États-Unis : Trump renforce son camp, le Pentagone sanctionne un ex-responsable et Washington durcit le ton

États-Unis : Trump renforce son camp, le Pentagone sanctionne un ex-responsable et Washington durcit le ton

Todd Blanche confirmé procureur général, sanctions contre Frank Kendall, tensions avec Cuba et Venezuela : les dernières décisions de Trump font bouger Washington.

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États-Unis : Trump frappe fort sur tous les fronts, voici les décisions qui secouent Washington


De la confirmation de Todd Blanche au sommet du ministère de la Justice aux sanctions contre un ancien haut responsable militaire, l’administration Donald Trump multiplie les décisions fortes. Cuba, le Venezuela et le Kenya sont également au cœur des dernières tensions impliquant Washington.


L’administration américaine de Donald Trump continue d’imprimer sa marque sur la politique des États-Unis. En quelques jours, plusieurs dossiers sensibles ont placé Washington au centre de l’actualité internationale : nomination du procureur général, sécurité autour du futur avion présidentiel, pression sur un homme d’affaires lié au Venezuela, stratégie américaine à l’égard de Cuba et coopération sanitaire avec le Kenya.


Todd Blanche confirmé procureur général des États-Unis


Le Sénat américain a finalement validé la nomination de Todd Blanche au poste de procureur général des États-Unis, selon l’agence Associated Press (AP).


Ancien avocat de Donald Trump et considéré comme l’un de ses proches alliés, Blanche assurait depuis avril l’intérim à la tête du ministère de la Justice. Donald Trump avait décidé en juin de proposer officiellement sa nomination.


La confirmation n’a toutefois pas été une formalité. Certains élus républicains s’étaient montrés réticents face à sa candidature. Samedi matin, le Sénat a finalement approuvé sa nomination par 50 voix contre 49.


Le principal point de friction concernait notamment un projet du département de la Justice visant à créer un fonds de 1,8 milliard de dollars destiné à indemniser des personnes affirmant avoir subi des abus de la part des autorités américaines sous l’administration de Joe Biden.


Le dossier était particulièrement sensible puisque les bénéficiaires potentiels auraient notamment inclus des participants à l’assaut du Capitole. Des sénateurs républicains avaient donc exigé que Todd Blanche renonce publiquement à la création de ce fonds.


Il l’a fait, ouvrant ainsi la voie à sa confirmation.


Le Pentagone retire l’accès aux informations classifiées à Frank Kendall


Autre dossier explosif : le Pentagone a décidé de retirer à Frank Kendall, ancien secrétaire de l’US Air Force sous Joe Biden, son accès aux informations classifiées ainsi que la possibilité d’occuper tout poste sensible.


La décision fait suite à une fuite présumée dans les médias concernant les caractéristiques du nouvel avion présidentiel offert à Donald Trump par la famille royale du Qatar.


« Le Pentagone retire immédiatement à l'ancien secrétaire de l'US Air Force Frank Kendall son accès aux informations classifiées et la possibilité d'occuper tout poste sensible », a déclaré sur X Sean Parnell, porte-parole adjoint du Pentagone.


Frank Kendall avait dirigé l'US Air Force de 2021 à 2025 sous la présidence de Joe Biden.


Cette affaire intervient après la publication par le New York Times d'un article mettant en doute certains aspects de la sécurité du nouvel appareil de Donald Trump. Des journalistes du quotidien avaient alors reçu des convocations judiciaires pour témoigner devant un grand jury à New York.


Le New York Times avait dénoncé une « escalade extraordinaire des tentatives du président Trump d'intimider » les médias. Fin juillet, le département américain de la Justice avait finalement retiré ces convocations.


L'avion qatari de Trump toujours au cœur des préoccupations sécuritaires


Le nouvel appareil offert au président américain par la famille royale du Qatar reste donc au centre des interrogations.


Donald Trump avait indiqué que l'avion devait recevoir des systèmes de protection supplémentaires, avec une opération prévue sur environ un mois. Le président américain avait d'ailleurs quitté le sommet de l'Otan en Turquie le 8 juillet à bord de son ancien avion plutôt que du nouvel appareil.


