USA : Trump change son programme pour le 11-Septembre, les grandes entreprises se tournent vers les démocrates

USA : Trump change son programme pour le 11-Septembre, les grandes entreprises se tournent vers les démocrates

Donald Trump ne se rendra pas au mémorial du 11-Septembre à New York. Entre élections de mi-mandat, entreprises, Otan et Venezuela, Washington est en pleine recomposition.

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USA : Trump évite New York pour le 11-Septembre, les entreprises américaines courtisent déjà les démocrates


À l’approche des élections de mi-mandat, Donald Trump et son administration concentrent l’attention sur plusieurs dossiers sensibles : commémoration du 11-Septembre, stratégie militaire en Europe et rapport de force politique à Washington. Dans le même temps, les grandes entreprises américaines cherchent déjà à sécuriser leurs relations avec les démocrates.


La politique américaine se joue désormais sur plusieurs fronts. Alors que Donald Trump prépare la commémoration du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, les grandes entreprises américaines anticipent déjà les élections de mi-mandat de novembre. En parallèle, Washington réévalue sa présence militaire en Europe, tandis qu’un dossier pétrolier pourrait également modifier les équilibres au sein de l’Opep.


Trump ne prendra pas la parole au mémorial du 11-Septembre à New York


Donald Trump ne devrait pas se rendre au Mémorial national du World Trade Center à New York pour la commémoration du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, selon des informations rapportées par le New York Times citant des sources.


Le président américain prononcera plutôt un discours au Pentagone, en Virginie, autre lieu directement frappé par les attaques terroristes de 2001.


Le choix serait notamment lié aux règles qui encadrent les cérémonies au mémorial new-yorkais. Depuis 2012, les responsables politiques ne sont pas autorisés à y prendre la parole. L’équipe de Donald Trump aurait pourtant fait savoir que le président souhaitait s’exprimer sur le site.


À New York, la Maison-Blanche devrait donc être représentée par le vice-président James David Vance.


Une autre explication est évoquée pour justifier le changement de programme. Le lendemain de la cérémonie, Donald Trump doit se rendre en Irlande pour un tournoi de golf sur son terrain. Un départ depuis Washington présenterait ainsi un avantage logistique pour son déplacement.


Une commémoration chargée d'histoire


Le 11 septembre 2001, 19 terroristes d'Al-Qaïda ont détourné quatre avions de ligne. Deux appareils ont été précipités contre les tours du World Trade Center à New York, un autre contre le Pentagone et le quatrième s'est écrasé près de Shanksville, en Pennsylvanie.


Les deux tours du World Trade Center se sont effondrées. Le bilan des attentats s'élève à 2.977 morts.


Les grandes entreprises américaines se rapprochent des démocrates


Autre front de tension à Washington : les entreprises américaines proches de Donald Trump commencent à préparer l’éventualité d’un changement de rapport de force au Congrès.


Selon le Wall Street Journal, plusieurs sociétés étroitement liées au président américain cherchent à améliorer leurs relations avec le Parti démocrate, à l’approche des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre.


L’enjeu est majeur. Ces entreprises redoutent qu'une perte de la majorité républicaine à la Chambre des représentants ne débouche sur des enquêtes parlementaires ou des poursuites judiciaires.


Le cas de Meta est notamment cité. Le groupe technologique aurait augmenté ses dons aux démocrates après avoir contribué à hauteur de plusieurs millions de dollars à des initiatives de la Maison-Blanche, notamment au projet de construction d'une salle de bal.


D'autres entreprises ajustent également leur stratégie. Paramount Skydance et la plateforme de prédictions Kalshi recrutent d'anciens collaborateurs de responsables démocrates. Palantir envisage de son côté la possibilité que ses représentants soient convoqués à des auditions parlementaires.


Chez OpenAI, son dirigeant Sam Altman a participé à des dîners organisés à Washington cet été avec des parlementaires démocrates, dans le but d'améliorer les relations avec ce camp politique.


Mais les entreprises américaines avancent avec prudence : elles savent que Donald Trump restera à la Maison-Blanche pendant encore plus de deux ans. Certaines craignent donc de s’afficher trop ouvertement avec les démocrates, tandis que d’autres cherchent surtout à sécuriser des accords avant les élections.


Fin juillet, le Wall Street Journal avait rapporté que Donald Trump avait obtenu plus de 800 millions de dollars de dons auprès des grandes entreprises américaines pour ses projets, notamment celui d’une salle de bal à la Maison-Blanche.


