Trump prêt à frapper l’Iran « plus brutalement » : la République islamique compte ses morts mais tient bon
Le bras de fer entre Donald Trump et la République islamique d’Iran entre dans une phase critique. Devant les journalistes à la Maison-Blanche, le président américain a été clair comme du cristal : deux options seulement s’offrent à lui – l’escalade militaire brutale ou un accord que Téhéran n’est pas encore prêt à signer.
« Il y a la solution militaire, où nous poursuivons ce que nous faisons actuellement, et même d’une manière plus brutale, en frappant tout ce qu’ils possèdent. Ou bien il existe une stratégie plus raisonnable : conclure un accord », a déclaré Trump sans détour. Il ajoute que les Iraniens « veulent jouer les durs » mais finiraient par plier. Pourtant, le locataire de la Maison-Blanche n’a pas encore pris de décision définitive sur une intensification des frappes.
Sur le terrain, la réalité est sanglante. Selon Hossein Kermanpour, porte-parole du ministère iranien de la Santé, au moins 55 personnes ont été tuées et 629 blessées entre le 27 juin et le 23 juillet par les frappes américaines. Parmi les morts : six femmes et trois mineurs. Des chiffres qui font froid dans le dos et rappellent que, derrière les discours de puissants, ce sont des civils qui paient le prix fort.
Une escalade qui n’épargne personne. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les États-Unis ont visé le quartier général de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Ziba Kenar, province de Gilan, sans faire de victimes selon les premières informations. Près d’Ahvaz, dans le Khouzistan, quatre morts et cinq blessés ont été signalés dans la nuit du 23 au 24 juillet.
L’Iran réplique sans faiblesse. Des drones ont frappé les bases américaines de Cheikh Issa à Bahreïn et d’Al-Azraq en Jordanie, touchant réservoirs de carburant et entrepôts. Téhéran prévient : tout pays participant ou facilitant l’agression américaine deviendra une « cible légitime ». Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghtchi l’a martelé devant l’Organisation de coopération de Shanghai.
Diplomatie en sourdine, mais pas morte. Un protocole d’accord avait été signé en juin pour stopper les combats, suivi de négociations à Bürgenstock en Suisse sous médiation qatarie et pakistanaise. Mais la trêve a volé en éclats le 8 juillet après une attaque sur un navire dans le détroit d’Ormuz. Bagdad a démenti avoir transmis une proposition de cessez-le-feu rejetée par Téhéran, qualifiant les informations du New York Times d’infondées.
Trump, irrité selon le Wall Street Journal, oscille entre envie de vengeance et espoir d’un deal. Il a annoncé que les dommages aux navires marchands seront indemnisés via des fonds iraniens gelés aux États-Unis. Pendant ce temps, l’Iran tente de récupérer environ 11 milliards de dollars bloqués, notamment en Irak.
Conséquences économiques mondiales. Le prix du Brent a flambé, atteignant près de 96 dollars le baril, entraînant une hausse de près de 7 % du litre d’essence aux Pays-Bas. Goldman Sachs craint même 120 dollars en cas de perturbation prolongée du détroit d’Ormuz. L’Afrique, grande importatrice de carburant, risque de sentir passer la facture.
Au Congrès américain, une résolution non contraignante exigeant la fin des hostilités a été adoptée (214 pour, 208 contre). Mais Trump reste maître à bord. Israël, de son côté, promet une réponse « dévastatrice » en cas d’attaque iranienne.
Ce conflit, qui a déjà coûté des milliards aux États-Unis et la vie à des militaires américains, risque d’engloutir le mandat de Trump si aucune issue n’est trouvée rapidement. Entre force brute et négociations, le Moyen-Orient retient son souffle. Le Cameroun et l’Afrique, spectateurs impuissants d’un bras de fer entre géants, observent avec inquiétude l’envolée des prix qui touche directement le quotidien des ménages.
Trump Ready to Strike Iran “More Brutally”: Tehran Bleeds but Refuses to Yield
In a blunt exchange with journalists at the White House, US President Donald Trump made it crystal clear: America’s exit strategy from the Iran conflict boils down to two paths — brutal military escalation or a deal that the Islamic Republic is not yet ready to accept.
“I think there are several options,” Trump said. “There’s the military solution, where we continue what we’re doing, even more brutally, striking everything they have. Or there’s a more reasonable strategy: reaching an agreement.”
He added that Iran “wants to play tough” but would eventually come to the table. However, no final decision has been made on intensifying strikes.
On the ground, the toll is heavy. Iranian Health Ministry spokesman Hossein Kermanpour reported at least 55 killed and 629 wounded from US strikes between June 27 and July 23, including women and children. Fresh strikes near Ahvaz killed four and wounded five more.
The US hit an IRGC naval headquarters in Gilan province, while Iran retaliated with drone strikes on US bases in Bahrain and Jordan. Tehran warns any nation aiding US aggression will become a legitimate target.
A June ceasefire protocol collapsed in early July after incidents in the Strait of Hormuz. Diplomatic efforts continue amid denials from Baghdad over alleged ceasefire proposals.
Trump has vowed to compensate shipping damages using frozen Iranian funds. Economically, oil prices have surged, pushing up global fuel costs and raising fears of broader impacts.
The US House passed a non-binding resolution calling for an end to hostilities, but Trump remains firmly in control. As the conflict drags on, questions mount over its cost — both human and financial — and its potential to derail US midterm prospects.
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Moussa Nassourou