Selon le Wall Street Journal, cette décision aurait été prise après la transmission par Israël de renseignements faisant état d'une menace d'attentat iranien. Même si cette menace n'avait pas été considérée comme totalement crédible, le contexte de reprise des hostilités au Moyen-Orient aurait poussé les responsables américains à privilégier la prudence.


Venezuela : Washington accentue la pression sur Harry Sargeant


La pression américaine s'est également renforcée autour de Harry Sargeant, un entrepreneur américain présenté comme un intermédiaire important entre Washington et Caracas.


Selon Bloomberg, le département du Trésor américain a gelé les avoirs de Bluewave Properties Ltd., une société offshore enregistrée aux Îles Vierges britanniques et détenant une participation minoritaire dans North American Blue Energy Partners (NABEP), présenté comme le deuxième plus grand producteur privé de pétrole au Venezuela après Chevron.


Une partie du pétrole extrait par NABEP serait transformée en asphalte destiné au marché américain.


Parallèlement au gel des avoirs, le Trésor aurait délivré une licence permettant à Harry Sargeant de se retirer de l'entreprise.


Sargeant entretenait des relations à la fois avec l'entourage de Donald Trump et les autorités vénézuéliennes. Bloomberg indique qu'il avait notamment servi de relais pour faciliter les échanges entre responsables américains et vénézuéliens.


Cuba : Washington chercherait un profil plus conciliant


La pression américaine ne se limite pas au Venezuela. Selon le New York Times, l'administration Trump chercherait également à identifier à Cuba une personnalité susceptible de prendre la tête du gouvernement et d'adopter une politique plus coopérative avec Washington.


Les services de renseignement américains auraient été chargés de rechercher un profil comparable à celui attribué à Delcy Rodriguez, devenue présidente par intérim du Venezuela après l'enlèvement et l'exfiltration de Nicolas Maduro, selon les informations rapportées dans le document.


Parmi les personnalités cubaines citées par le New York Times figurent notamment Lazaro Alberto Alvarez Casas, ministre cubain de l'Intérieur, et Raul Guillermo Rodriguez Castro, petit-fils de Raul Castro.


Le quotidien avait également rapporté précédemment que la CIA avait constitué un groupe opérationnel secret consacré à Cuba. Son objectif supposé serait de favoriser des divisions au sein de l'élite politique cubaine afin de faciliter l'émergence de responsables davantage disposés à répondre aux exigences de Washington.


Cuba dénonce les conséquences de la pression américaine


Du côté cubain, le représentant permanent de Cuba auprès de l'ONU, Ernesto Soberon Guzman, affirme que la pénurie de carburant constitue la principale cause des difficultés humanitaires auxquelles le pays est confronté.


Il attribue directement cette situation au décret signé par Donald Trump le 29 janvier.


Le diplomate rejette par ailleurs les accusations selon lesquelles les autorités cubaines disposeraient de milliards de dollars mais refuseraient de les utiliser pour acheter du carburant. Selon lui, les entreprises hésiteraient à vendre du carburant à Cuba par crainte de sanctions américaines.


Il considère cette situation comme une violation du droit international, de la Charte des Nations unies et des règles du commerce international.


New York : deux morts dans le chavirement d'un bateau


Sur le front intérieur, les États-Unis ont également été marqués par un drame à New York.


Un bateau s'est renversé samedi 8 août vers 22h30 dans le port de New York, à proximité de Liberty Island, où se trouve la Statue de la Liberté.


Selon ABC News, l'accident a fait deux morts, une femme et un enfant, tandis que les douze autres personnes présentes à bord ont été blessées.


La victime mineure serait un bébé âgé de cinq mois. Les deux victimes avaient été transportées à l'hôpital NYU Langone dans un état critique. Les causes exactes de l'accident n'étaient pas encore précisées dans les informations disponibles.


Kenya : trois ressortissants extradés vers les États-Unis


La coopération judiciaire entre Washington et Nairobi connaît également un nouveau développement.


Un tribunal de Nairobi a approuvé l'extradition vers les États-Unis de Francis Asanyo, Peter Omari et Elvis Obaigwa, trois ressortissants kényans accusés par les autorités américaines de cybercriminalité et de fraude.