Washington revoit sa présence militaire en Europe


La stratégie américaine vis-à-vis de l'Europe fait également l'objet d'une profonde réévaluation.


Selon Politico, la révision de la présence militaire américaine sur le continent pousse déjà certains pays de l'Otan à entrer dans une véritable compétition pour conserver ou accueillir des bases militaires américaines permanentes.


Le processus intervient alors que Washington cherche à redéfinir le rôle de ses forces en Europe et à obtenir davantage d'engagement de la part de ses alliés.


Les pays membres de l'Otan ont notamment reçu début août un questionnaire américain portant sur leurs dépenses militaires, leur position vis-à-vis de la politique étrangère des États-Unis et plusieurs autres aspects de leur coopération avec Washington.


Un diplomate de l'Otan cité par Politico a décrit cet exercice comme une expérience particulièrement difficile, comparant les exigences américaines à une demande d'allégeance envers un suzerain.


Au cœur des discussions figure également la volonté américaine de disposer de davantage de liberté pour utiliser les bases militaires européennes et leur espace aérien.


Cette question a pris une nouvelle dimension après le refus de plusieurs pays, dont l'Espagne, d'autoriser l'utilisation de bases américaines situées sur leur territoire pour des frappes contre l'Iran.


Le Pentagone prépare quatre scénarios pour les forces américaines


Le Pentagone doit présenter, le 6 novembre, une note d'analyse au secrétaire à la Défense Pete Hegseth sur l'avenir du déploiement militaire américain en Europe.


Le document devrait proposer quatre options allant du maintien de la situation actuelle à une évolution beaucoup plus importante du dispositif américain.


L'objectif affiché est d'examiner les avantages et les inconvénients de chaque scénario, avec une perspective de soutien américain plus limité et un rôle accru pour les alliés européens.


Washington veut notamment mesurer la capacité des Européens à fournir aux forces américaines un accès à leurs bases militaires et à leur espace aérien, mais aussi leurs capacités en cybersécurité, renseignement et spatial.


Le respect des engagements en matière de dépenses militaires doit également peser dans l'évaluation.


Elbridge Colby a toutefois insisté sur le fait que l'Europe demeure une zone d'intérêt militaire crucial pour les États-Unis, même si Washington souhaite porter davantage son attention vers l'hémisphère occidental.


Le responsable américain estime par ailleurs que les Européens doivent prendre davantage en charge leur propre défense non nucléaire. Il a salué l'augmentation des dépenses militaires des membres européens de l'Otan, qu'il a présentée comme un mérite partagé de Donald Trump et du secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte.


Le Venezuela envisage-t-il de quitter l'Opep ?


Sur le front énergétique, une autre information pourrait avoir des conséquences internationales.


Le Venezuela étudierait sérieusement la possibilité de quitter l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon Bloomberg, qui cite des sources.


Caracas aurait évoqué cette possibilité avec des responsables américains, mais aucune décision définitive n'aurait encore été prise.


Une éventuelle sortie du Venezuela pourrait ouvrir davantage le marché vénézuélien aux compagnies pétrolières internationales, notamment américaines.


Le scénario avait déjà été évoqué par le quotidien canadien Globe and Mail, qui estimait que Caracas pourrait être poussé par Donald Trump à quitter l'organisation, à l'image des Émirats arabes unis.


Créée en 1960, l'Opep vise notamment à coordonner les politiques de production de ses membres, assurer la stabilité des marchés pétroliers et contribuer à un approvisionnement régulier en pétrole. Le Venezuela figurait parmi les pays à l'origine de sa création, aux côtés notamment de l'Irak, de l'Iran, de l'Arabie saoudite et du Koweït.


Une Amérique en pleine recomposition


De la commémoration du 11-Septembre aux élections de mi-mandat, en passant par le dispositif militaire en Europe et les équilibres pétroliers, plusieurs dossiers montrent que la présidence Trump reste au cœur de profondes recompositions.


À Washington, les entreprises anticipent déjà les rapports de force électoraux. En Europe, les alliés américains cherchent à comprendre les contours du futur dispositif militaire américain. Et sur le marché pétrolier, une éventuelle sortie du Venezuela de l'Opep pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre Caracas et Washington.


À quelques mois des élections de mi-mandat, la bataille politique américaine dépasse donc largement les frontières des États-Unis.




USA: Trump to Skip New York 9/11 Memorial as American Companies Court Democrats Ahead of Midterms


Donald Trump will skip New York's 9/11 memorial. U.S. companies court Democrats as Washington reassesses NATO, Europe and Venezuela's OPEC future.


