50 MILLIONS DE DOLLARS : La rançon qui a payé l'offensive jihadiste au Mali

50 MILLIONS DE DOLLARS : La rançon qui a payé l'offensive jihadiste au Mali

Révélation choc de l'ONU : une rançon de 50 millions de dollars versée aux djihadistes du JNIM a financé leur offensive au Mali. Les Émirats Arabes Unis pointés du doigt. Décryptage.

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50 millions de dollars : La rançon qui a financé l'offensive djihadiste au Mali 


Un rapport de l'ONU révèle comment une rançon record a gonflé les caisses du JNIM et alimenté l'insurrection sahélienne


Mali - Selon un rapport d'experts des Nations unies publié cette semaine, une rançon d'environ 50 millions de dollars, versée en 2025 pour la libération d'un otage au Mali, a massivement financé l'offensive des djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) dans la région du Sahel. 


Cette somme, qualifiée d'exceptionnelle par les experts en sécurité, dépasse largement les rançons habituelles versées pour des otages étrangers, qui oscillent généralement entre 4 et 6 millions de dollars.


 Selon le rapport onusien, la majeure partie de cette manne financière a été redistribuée entre les katibas (bataillons) du JNIM opérant au Mali, au Burkina Faso et au Niger, jouant un "rôle clé" dans le financement de leur offensive à travers le Mali.


50 MILLIONS POUR UN OTAGE ROYAL ?


Le rapport de l'ONU ne précise ni l'identité de l'otage ni celle du payeur. Cependant, selon Africanews et Reuters, qui citent trois sources régionales, ce sont les Émirats arabes unis qui auraient versé cette rançon colossale.  Les sources affirment qu'un ressortissant émirati, ainsi que deux autres otages de nationalités pakistanaise et iranienne, ont été libérés à l'issue de cette transaction. 


Des informations non confirmées évoquaient déjà, en septembre 2025, l'enlèvement d'un membre de la famille royale du Golfe, et les conditions de sa libération incluraient, outre le versement d'une rançon de 50 millions de dollars, la remise d'armes et la libération de prisonniers. 


LES ÉMIRATS DANS LE COLLIMATEUR


Interrogées sur les circonstances de cette libération, les autorités émiraties ont opposé une fin de non-recevoir. Sans commenter les détails de l'affaire, un responsable a rappelé l'engagement indéfectible du pays contre l'extrémisme, affirmant que les Émirats "continuent de renforcer leurs efforts de lutte contre le terrorisme". 


UNE BOMBE FINANCIÈRE POUR AL-QAÏDA


L'impact de ce paiement est sans précédent. Le JNIM, qui compte entre 7 000 et 8 000 combattants au Sahel, dont la moitié basée au Mali, a vu ses capacités opérationnelles décuplées.  Selon le rapport onusien, les fonds ont permis de financer l'achat d'armes, la logistique et les salaires des combattants, alimentant directement l'insurrection qui secoue la région.  Une partie de la somme a même été transférée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), puis reversée à la direction centrale d'Al-Qaïda, probablement basée en Iran ou en Afghanistan, et à sa branche au Yémen. 


AU CŒUR DE LA CRISE SAHÉLIENNE


Ce scandale de la rançon intervient dans un contexte sécuritaire désastreux pour les pays du Sahel. En avril 2026, les combattants du JNIM, alliés à des rebelles séparatistes, ont lancé une offensive massive, attaquant la capitale Bamako et plusieurs villes, et tuant le ministre de la Défense malien. 


Les enlèvements, souligne l'ONU, sont devenus une arme stratégique pour le JNIM, servant à la fois de source de financement et de moyen de saper la confiance des populations envers un État incapable d'assurer leur sécurité.  Ce paiement record démontre avec une clarté glaçante comment une rançon peut non seulement financer une guerre, mais aussi redessiner l'équilibre des pouvoirs au sein du réseau terroriste mondial.




$50 MILLION RANSOM: THE PAYMENT THAT FUELED JIHADIST OFFENSIVE IN MALI


### UN report reveals how record ransom swelled JNIM's coffers and fueled the Sahel insurgency


Mali - According to a UN experts' report published this week, a ransom of approximately $50 million paid in 2025 for the release of a hostage in Mali massively financed the offensive of the jihadist Group for Support of Islam and Muslims (JNIM) across the Sahel region.


This sum, described as exceptional by security experts, far exceeds usual ransoms paid for foreign hostages, which generally range between $4 and $6 million.  According to the UN report, the vast majority of this financial windfall was redistributed among JNIM katibas (battalions) operating in Mali, Burkina Faso, and Niger, playing a "key role" in financing their offensive across Mali. 


$50 MILLION FOR A ROYAL HOSTAGE?


The UN report does not specify the identity of the hostage or the payer. However, according to Africanews and Reuters, citing three regional sources, it was the United Arab Emirates that paid this colossal ransom.  Sources say an Emirati national, along with two other hostages of Pakistani and Iranian nationality, were released following this transaction. 


Unconfirmed information had already mentioned, in September 2025, the kidnapping of a member of a Gulf royal family, with release conditions including, in addition to the $50 million ransom payment, the handover of weapons and the release of prisoners. 


UAE UNDER SCRUTINY


Questioned about the circumstances of this release, Emirati authorities refused to comment. Without addressing the specifics of the case, an official reaffirmed the country's unwavering commitment against extremism, stating that the UAE "continues to strengthen its counter-terrorism efforts." 


A FINANCIAL BOMBSHELL FOR AL-QAEDA


The impact of this payment is unprecedented. JNIM, which has between 7,000 and 8,000 fighters in the Sahel, half based in Mali, has seen its operational capabilities multiplied.  According to the UN report, the funds were used to finance weapons purchases, logistics, and fighter salaries, directly fueling the insurgency shaking the region.  Part of the sum was even transferred to Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), then redistributed to Al-Qaeda's core leadership, likely based in Iran or Afghanistan, and to its Yemen branch. 


AT THE HEART OF THE SAHEL CRISIS


This ransom scandal comes amid a disastrous security context for Sahel countries. In April 2026, JNIM fighters, allied with separatist rebels, launched a massive offensive, attacking the capital Bamako and several towns, killing the Malian Defense Minister. 


Kidnappings, the UN stresses, have become a strategic weapon for JNIM, serving both as a funding source and a means to undermine public confidence in a state incapable of ensuring their security.  This record payment demonstrates with chilling clarity how a ransom can not only finance a war but also reshape the balance of power within the global terrorist network.


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Moussa Nassourou

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