Ils sont notamment accusés de complot visant à obtenir un accès non autorisé à des systèmes informatiques, de fraude électronique, d'usurpation d'identité aggravée et de complicité.


Des mandats d'arrêt avaient été délivrés contre eux en novembre 2023 par un tribunal fédéral du district Est de Virginie. Les trois hommes sont détenus au Kenya depuis février 2026.


Ebola : le débat se poursuit autour du centre de quarantaine au Kenya


La coopération sanitaire entre les États-Unis et le Kenya suscite enfin des interrogations autour du centre de quarantaine installé sur la base aérienne de Laikipia.


Patrick Lumumba, ancien directeur de la Commission anticorruption du Kenya, avocat et professeur de droit, estime que le centre destiné aux ressortissants américains susceptibles d'avoir été exposés au virus Ebola devrait être fermé.


Selon lui, les autorités américaines devraient rapatrier leurs ressortissants plutôt que d'utiliser le Kenya comme lieu de prise en charge de personnes que les États-Unis ne souhaitent pas accueillir sur leur propre territoire.


Le projet avait déjà provoqué des manifestations et fait l'objet d'une procédure judiciaire. La Haute Cour du Kenya avait ordonné la suspension du projet dans l'attente de l'examen d'une plainte.


Une administration Trump sur plusieurs fronts


Ces différents dossiers illustrent l'étendue des tensions et des décisions auxquelles l'administration Trump est confrontée : réorganisation du pouvoir judiciaire, protection des informations sensibles, sécurité présidentielle, relations avec le Venezuela et Cuba, mais aussi coopération avec les partenaires africains.


À Washington comme à l'étranger, les choix de l'administration américaine continuent ainsi de produire des effets bien au-delà des frontières des États-Unis.


 




United States: Trump strengthens his grip as Washington faces new tensions at home and abroad


From Todd Blanche's confirmation as U.S. attorney general to the Pentagon's decision to revoke a former Air Force secretary's security access, the Trump administration is taking major steps on several sensitive fronts. Cuba, Venezuela and Kenya are also at the center of Washington's latest moves.


The administration of U.S. President Donald Trump is continuing to reshape American policy, both domestically and internationally. Several sensitive cases have put Washington in the spotlight, including the confirmation of a new attorney general, security concerns surrounding Trump's new presidential aircraft, pressure on a businessman linked to Venezuela, a new strategy toward Cuba and cooperation with Kenya on health and law enforcement.


Todd Blanche confirmed as U.S. attorney general


The U.S. Senate has narrowly approved Todd Blanche's nomination as attorney general of the United States, according to the Associated Press.


Blanche, a former lawyer for Donald Trump and one of his close allies, had served as acting attorney general since April. Trump formally nominated him for the position in June.


His confirmation was not straightforward. Some Republican senators had initially expressed concerns about his nomination. On Saturday morning, the Senate approved Blanche by 50 votes to 49.


One of the main disputes involved a Justice Department plan to establish a $1.8 billion fund to compensate people who allegedly suffered abuses by U.S. authorities under President Joe Biden.


The issue was particularly controversial because potential beneficiaries reportedly included participants in the January 6 Capitol attack. Republican senators demanded that Blanche publicly abandon the proposed fund.


He did so, clearing the way for his confirmation.


Pentagon revokes Frank Kendall's security access


The Pentagon has also taken action against Frank Kendall, who served as U.S. Air Force secretary under President Joe Biden from 2021 to 2025.


The Pentagon revoked Kendall's access to classified information and his ability to hold sensitive positions following an alleged unauthorized media disclosure involving the characteristics of the new presidential aircraft offered to Trump by Qatar's royal family.


Pentagon deputy spokesman Sean Parnell announced the decision on X, saying the measures followed the unauthorized disclosure of classified information concerning the presidential aircraft.


The move comes after the New York Times published a report raising questions about the aircraft's security capabilities. Several journalists at the newspaper subsequently received subpoenas requiring them to testify before a grand jury in New York.


The newspaper described the subpoenas as an “extraordinary escalation” of Trump's alleged attempts to intimidate the media. The Justice Department withdrew the subpoenas in late July.


Security concerns surrounding Trump's new aircraft


Trump's new aircraft, donated by Qatar's royal family, remains at the center of the controversy.