President Donald Trump will not travel to New York for the 25th anniversary of the September 11 attacks, while major U.S. companies are already preparing for a possible shift in power in Congress. At the same time, Washington is reviewing its military presence in Europe and closely watching developments involving Venezuela and OPEC.


Donald Trump is expected to mark the 25th anniversary of the September 11, 2001 attacks at the Pentagon rather than at the National September 11 Memorial in New York, according to information reported by The New York Times, citing sources.


Trump's team had reportedly indicated that the president wanted to speak at the New York memorial. However, rules in force since 2012 prohibit political officials from speaking at the site.


The president will instead deliver his remarks at the Pentagon in Arlington, Virginia, another location targeted during the September 11 attacks. Vice President James David Vance will represent the White House in New York.


Another possible factor is Trump's travel schedule. The day after the ceremony, he is expected to travel to Ireland for a golf tournament at his course, making departure from Washington more convenient from a logistical standpoint.


A historic anniversary


On September 11, 2001, 19 Al-Qaeda terrorists hijacked four commercial aircraft. Two were flown into the World Trade Center towers in New York, one struck the Pentagon and the fourth crashed near Shanksville, Pennsylvania.


The World Trade Center towers collapsed, killing 2,977 people in the attacks.


Major U.S. companies prepare for a possible Democratic comeback


At the same time, several major American companies closely associated with Donald Trump are reportedly trying to strengthen their ties with Democrats ahead of the November midterm elections.


According to The Wall Street Journal, major technology companies that made significant contributions to Trump's projects fear that they could face congressional investigations and legal action if Republicans lose their majority in the House of Representatives.


Meta is cited as one example, with the company reportedly increasing its financial support for Democrats after contributing millions of dollars to White House initiatives, including the construction of a ballroom.


Paramount Skydance and prediction platform Kalshi have recruited former Democratic congressional staffers. Palantir is considering the possibility of congressional hearings, while OpenAI chief executive Sam Altman has taken part in Washington dinners with Democratic lawmakers in an effort to improve relations.


Yet companies remain cautious. Trump is expected to remain in office for more than two years, and businesses do not want to move too openly toward Democrats while his administration remains in power.


The Wall Street Journal previously reported that Trump had secured more than $800 million in donations from major American companies for projects he supports, including a White House ballroom.


Washington reassesses its military presence in Europe


The United States is also reviewing its military footprint across Europe.


According to Politico, NATO countries are already competing to persuade Washington to keep or establish permanent U.S. military bases on their territory.


The process follows a detailed questionnaire sent by Washington to NATO members in early August, covering national defense spending, foreign policy and relations with the United States.


The U.S. review also focuses on securing greater freedom for American forces to use European bases and airspace. The issue gained importance after several NATO countries, including Spain, refused to allow the United States to launch strikes against Iran from bases on their territory.


The Pentagon is expected to prepare an analysis for Defense Secretary Pete Hegseth by November 6, outlining four possible deployment scenarios for U.S. forces in Europe.


Washington wants European allies to provide information about access to military bases and airspace, as well as their capabilities in cybersecurity, intelligence and space. Military spending commitments will also be assessed.


Despite the reassessment, Pentagon official Elbridge Colby said Europe remains a crucial area of U.S. military interest, even as Washington shifts greater attention toward the Western Hemisphere.


He also argued that European countries should take greater responsibility for their own non-nuclear defense and praised rising military spending among NATO members.


Venezuela weighs possible OPEC exit


Meanwhile, Venezuela is reportedly seriously considering leaving the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC), according to Bloomberg sources.


Caracas has allegedly discussed the issue with U.S. officials, although no final decision has been made.


A Venezuelan withdrawal could create opportunities for greater involvement by international oil companies, including U.S. firms.


The possibility had previously been raised by Canada's Globe and Mail, which suggested Venezuela could be pressured by Trump to leave OPEC.


Founded in 1960, OPEC coordinates oil production policies among its members and seeks to support stable oil markets and reliable supplies. Venezuela was one of the organization's founding members, alongside Iraq, Iran, Saudi Arabia and Kuwait.


Washington faces several major tests


The 9/11 anniversary, the November midterm elections, the future of U.S. forces in Europe and the potential reshaping of Venezuela's relationship with OPEC all point to a period of significant political and strategic change.


With the midterms approaching, the Trump administration is facing challenges that extend far beyond domestic politics, with consequences for U.S. relations with its allies, major corporations and global energy markets.


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Ange NGO

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