Iran : Trump menace de “tout neutraliser en deux jours”, la tension dans le détroit d’Ormuz fait exploser le pétrole

Iran : Trump menace de “tout neutraliser en deux jours”, la tension dans le détroit d’Ormuz fait exploser le pétrole

Donald Trump durcit le ton contre l’Iran et promet une opération totale si aucun accord n’est trouvé. Ormuz sous pression, tensions entre Washington, Téhéran et Israël, pétrole Brent au-dessus de 109 dollars : le Moyen-Orient au bord d’une nouvelle escalade mondiale.

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Iran : Trump hausse le ton, Ormuz sous pression et le pétrole flambe au-dessus de 109 dollars


La crise autour de l’Iran franchit un nouveau cap. Entre menaces militaires américaines, tensions dans le détroit stratégique d’Ormuz, médiations internationales et flambée des prix du pétrole, le Moyen-Orient reste suspendu à une possible escalade majeure.


À bord de l’avion présidentiel reliant Pékin à l’Alaska, le président américain Donald Trump a multiplié les déclarations offensives contre Téhéran. Le locataire de la Maison-Blanche a affirmé que la réponse iranienne aux propositions américaines avait été “inadmissible dès la première phrase”.


Selon lui, les États-Unis n’ont atteint que “70 à 75%” de leurs objectifs dans leur opération contre l’Iran. “Nous y retournerons pour mener l’opération jusqu’au bout”, a-t-il lancé.


Trump menace l’Iran d’une destruction totale


Donald Trump a également averti que l’Iran devait impérativement conclure un accord avec Washington sous peine de destruction.


“Ils peuvent conclure un accord ou être détruits”, a déclaré le président américain dans une interview accordée à Fox News.


Le dirigeant américain estime qu’une suspension de 20 ans du programme iranien d’enrichissement d’uranium serait acceptable, mais juge les garanties proposées par Téhéran insuffisantes.


Dans le même temps, Trump a assuré que les États-Unis étaient capables de neutraliser les infrastructures critiques iraniennes “en deux jours”.


“Nous pourrions mettre hors service leurs ponts et leurs réseaux électriques”, a-t-il affirmé.


Washington insiste également sur la question de l’uranium enrichi iranien. Trump a déclaré préférer que les États-Unis prennent directement possession des réserves nucléaires de Téhéran plutôt qu’elles soient simplement placées sous surveillance internationale.


L’Iran se tourne vers la Chine et les Brics


Face à la pression américaine, l’Iran cherche des soutiens diplomatiques. Depuis New Delhi, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi a salué le rôle potentiel de la Chine dans une résolution politique du conflit.


“La Chine a de bonnes intentions et toute initiative diplomatique de sa part sera précieuse”, a-t-il déclaré.


Téhéran considère Pékin comme un partenaire stratégique majeur, notamment après le rôle joué par la Chine dans le rapprochement entre l’Iran et l’Arabie saoudite.


L’Iran accuse toutefois Washington d’envoyer des “messages contradictoires” dans les négociations.


“Ils ne pourront pas atteindre leurs objectifs par la voie militaire”, a insisté Abbas Araghtchi.


Ormuz devient l’épicentre de la crise mondiale


Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une grande partie du pétrole mondial, demeure au cœur des tensions.


L’Iran a récemment autorisé certains navires chinois à traverser le détroit selon des règles établies par Téhéran. Cette décision intervient alors que plusieurs pays asiatiques tentent de sécuriser leurs approvisionnements énergétiques.


L’Inde a confirmé que treize de ses navires avaient déjà traversé le détroit depuis le début de la crise. Le Japon a également annoncé le passage réussi d’un pétrolier géant transportant près de deux millions de barils de pétrole.


Dans ce contexte explosif, le prix du Brent a dépassé les 109 dollars le baril à Londres, une première depuis début mai 2026. Le WTI américain a lui aussi bondi au-dessus des 100 dollars.