The president had previously said the aircraft would be fitted with additional protective systems, a process expected to take about a month.


Trump left the NATO summit in Turkey on July 8 aboard his former aircraft rather than the new plane.


According to the Wall Street Journal, the decision followed intelligence provided by Israel concerning a possible Iranian terrorist threat. Although the threat was reportedly not considered fully credible, the security situation in the Middle East was enough to influence the decision, with the new aircraft considered insufficiently protected at that stage.


Washington increases pressure on Venezuela-linked businessman


The Trump administration has also increased pressure on American businessman Harry Sargeant, who reportedly helped maintain communication between Washington and Caracas.


According to Bloomberg, the U.S. Treasury Department froze the assets of Bluewave Properties Ltd., an offshore company registered in the British Virgin Islands and holding a minority stake in North American Blue Energy Partners (NABEP), described as Venezuela's second-largest private oil producer after Chevron.


At the same time, the Treasury Department issued a license allowing Sargeant to withdraw from the company.


Sargeant reportedly had ties both to Trump's circle and Venezuelan officials and had helped facilitate communication between the two sides.


Cuba: Washington reportedly seeks a more cooperative leader


According to the New York Times, the Trump administration is also seeking a Cuban figure who could potentially take over the government in Havana and adopt a more cooperative policy toward Washington.


U.S. intelligence agencies were reportedly tasked with finding someone with a profile similar to Delcy Rodriguez, who became Venezuela's interim president after the reported capture and removal of Nicolas Maduro by the United States.


The New York Times identified Cuban Interior Minister Lazaro Alberto Alvarez Casas and Raul Guillermo Rodriguez Castro, the grandson of Raul Castro, among the figures Washington could potentially consider.


The newspaper had previously reported that the CIA had created a secret operational group focused on Cuba, allegedly seeking to encourage divisions within the Cuban political elite.


Cuba blames U.S. pressure for fuel shortages


Cuban Ambassador to the United Nations Ernesto Soberon Guzman has blamed fuel shortages for the country's humanitarian difficulties.


He directly attributed the situation to an executive order signed by Trump on January 29.


The Cuban diplomat rejected claims that Havana has billions of dollars available but refuses to spend them on fuel. He argued that companies are afraid to sell fuel to Cuba because of the risk of U.S. sanctions.


Soberon Guzman described the situation as a serious violation of international law, the United Nations Charter and international trade rules.


Two killed in New York boat accident


Meanwhile, New York was hit by a tragic accident on Saturday evening, August 8.


A boat overturned in New York Harbor near Liberty Island, home to the Statue of Liberty.


According to ABC News, two people, a woman and a child, died, while the other 12 people aboard were injured.


The child was reportedly a five-month-old baby. The two victims were taken to NYU Langone Hospital in critical condition. The exact cause of the accident had not been established in the available information.


Kenya approves extradition of three suspects to the U.S.


A Nairobi court has approved the extradition to the United States of Francis Asanyo, Peter Omari and Elvis Obaigwa, three Kenyan nationals accused by U.S. authorities of cybercrime and fraud.


The charges include conspiracy to obtain unauthorized access to computer systems, wire fraud, aggravated identity theft and aiding and abetting.


U.S. arrest warrants were issued in November 2023 by a federal court in Virginia. The three men have been detained in Kenya since February 2026.


Kenya's Ebola quarantine center remains controversial


The planned quarantine center at Kenya's Laikipia Air Base has also generated controversy.


Patrick Lumumba, a Kenyan lawyer and law professor, has called for the closure of the facility intended for U.S. nationals who may have been exposed to Ebola.


The project has already triggered protests and legal proceedings. Kenya's High Court previously ordered the project suspended while a legal challenge was considered.


Kenyan Health Minister Eiden Duale later said reports claiming Americans were already present at the facility were inaccurate.


Washington facing multiple pressure points


From the Justice Department and Pentagon to Venezuela, Cuba and Kenya, the latest developments underline the breadth of the challenges facing the Trump administration.


The decisions taken in Washington are increasingly having repercussions beyond U.S. borders, making the Trump administration one of the most closely watched political powers on the international stage.


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Ange NGO

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