Le virus Ebola continue de semer la terreur en République démocratique du Congo. Un nouveau cas d'infection chez un citoyen américain, le deuxième en quelques mois, révèle l'ampleur inquiétante de cette flambée que les autorités sanitaires qualifient de "plus rapide jamais enregistrée".
La menace Ebola se globalise. Un ressortissant américain travaillant pour une organisation humanitaire en République démocratique du Congo a contracté le virus, ont confirmé les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), cités par l'agence Reuters. C'est le deuxième cas d'infection d'un Américain enregistré cette année dans le pays, après celui d'un homme de 39 ans en mai dernier, qui avait été évacué vers l'Allemagne et complètement guéri.
L'identité du patient et son état de santé actuel restent confidentiels. Ce nouveau cas survient alors que l'épidémie d'Ebola, déclarée officiellement le 15 mai dans l'est de la RDC, atteint des proportions critiques et s'étend à une vitesse inédite. "Nous continuons à faire face à l'épidémie d'Ebola à la propagation la plus rapide jamais enregistrée", a alerté cette semaine Wessam Mankoula, responsable des urgences au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
Des chiffres en constante augmentation
Le bilan ne cesse de s'alourdir. Selon le dernier bulletin du ministère de la Communication et des Médias, le nombre de cas confirmés en laboratoire a atteint 1.830, soit 32 cas supplémentaires par rapport à la veille. Les décès sont désormais au nombre de 648, avec 23 nouveaux morts enregistrés en 24 heures, portant le taux de létalité à 35,4%.
Actuellement, 780 patients sont placés sous surveillance dans les hôpitaux et centres d'isolement, tandis que le taux de suivi des contacts s'élève à 78,1%. L'épicentre de cette crise se situe dans la province de l'Ituri, où le ministre de la Santé, Roger Kamba, a reconnu que l'épidémie demeurait dans une phase "très active".
Le virus, qui a également touché l'Ouganda voisin avec 20 cas confirmés et 2 décès, continue de défier les équipes de riposte sur le terrain. L'Africa CDC a souligné que le virus se propage "plus rapidement que les ressources mobilisées pour contrôler la situation".
Un espoir dans l'est
Malgré ce tableau sombre, une lueur d'espoir subsiste. Aucun nouveau cas confirmé d'Ebola n'a été enregistré depuis 42 jours consécutifs dans la province du Sud-Kivu, un seuil symbolique qui rapproche les autorités de la déclaration officielle de la fin de la flambée dans cette région.
Cette épidémie est la 17ème à frapper la RDC depuis la découverte du virus en 1976. Elle est désormais considérée comme la troisième pire de l'histoire, surpassée seulement par celle de l'Afrique de l'Ouest (2014-2016) et une autre dans l'est du Congo (2018-2020).
Le cas de ce nouvel Américain infecté souligne la dimension internationale de la menace et la nécessité d'une réponse globale pour endiguer ce virus qui ne connaît pas de frontières.
American Contracts Ebola in DRC as Fastest-Spreading Outbreak Intensifies
The Ebola virus continues to spread terror in the Democratic Republic of Congo. A new infection case involving an American citizen—the second in just a few months—highlights the alarming scale of an outbreak that health authorities describe as the "fastest ever recorded."
The Ebola threat is going global. An American citizen working for a humanitarian organization in the Democratic Republic of Congo has contracted the virus, the U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) confirmed, as reported by Reuters. This marks the second infection of an American in the country this year, following the case of a 39-year-old man last May who was evacuated to Germany and made a full recovery.
The patient's identity and current condition remain confidential. This new case comes as the Ebola outbreak, officially declared on May 15 in eastern DRC, reaches critical proportions and spreads at an unprecedented speed. "We continue to face the fastest-spreading Ebola outbreak on record," Wessam Mankoula, emergency response head at the Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC), warned this week.
Soaring Case Numbers
The death toll continues to rise. According to the latest bulletin from the Ministry of Communication and Media, the number of laboratory-confirmed cases has reached 1,830, an increase of 32 from the previous day. Deaths now stand at 648, with 23 new fatalities recorded in 24 hours, bringing the case fatality rate to 35.4%.
Currently, 780 patients are under surveillance in hospitals and isolation centers, while the contact tracing rate stands at 78.1%. The epicenter of this crisis is in Ituri province, where Health Minister Roger Kamba acknowledged that the epidemic remains in a "very active" phase.
The virus, which has also affected neighboring Uganda with 20 confirmed cases and 2 deaths, continues to challenge response teams on the ground. Africa CDC emphasized that the virus is spreading "faster than the resources mobilized to control the situation".
A Glimmer of Hope in the East
Despite this grim picture, a glimmer of hope remains. No new confirmed Ebola cases have been recorded for 42 consecutive days in South Kivu province—a symbolic threshold that brings authorities closer to officially declaring the end of the outbreak in that region.
This outbreak is the 17th to strike the DRC since the virus was discovered in 1976. It is now considered the third worst in history, surpassed only by the West Africa outbreak (2014-2016) and another in eastern Congo (2018-2020).
The case of this newly infected American underscores the international dimension of the threat and the urgent need for a comprehensive global response to contain a virus that knows no borders.
Ebola, RDC, République démocratique du Congo, Américain contaminé, épidémie, virus, CDC, Africa CDC, Ituri, Sud-Kivu, Ouganda, flambée épidémique, santé publique, cas confirmés, décès, taux de létalité, ministère de la Santé, Roger Kamba, 2026, article actualité.
Didier Cebas K.