Le Sénégal vient de vivre un nouveau séisme politique. Quelques jours seulement après son éviction du poste de Premier ministre, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale, marquant un retour spectaculaire au cœur des institutions sénégalaises.
Réunis en session parlementaire retransmise par la chaîne Senegal 7, les députés du parlement monocaméral ont porté le leader du principal parti politique du pays à la tête de l’hémicycle avec 133 voix favorables. Un seul député s’est abstenu. Aucun vote contre n’a été enregistré.
Mais ce scrutin, loin de faire l’unanimité, s’est déroulé dans un climat de forte contestation politique. Environ 30 représentants de l’opposition ont boycotté la séance, dénonçant un processus jugé opaque, précipité et insuffisamment concerté.
Une ascension éclair après un limogeage retentissant
Cette élection intervient dans un contexte politique particulièrement tendu à Dakar. Ousmane Sonko avait été limogé de ses fonctions de Premier ministre il y a seulement quelques jours, dans une décision qui avait provoqué de nombreuses réactions au sein de la classe politique sénégalaise et dans l’opinion publique.
Son accession immédiate à la présidence de l’Assemblée nationale apparaît comme une démonstration de force politique de son camp, qui conserve une influence considérable au sein des institutions sénégalaises.
La veille du scrutin, le bureau de l’Assemblée nationale, réuni en session extraordinaire, avait accepté la démission de son désormais ex-président, El Malick Ndiaye, ouvrant ainsi la voie à cette recomposition rapide du pouvoir parlementaire.
L’opposition crie au passage en force
Le boycott massif de l’opposition illustre les fractures politiques persistantes au Sénégal. Plusieurs responsables politiques accusent les autorités parlementaires d’avoir accéléré la procédure afin d’imposer rapidement le choix d’Ousmane Sonko à la tête du Parlement.
Ces critiques relancent le débat sur la transparence institutionnelle et le fonctionnement démocratique dans un pays longtemps présenté comme l’un des modèles de stabilité politique en Afrique de l’Ouest.
Malgré la polémique, l’élection d’Ousmane Sonko consacre le retour immédiat d’une figure centrale de la vie politique sénégalaise. Désormais installé au perchoir, l’ancien Premier ministre pourrait jouer un rôle stratégique dans les futures orientations politiques du pays.
Un nouveau rapport de force au sommet de l’État
Avec cette nomination, le paysage institutionnel sénégalais entre dans une nouvelle phase. Le contrôle du Parlement par le camp d’Ousmane Sonko pourrait redessiner les équilibres politiques nationaux, alors que le pays traverse une période de fortes tensions et de profondes mutations.
À Dakar comme dans plusieurs capitales africaines, cette évolution est suivie avec attention tant elle pourrait influencer la trajectoire politique du Sénégal dans les prochains mois.
Senegal: Fired Days Ago, Ousmane Sonko Elected Speaker of Parliament
Senegal has witnessed another major political shake-up. Just days after being dismissed as Prime Minister, Ousmane Sonko has been elected President of the National Assembly, marking a dramatic political comeback.
During a parliamentary session broadcast by Senegal 7 television, lawmakers elected the leader of the country’s largest political party with 133 votes in favor. One deputy abstained, while no votes were cast against him.
However, the vote took place amid strong political tensions. Around 30 opposition representatives boycotted the session, accusing authorities of rushing the process and lacking transparency.
A Rapid Political Comeback
Sonko’s election comes shortly after his dismissal as Prime Minister, a move that had sparked intense political debate across Senegal.
His immediate rise to the presidency of the National Assembly is seen by many observers as a show of political strength by his camp, which still maintains significant influence within Senegalese institutions.
The day before the vote, the National Assembly bureau, meeting in an extraordinary session, officially accepted the resignation of former Speaker El Malick Ndiaye, paving the way for Sonko’s election.
Opposition Denounces Lack of Transparency
Opposition parties strongly criticized the process, describing it as rushed and insufficiently transparent.
The controversy has revived debates over democratic governance and institutional transparency in Senegal, a country often viewed as one of West Africa’s most stable democracies.
Despite the criticism, Sonko’s election confirms his central role in Senegalese politics and positions him as a key figure in the country’s evolving political landscape.
Ousmane Sonko, Sénégal, Assemblée nationale Sénégal, président Assemblée nationale, politique sénégalaise, Dakar, El Malick Ndiaye, opposition sénégalaise, Afrique de l’Ouest, parlement Sénégal, crise politique Sénégal, Sonko président Parlement, actualité Afrique, Senegal politics, Ousmane Sonko Assembly Speaker, Senegal National Assembly
Moussa Nassourou