Ebola : l’Afrique sous haute alerte, l’OMS déclenche l’urgence internationale après des dizaines de morts en RDC et des cas en Ouganda

Ebola : l’Afrique sous haute alerte, l’OMS déclenche l’urgence internationale après des dizaines de morts en RDC et des cas en Ouganda

L’épidémie d’Ebola prend une tournure inquiétante en Afrique centrale. L’OMS décrète une urgence sanitaire internationale après 80 décès en RDC et plusieurs cas confirmés en Ouganda. Les autorités appellent à une mobilisation immédiate.

Publicité

L’Afrique centrale fait face à une nouvelle menace sanitaire majeure. L’épidémie de fièvre Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda pousse les autorités africaines et internationales à intensifier la riposte pour éviter une catastrophe régionale.


Face à la gravité de la situation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement qualifié cette flambée d’« urgence sanitaire internationale ». Si l’organisation précise qu’il s’agit encore d’une épidémie et non d’une pandémie, les chiffres publiés suscitent une vive inquiétude.


Selon l’OMS, environ 250 cas présumés ont déjà été recensés en RDC, dont plusieurs confirmés en laboratoire. Le bilan humain continue également de s’alourdir avec au moins 80 décès enregistrés dans l’est du pays.


Ramaphosa appelle à une riposte africaine immédiate


Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, représentant de l’Union africaine pour la prévention et la réponse aux pandémies, a lancé un appel fort à l’unité et à l’action collective.


« L’urgence, l’unité et l’action collective sont désormais nécessaires », a indiqué la présidence sud-africaine dans un communiqué officiel.


Pour Pretoria, la détection rapide des cas, la circulation immédiate des informations sanitaires et des décisions fermes restent les seules armes capables d’éviter une propagation incontrôlée du virus à travers le continent.


Ramaphosa a également salué les efforts déployés par les autorités congolaises, ougandaises, l’Union africaine et l’OMS dans la gestion de cette crise sanitaire.


L’Ouganda confirme des cas importés depuis la RDC


En Ouganda, les autorités sanitaires ont confirmé l’apparition d’un foyer Ebola après le décès d’un ressortissant congolais de 59 ans à Kampala.


L’homme, arrivé depuis la RDC, avait été admis à l’hôpital le 11 mai avec une forte fièvre et des difficultés respiratoires. Son état s’est rapidement détérioré avant son décès le 14 mai. Les analyses ont confirmé la présence du virus Ebola, précisément de la souche Bundibugyo.


Quelques jours plus tard, un deuxième cas a été détecté dans la capitale ougandaise chez un autre citoyen congolais placé sous surveillance médicale.


Le président ougandais Yoweri Museveni a toutefois tenté de rassurer la population.


« Il n’y a pas lieu de s’inquiéter », a déclaré le chef de l’État après une réunion avec le groupe de travail chargé de la lutte contre les épidémies.


Le ministère ougandais de la Santé affirme que tous les cas contacts ont été identifiés et que la situation reste « sous contrôle ».


Une souche rare sans vaccin disponible


La souche Bundibugyo, identifiée pour la première fois en 2007 dans l’ouest de l’Ouganda, est considérée comme moins mortelle que la souche Zaïre, la plus connue du virus Ebola.


Mais cette variante inquiète particulièrement les scientifiques pour une raison majeure : aucun vaccin homologué n’existe actuellement contre cette souche.


Cette absence de protection vaccinale complique considérablement la stratégie de riposte dans une région où les mouvements transfrontaliers entre la RDC et l’Ouganda sont très fréquents.


Une maladie toujours redoutée en Afrique


Le virus Ebola se transmet à l’homme à partir d’animaux infectés avant de circuler entre humains par contact direct avec des fluides corporels contaminés.


Les symptômes incluent notamment :



  • une forte fièvre,

  • des vomissements,

  • des maux de tête,

  • des douleurs à la gorge,

  • ainsi que des atteintes graves des reins et du foie.


Dans certains cas, des hémorragies internes et externes peuvent également apparaître.


Le premier cas humain d’Ebola avait été enregistré en 1976 en RDC. La pire flambée de l’histoire reste celle de 2014 à 2016 en Afrique de l’Ouest, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, avec plus de 11.000 morts.


Aujourd’hui, les autorités sanitaires africaines redoutent un nouveau scénario dramatique si l’épidémie actuelle n’est pas rapidement maîtrisée.




Ebola outbreak sparks international emergency as deaths rise in DR Congo and cases spread to Uganda


Central Africa is facing a growing health threat as the Ebola outbreak in the Democratic Republic of Congo (DRC) and Uganda continues to escalate.


The World Health Organization (WHO) has officially declared the situation an international public health emergency after dozens of deaths and confirmed cross-border infections.


According to WHO figures, around 250 suspected Ebola cases have been reported in the DRC, with at least 80 deaths recorded in the eastern part of the country. Several infections have already been confirmed by laboratory tests.


South African President Cyril Ramaphosa, acting as the African Union’s champion for pandemic prevention and response, called for urgent and coordinated action across Africa.


“Urgency, unity and collective action are now required,” Ramaphosa said in an official statement.


He praised the efforts of Congolese and Ugandan authorities, the African Union and WHO teams working to contain the outbreak.


Uganda has also confirmed imported Ebola cases from neighboring DRC. A 59-year-old Congolese citizen died in Kampala after testing positive for the Bundibugyo strain of Ebola. A second imported case was later identified and placed under medical surveillance.


Ugandan President Yoweri Museveni urged citizens not to panic, insisting that the situation remains under control and that all contacts have been traced.


Health experts are particularly concerned because the Bundibugyo strain currently has no approved vaccine, unlike the more common Zaire strain.


Ebola is transmitted to humans from infected animals and then spreads through direct contact with infected bodily fluids. Symptoms include fever, vomiting, headaches, sore throat, and severe damage to the kidneys and liver.


The deadliest Ebola outbreak in history occurred in West Africa between 2014 and 2016, killing more than 11,000 people in Guinea, Liberia and Sierra Leone.


Health authorities now fear that without rapid containment measures, the current outbreak could expand across the region.



Ebola RDC, Ebola Ouganda, OMS Ebola, urgence sanitaire internationale, épidémie Ebola Afrique, Cyril Ramaphosa Ebola, Kampala Ebola, virus Ebola Bundibugyo, décès Ebola RDC, actualité Afrique, santé Afrique, OMS Afrique, Ebola 2026, flambée Ebola, Afrique centrale, RDC Ouganda frontière, crise sanitaire Afrique, Ebola symptômes, vaccin Ebola Bundibugyo, actualité internationale,  Afrique


Didier Cebas K.

Publicité