Cameroun : Issa Tchiroma dénonce la création d’un vice-président et revendique toujours la présidence
La controverse autour de la création imminente d’un poste de vice-président au Cameroun continue de susciter des réactions en chaîne. Cette fois, c’est Issa Tchiroma Bakary qui monte au créneau.
Dans une déclaration adressée à ses « chers compatriotes », l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 qualifie la réforme en cours de « manœuvres inconstitutionnelles » et de « dérive monarchique du pouvoir illégitime ».
« Non aux forfaitures ! Oui à la vérité des urnes ! »
Pour Issa Tchiroma, la nomination d’un vice-président par le chef de l’État constitue une violation des principes démocratiques.
Il appelle à une « mobilisation sans équivoque pour le rétablissement de la volonté populaire exprimée le 12 octobre 2025 », affirmant qu’une large majorité de Camerounais aurait porté ses suffrages sur sa candidature.
« Non aux forfaitures ! Oui à la vérité des urnes ! », martèle-t-il, se présentant une nouvelle fois comme le « président élu de la République du Cameroun ».
Une élection toujours contestée
Le Conseil constitutionnel a proclamé Paul Biya vainqueur de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Mais Issa Tchiroma conteste ce verdict et continue de revendiquer la légitimité du scrutin en sa faveur.
Installé en exil en Gambie, il maintient sa posture politique et inscrit la question du vice-président dans ce qu’il considère comme une continuité de la crise électorale.
Une réforme qui cristallise les tensions
La création du poste de vice-président, nommé et révocable par le président de la République, est défendue par le pouvoir comme un mécanisme de continuité institutionnelle.
Mais pour plusieurs figures de l’opposition, dont Issa Tchiroma, elle s’apparente à une concentration accrue du pouvoir exécutif et à une reconfiguration controversée de la succession présidentielle.
Un débat loin d’être clos
Alors que le pays traverse une séquence politique particulièrement sensible, les positions se radicalisent. Entre légalité institutionnelle proclamée par le pouvoir et contestation persistante de l’opposition, la réforme constitutionnelle agit comme un révélateur des fractures politiques issues du scrutin de 2025.
La bataille des récits est désormais totale.
Cameroon: From Exile, Issa Tchiroma Denounces a “Monarchical Drift” and Claims 2025 Election Victory
The controversy surrounding the imminent creation of a Vice President position in Cameroon continues to intensify.
Issa Tchiroma Bakary, speaking from exile in The Gambia, described the reform as “unconstitutional maneuvers” and a “monarchical drift of illegitimate power.”
“No to Forfeiture! Yes to the Truth of the Ballot Box!”
Tchiroma insists that the will of the people expressed on October 12, 2025, must be restored, claiming that a large majority of voters supported his candidacy.
Although the Constitutional Council declared Paul Biya the winner of the presidential election, Tchiroma continues to present himself as the “elected President of the Republic of Cameroon.”
A Reform Deepening Political Tensions
While authorities defend the Vice Presidency as a mechanism for institutional continuity, opposition figures argue it reinforces executive concentration of power and reshapes presidential succession.
As political tensions remain high, the debate over legitimacy and constitutional reform is far from settled.
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Moussa Nassourou