vers le port de Mokha et avancer vers les zones stratégiques qui longent le détroit de Bab-el-Mandeb.
En clair, ce n’est plus seulement une guerre yéménite. C’est une menace directe sur l’une des routes pétrolières les plus vitales de la planète. Si Bab-el-Mandeb se ferme, l’Asie sera la première à trinquer, mais le choc se propagera partout. Les prix du baril pourraient s’envoler, les économies déjà fragiles sentiront le coup, et les tensions géopolitiques grimperont d’un cran.
Ziad al-Hachimi a mis le doigt là où ça fait mal. La question n’est plus de savoir si le danger existe. La question, c’est jusqu’où les Houthis sont prêts à aller, et si le monde est prêt à encaisser le choc. Pour l’instant, le détroit tient encore. Mais la pression monte, et le pétrole mondial retient son souffle.
Bab-el-Mandeb on the Brink: 5 Million Saudi Barrels at Risk, Global Oil Could Explode
This is the scenario markets already fear. A possible closure of the Bab-el-Mandeb Strait — the narrow gateway between the Red Sea and the Gulf of Aden — could become the most serious threat to the main oil supply route from the Middle East to Asia. The warning comes straight from Iraqi energy expert Ziad al-Hashimi, who does not mince his words.
“Disruption of navigation in the Bab-el-Mandeb Strait will first strike the main artery of Saudi oil deliveries to Asian markets,” he told the news site Baghdad Today. The figure is staggering: around five million barrels per day. Five million. A disruption of this scale would have a direct and immediate impact on global markets.
Al-Hashimi is clear: a halt in these deliveries could trigger severe turbulence on the oil market and a rise in prices, especially on the spot market. Even worse, if exports through both the Strait of Hormuz and Bab-el-Mandeb stopped at the same time, the world would face the most serious oil supply disruptions ever seen, particularly toward Asian markets.
The situation on the ground is deteriorating fast. Since early September, the conflict in Yemen has sharply escalated. The Houthi rebels of Ansar Allah launched a major offensive in the country’s southwest. At the same time, they have intensified missile and drone strikes on Red Sea coastal areas and around Taiz. Their aim is clear: cut the roads to the port of Mocha and advance toward the strategic zones along the Bab-el-Mandeb Strait.
In short, this is no longer just a Yemeni war. It is a direct threat to one of the planet’s most vital oil routes. If Bab-el-Mandeb closes, Asia will feel the pain first, but the shock will spread everywhere. Oil prices could soar, already fragile economies will feel the blow, and geopolitical tensions will rise another notch.
Ziad al-Hashimi has put his finger on the wound. The question is no longer whether the danger exists. The question is how far the Houthis are prepared to go — and whether the world is ready to absorb the shock. For now, the strait still holds. But the pressure is rising, and the global oil market is holding its breath.
Moussa Nassourou
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