Sénégal : le séisme politique continue, Sonko en route vers la présidence de l’Assemblée après la démission choc d’El Malick Ndiaye

Sénégal : le séisme politique continue, Sonko en route vers la présidence de l’Assemblée après la démission choc d’El Malick Ndiaye

Coup de tonnerre au Sénégal : El Malick Ndiaye démissionne de la présidence de l’Assemblée nationale après le limogeage d’Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye. Sonko pourrait reprendre la tête du Parlement dès le 26 mai.

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Le Sénégal traverse une nouvelle zone de turbulences politiques. Deux jours seulement après le limogeage du premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission dans un contexte de fortes tensions au sommet de l’État.


Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, El Malick Ndiaye affirme avoir pris cette décision « après une profonde réflexion » et au nom de « l’intérêt supérieur de la Nation ». Une sortie qui alimente davantage les spéculations autour d’une reconfiguration accélérée du pouvoir sénégalais.


« Cette décision procède d’un choix personnel, guidé avant tout par ma conception des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il déclaré.


Ousmane Sonko vers un retour spectaculaire


La démission d’El Malick Ndiaye intervient alors que l’Assemblée nationale examine déjà la réintégration d’Ousmane Sonko comme député. Réuni en session extraordinaire, le bureau du Parlement a donné un avis favorable à cette demande avant de l’inscrire officiellement à l’ordre du jour.


Le vote est prévu ce 26 mai. Selon plusieurs médias sénégalais, dont Dakaractu, Ousmane Sonko pourrait même être élu président de l’Assemblée nationale le même jour, signe d’un retour politique fulgurant après son éviction du poste de premier ministre.


Leader du Pastef (Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), Sonko conserve une influence majeure au sein du paysage politique sénégalais. Son parti détient actuellement 130 sièges sur les 165 que compte l’hémicycle, une majorité écrasante qui pourrait lui permettre de reprendre rapidement le contrôle du Parlement.


Une rupture entre deux anciens alliés


Le limogeage d’Ousmane Sonko, acté par décret présidentiel le 22 mai, marque une rupture politique majeure entre deux figures qui avaient pourtant construit ensemble la victoire historique de 2024.


Pendant plusieurs années, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ont incarné le visage de l’opposition sénégalaise. Empêché de se présenter à l’élection présidentielle en raison d’une condamnation judiciaire, Sonko avait soutenu la candidature de Faye, qui remportera finalement le scrutin de mars 2024.


Dès son investiture, le nouveau président avait nommé son allié au poste de premier ministre. Mais les divergences sur la conduite de la politique économique et nationale se sont progressivement accentuées au fil des mois, jusqu’à provoquer une fracture ouverte au sommet de l’exécutif.


Le Sénégal face à une recomposition politique décisive


Avec la possible arrivée d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, le Sénégal pourrait entrer dans une nouvelle phase institutionnelle marquée par une cohabitation politique inédite entre l’exécutif et un Parlement largement acquis au leader du Pastef.


Cette séquence politique est suivie de près dans toute l’Afrique de l’Ouest, tant les équilibres internes du Sénégal jouent un rôle stratégique dans la stabilité régionale.


Le vote du 26 mai s’annonce désormais comme un tournant majeur pour l’avenir politique du pays.




Senegal: Political Earthquake Deepens as Sonko Eyes Parliament Leadership After Speaker’s Shock Resignation


Senegal is facing a fresh political storm. Just two days after President Bassirou Diomaye Faye dismissed Prime Minister Ousmane Sonko, National Assembly Speaker El Malick Ndiaye announced his resignation amid growing tensions at the top of the state.


In a statement published on Facebook, Ndiaye said his decision came after “deep reflection” and was motivated by “the supreme interest of the Nation.”


His resignation comes as the National Assembly reviews Ousmane Sonko’s request to regain his parliamentary seat. During an extraordinary session, lawmakers approved the request and placed it on the parliamentary agenda.


The vote is scheduled for May 26. According to Senegalese media outlet Dakaractu, Sonko could also be elected the new Speaker of Parliament on the same day, marking a dramatic political comeback after his dismissal as prime minister.


Sonko remains the dominant political figure within Pastef, the ruling party that currently controls 130 out of 165 seats in Parliament — a constitutional majority.


The dismissal of Sonko on May 22 signaled a major political rupture between two former allies who had jointly led Senegal’s opposition movement before winning power in 2024.


Unable to run in the presidential election due to a court conviction, Sonko backed Bassirou Diomaye Faye’s candidacy. After winning the presidency in March 2024, Faye appointed Sonko as prime minister.


However, tensions reportedly emerged over economic and national policy decisions, eventually leading to a political split at the highest level of government.


With Sonko now potentially heading the National Assembly, Senegal may be entering a new institutional phase that could reshape the country’s political balance.



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Moussa Nassourou

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