Le MRC dans le viseur du MINAT : Ndong Nveh dénonce une lettre "attentatoire" à la liberté du parti

Le MRC dans le viseur du MINAT : Ndong Nveh dénonce une lettre

Le MRC accuse le ministère de l'Administration territoriale d'avoir transformé une simple lettre en refus d'autorisation. Découvrez la réponse cinglante du parti de Maurice Kamto.

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Tension entre le MRC et le MINAT : une simple lettre de transmission devenue « requête refusée »


Un nouvel épisode de tension oppose le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) au ministère de l'Administration territoriale (MINAT). Dans un communiqué signé de Roger Justin Noah, secrétaire général adjoint n°1 par intérim, le parti de Maurice Kamto dénonce une correspondance ministérielle qu'il juge « attentatoire » au principe de liberté de fonctionnement des partis politiques.


Un appel téléphonique, puis une convocation


Tout commence le jeudi 27 août 2026, à 11h07. Le secrétaire général adjoint n°1 du MRC reçoit un appel du MINAT, l'invitant à se rendre disponible pour retirer une lettre adressée au parti. Le retrait s'effectue le jour même.


Le contenu de la lettre : un refus motivé par la loi de 1990


Dans ce courrier adressé à Me Ndong Nveh Christopher, secrétaire général du MRC, le ministre de l'Administration territoriale explique ne pas pouvoir réserver une suite favorable à la « requête » du parti. En cause, selon le ministre : le non-respect de l'obligation de déclaration prévue à l'article 3, alinéa 2, de la loi n°90/055 du 19 décembre 1990 régissant les réunions et manifestations publiques.


La réplique du MRC : « Comment une lettre de transmission peut-elle devenir une requête ? »


Le parti n'a pas tardé à répondre. Ce vendredi 28 août 2026, une lettre a été déposée auprès du ministre, dans laquelle le MRC interroge directement la logique administrative appliquée à son dossier. Le parti s'étonne qu'un simple document de transmission ait pu être requalifié en demande d'autorisation soumise à la loi sur les réunions publiques.


Le MRC hausse le ton et invoque la loi sur les partis politiques


Au-delà de la contestation ponctuelle, le communiqué prend une tournure plus large. Le MRC estime que la lettre du MINAT datée du 19 août 2026 porte atteinte à la liberté de fonctionnement des partis politiques, telle que garantie par la loi n°90/056 du 19 décembre 1990. Le parti exhorte le membre du gouvernement à s'en tenir à une stricte application de ce texte.


Cette sortie du MRC intervient dans un contexte où les relations entre l'opposition camerounaise et l'administration territoriale restent régulièrement scrutées, notamment sur les questions de liberté d'organisation et de tenue de réunions publiques.


lettre-mrc-au-minat-28-aout-2026




MRC Accuses Cameroon's Territorial Administration Minister of Undermining Party Freedoms


A fresh dispute has erupted between Cameroon's opposition party, the Movement for the Renaissance of Cameroon (MRC), and the Ministry of Territorial Administration (MINAT). In a statement signed by Roger Justin Noah, acting Deputy Secretary-General No. 1, the party led by Maurice Kamto denounced a ministerial letter it considers a violation of the principle of political parties' freedom to operate.


The saga began on Thursday, August 27, 2026, at 11:07 a.m., when the MRC's deputy secretary-general received a call from MINAT asking him to come collect a letter addressed to the party. The document was retrieved the same day.


In the letter, addressed to MRC Secretary-General Me Ndong Nveh Christopher, the minister stated that despite careful review, he could not grant a favorable response to the party's "request," citing failure to comply with declaration requirements under Article 3, paragraph 2, of Law No. 90/055 of December 19, 1990, governing public meetings and demonstrations.


The MRC swiftly pushed back. On Friday, August 28, 2026, the party filed a response letter with the minister, questioning how a simple document-transmission letter could be reclassified as a formal request subject to public-assembly regulations.


Going further, the MRC declared that the minister's August 19 letter infringes on the constitutionally protected freedom of political parties to organize, as guaranteed under Law No. 90/056 of December 19, 1990, on the regime of political parties. The party called on the government official to strictly apply this law.


The exchange adds to ongoing tensions between Cameroon's opposition and territorial administration authorities over the right to organize public gatherings.


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Ange NGO

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