Zambie aux urnes : Hichilema face à Mundubile, le cuivre et le coût de la vie décident du sort de 8,7 millions d’électeurs

Zambie aux urnes : Hichilema face à Mundubile, le cuivre et le coût de la vie décident du sort de 8,7 millions d’électeurs

Ce 13 août, les Zambiens votent pour le président, le Parlement et les collectivités. Hichilema, favori à 60 %, défend son bilan économique face à Mundubile et une opposition unie. Enjeux : dette, cuivre, pauvreté. Suivez le scrutin africain.

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Zambie aux urnes ce 13 août : Hichilema défend son bilan, Mundubile misera sur la colère du quotidien


Lusaka, 13 août 2026 – Aujourd’hui, plus de 8,7 millions de Zambiens sont appelés aux urnes pour des élections générales décisives : présidentielle, législatives et locales. Dans ce pays d’Afrique australe riche en cuivre mais encore marqué par une pauvreté endémique, le scrutin met face à face le président sortant Hakainde Hichilema et l’avocat Brian Mundubile, figure de l’opposition unie.


Quatorze candidats se disputent la magistrature suprême. Mais le vrai duel se joue entre deux hommes. D’un côté, Hakainde Hichilema, 64 ans, candidat de l’United Party for National Development (UPND) et soutenu par une large alliance incluant le Parti de l’unité nationale et du progrès (PNUP), le Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD), le Parti républicain et le Parti national de restauration (Narep). De l’autre, Brian Mundubile, 55 ans, avocat et ancien proche du défunt président Edgar Lungu, porté par l’Alliance Tonse sous la bannière du National Reconciliation Party for Unity and Prosperity (NRPUP).


Un récent sondage crédite le chef de l’État sortant de près de 60 % des intentions de vote. Les douze autres candidats font figure d’outsiders. Si aucun n’obtient la majorité absolue (50 % + une voix), un second tour sera organisé. Le mandat présidentiel reste de cinq ans.


L’Assemblée nationale, parlement monocaméral, a vu son format profondément modifié par une révision constitutionnelle de décembre 2025. Elle compte désormais environ 277 à 280 sièges : 226 députés élus au scrutin uninominal majoritaire, 40 sièges attribués à la proportionnelle (avec des quotas pour les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap) et jusqu’à 11 membres nommés par le président.


L’économie au cœur du scrutin


C’est bien le portefeuille des Zambiens qui pèse le plus lourd dans les urnes. En 2021, Hakainde Hichilema avait enfin décroché la présidence à sa sixième tentative, porté par la colère face à une économie à genoux et au défaut de paiement de la dette souveraine déclaré en 2020. Depuis, il a mené à bien une restructuration de la dette, stabilisé la monnaie et misé sur le redémarrage de la production minière. La Zambie reste le deuxième producteur de cuivre d’Afrique, avec d’importantes réserves de cobalt, de nickel et de manganèse.


Hichilema compte surtout sur le soutien des zones rurales, où vit la majorité de la population. Son message est clair : la reprise est engagée, il faut poursuivre le travail.


L’opposition, derrière Brian Mundubile, frappe là où ça fait mal. Elle dénonce un coût de la vie qui reste écrasant pour l’homme de la rue et accuse le gouvernement de privilégier les grands équilibres macroéconomiques au détriment du quotidien des familles. Les chiffres de la Banque mondiale sont implacables : plus de 70 % des 22 millions d’habitants vivent avec moins de trois dollars par jour.


Dans les rues de Lusaka comme dans les villages du Copperbelt ou du Nord, le débat est le même : les indicateurs s’améliorent sur le papier, mais le prix du pain, du carburant et de l’électricité continue de grimper. C’est sur ce décalage que l’Alliance Tonse tente de capitaliser.


La Zambie, longtemps citée comme un modèle de stabilité démocratique en Afrique australe, se retrouve aujourd’hui à un carrefour. Hichilema promet de consolider les acquis et de relancer la production. Mundubile promet de remettre le citoyen au centre. Les électeurs tranchent ce 13 août.


Les bureaux de vote ont ouvert à 6 h et fermeront à 18 h. Les résultats de la présidentielle sont attendus dans les jours qui suivent. L’Afrique, et au-delà, regarde.




Zambia Goes to the Polls on 13 August: Hichilema Defends His Record as Mundubile Banks on Daily Cost-of-Living Anger


Lusaka, 13 August 2026 – More than 8.7 million Zambians are heading to the polls today for decisive general elections covering the presidency, parliament and local government. In this copper-rich southern African nation still scarred by widespread poverty, the contest pits incumbent President Hakainde Hichilema against lawyer Brian Mundubile, the face of a united opposition.


Fourteen candidates are in the presidential race. Yet the real battle is between two men. On one side stands Hakainde Hichilema, 64, running on the United Party for National Development (UPND) ticket with the backing of a broad alliance that includes the Party of National Unity and Progress (PNUP), the Movement for Multi-Party Democracy (MMD), the Republican Party and the National Restoration Party (Narep). On the other is Brian Mundubile, 55, a lawyer and former ally of the late President Edgar Lungu, leading the Tonse Alliance under the National Reconciliation Party for Unity and Prosperity (NRPUP) banner.


A recent poll puts the incumbent at around 60 % of voting intentions among registered voters. The other twelve candidates trail far behind. If no candidate secures an absolute majority (50 % + one vote), a second round will be held. The presidential term remains five years.


Zambia’s unicameral National Assembly has been reshaped by a constitutional revision passed in December 2025. It now comprises roughly 277–280 seats: 226 members elected by first-past-the-post in single-member constituencies, 40 seats allocated by proportional representation (with reserved places for women, youth and persons with disabilities), and up to 11 members appointed by the president.


The economy dominates the campaign


Voters’ wallets are the central issue. In 2021 Hichilema finally won the presidency on his sixth attempt, riding a wave of discontent over economic hardship and the 2020 sovereign debt default. Since then he has delivered a debt restructuring, stabilised the currency and focused on restarting mining production. Zambia remains Africa’s second-largest copper producer and holds significant reserves of cobalt, nickel and manganese.


Hichilema is relying heavily on rural support, where the majority of the population lives. His message is straightforward: recovery is under way and the work must continue.


The opposition, led by Brian Mundubile, hits where it hurts. It condemns the persistent high cost of living and accuses the government of prioritising macroeconomic reforms over ordinary people’s daily needs. World Bank data remain stark: more than 70 % of Zambia’s 22 million people live on less than three dollars a day.


From the streets of Lusaka to villages in the Copperbelt and the north, the conversation is the same: indicators look better on paper, yet the prices of bread, fuel and electricity keep rising. That gap is exactly what the Tonse Alliance hopes to exploit.


Long regarded as a model of democratic stability in southern Africa, Zambia stands at a crossroads. Hichilema promises to consolidate gains and boost production. Mundubile promises to put citizens first. Voters decide today, 13 August.


Polling stations opened at 6 a.m. and close at 6 p.m. Presidential results are expected within days. Africa – and the wider world – is watching.


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Mouahna Divine

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