Ceuta : la police espagnole démantèle le camp de 4 000 migrants sur la plage d’El Trampolin – évacuation musclée et risque sanitaire explosif

Ceuta : la police espagnole démantèle le camp de 4 000 migrants sur la plage d’El Trampolin – évacuation musclée et risque sanitaire explosif

Ceuta sous tension : 4 000 clandestins évacués de la plage d’El Trampolin. Policiers, Garde civile et armée mobilisés. Gale, tuberculose, gastro… les médecins tirent la sonnette d’alarme. Tout ce qu’il faut savoir.

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Ceuta, jeudi matin. Alors que le soleil se lève à peine sur la Méditerranée, une trentaine de véhicules de police et de la Garde civile ont bouclé un périmètre de 500 mètres autour de la plage d’El Trampolin. Objectif : évacuer environ 4 000 migrants qui avaient transformé ce bout de côte en campement de fortune depuis la percée massive de fin juillet.


Selon le journal espagnol El Mundo, l’opération a démarré dès les premières heures. Les forces de l’ordre ont encerclé le site, empêchant toute sortie non contrôlée. Le ministère de l’Intérieur prévoit de transférer ces personnes vers de nouveaux centres d’hébergement temporaires aménagés dans la ville autonome. Là, leurs demandes d’asile seront examinées… et, dans la plupart des cas, des procédures de renvoi vers le Maroc seront lancées. La décision de démanteler le camp avait été prise la veille au soir par la police et les autorités locales.


On se souvient encore de la vague de fin juillet : des dizaines de milliers de personnes ont réussi à entrer à Ceuta à la nage ou à pied, en contournant le brise-lames qui sépare l’enclave espagnole du Maroc. Face à l’afflux, Madrid a déployé l’armée pour sécuriser la zone. Aujourd’hui, la grande majorité serait déjà retournée au Maroc. Mais selon les autorités espagnoles, environ 5 000 migrants se trouvent encore sur le territoire de Ceuta.


Derrière les images d’évacuation se cache une autre réalité, plus inquiétante. Les médecins de Ceuta ont tiré la sonnette d’alarme depuis plusieurs jours : risque de propagation d’infections et d’épidémie. Le quotidien ABC rapporte un personnel médical à bout de forces, confronté à un manque criant de ressources. Bilan provisoire : au moins 200 cas de gastro-entérite, 20 de gale, 21 d’impétigo et 4 de tuberculose. Un foyer distinct de 30 militaires a également été touché par la gale.


Cette situation rappelle, une fois de plus, la pression migratoire qui pèse sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, portes d’entrée européennes depuis le continent africain. Les autorités espagnoles insistent sur le respect des procédures légales tout en essayant de contenir une crise humanitaire et sanitaire qui menace de s’aggraver.


L’évacuation d’El Trampolin marque un tournant. Mais avec encore des milliers de personnes présentes dans la ville, la tension reste palpable. Ceuta, petit territoire de 18 km², continue de porter le poids d’une crise bien plus grande qu’elle.




Ceuta: Spanish Police Clear Beach Camp of 4,000 Migrants at El Trampolin Amid Health Crisis


Ceuta, Thursday morning. As the sun rose over the Mediterranean, around thirty police and Civil Guard vehicles sealed off a 500-metre perimeter around El Trampolin beach. Their mission: evacuate approximately 4,000 migrants who had turned the shoreline into a makeshift camp since the mass border breach at the end of July.


According to the Spanish newspaper El Mundo, the operation began in the early hours. Officers surrounded the site, preventing uncontrolled exits. Spain’s Interior Ministry plans to transfer the migrants to newly prepared temporary accommodation centres in the autonomous city. There, asylum claims will be examined and, in most cases, return procedures to Morocco will be initiated. The decision to dismantle the camp was taken the previous evening by police and local authorities.


The end-of-July surge is still fresh in memory: tens of thousands of people managed to reach Ceuta by swimming or walking around the breakwater that separates the Spanish enclave from Morocco. In response, Madrid deployed the army to help secure the area. Most of those who entered have since returned to Morocco. Yet Spanish authorities estimate that around 5,000 migrants remain in the city.


Beyond the images of the eviction lies a growing health concern. Doctors in Ceuta have been warning of the risk of infectious disease outbreaks. The daily ABC reports that medical staff are exhausted and short of resources. Provisional figures include at least 200 cases of gastroenteritis, 20 of scabies, 21 of impetigo and 4 of tuberculosis. A separate cluster of 30 soldiers has also been infected with scabies.


This episode once again highlights the intense migratory pressure on Spain’s North African enclaves of Ceuta and Melilla, long-standing entry points to Europe from the African continent. Spanish authorities stress that legal procedures are being followed while trying to contain both a humanitarian and sanitary crisis.


The clearance of El Trampolin marks a significant step. With thousands still present in the city, however, tensions remain high. Ceuta, a territory of just 18 square kilometres, continues to bear the weight of a much larger crisis.


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Ekanga Ekanga Fernand

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