Israël et les États-Unis maintiennent la pression


Israël n’exclut pas une reprise des opérations militaires contre l’Iran. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que la mission n’était “pas terminée”.


De son côté, le commandant du Centcom, l’amiral Brad Cooper, a indiqué devant le Sénat américain que les opérations menées avaient réduit de “90%” certaines capacités militaires iraniennes, notamment dans les drones, les missiles et la flotte navale.


Le responsable militaire américain a également reconnu le rôle clé joué par Israël, la Jordanie et plusieurs monarchies du Golfe dans les opérations menées contre Téhéran.


Moscou dénonce la stratégie américaine


La Russie continue de dénoncer la stratégie des États-Unis dans la région. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié de “simpliste” la tentative américaine d’utiliser la Chine pour faire pression sur l’Iran.


Selon Moscou, l’objectif réel des États-Unis reste le contrôle des flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz.


Lavrov a plaidé pour une réforme profonde des mécanismes de sécurité régionale et pour un règlement diplomatique durable impliquant l’ensemble des acteurs du Golfe.


Le Golfe divisé face à l’Iran


La crise accentue également les fractures au sein des monarchies arabes.


Selon Bloomberg, les Émirats arabes unis ont tenté de convaincre l’Arabie saoudite et le Qatar de participer à des actions coordonnées contre l’Iran, sans succès.


Riyad privilégie désormais une approche diplomatique et aurait proposé un pacte régional de non-agression inspiré des accords d’Helsinki de 1975.


Pendant ce temps, la France maintient le porte-avions Charles-de-Gaulle dans la région de la mer d’Arabie afin de contribuer à la sécurisation maritime autour d’Ormuz.


Alors que les discussions diplomatiques piétinent et que les démonstrations militaires se multiplient, le monde observe avec inquiétude l’évolution d’une crise capable de bouleverser l’équilibre énergétique mondial et la stabilité du Moyen-Orient.




Iran Crisis Escalates: Trump Threatens Massive Strike as Oil Prices Surge Above $109


Tensions in the Middle East have reached a new level as US President Donald Trump issued strong warnings against Iran while global markets react nervously to instability around the Strait of Hormuz.


Speaking aboard Air Force One during a flight from Beijing to Alaska, Trump said Iran’s response to US peace proposals was “unacceptable from the very first sentence.”


According to the US president, Washington has only achieved “70 to 75%” of its objectives in Iran.


“We will return and finish the operation,” Trump warned.


He also stated that the United States could destroy Iran’s critical infrastructure “within two days,” including bridges and power networks.


Trump added that Tehran must agree to a deal with Washington or risk being “destroyed.”


Iran Looks to China and the BRICS


Iranian Foreign Minister Abbas Araghtchi praised China’s diplomatic role, describing Beijing as a strategic partner capable of helping resolve the crisis.


Iran also accused Washington of sending contradictory messages during negotiations and insisted that military pressure would not force Tehran to surrender.


Strait of Hormuz at the Center of Global Fears


The Strait of Hormuz remains the most sensitive hotspot in the crisis. Iran recently allowed selected Chinese ships to transit through the strategic waterway under Tehran’s regulations.


India confirmed that thirteen of its ships have crossed Hormuz since the conflict intensified, while Japan announced the successful passage of a major oil tanker.


The growing tensions pushed Brent crude prices above $109 per barrel, while US WTI crude climbed above $100.


Israel and the US Maintain Military Pressure


Israeli Defense Minister Israel Katz stated that Israel’s mission against Iran “is not over,” raising fears of renewed military action.


Meanwhile, CENTCOM commander Admiral Brad Cooper claimed US operations had severely weakened Iran’s drone, missile and naval capabilities.


Russia Criticizes Washington


Russian Foreign Minister Sergey Lavrov accused the United States of pursuing oil-related interests in the Gulf region and criticized Washington’s attempts to pressure Iran through China.


Moscow continues to call for a broader diplomatic settlement involving all Gulf powers.


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Moussa Nassourou

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