À la une du pétrole africain : le Nigeria frappe un grand coup. En pleine envolée des prix mondiaux, le géant ouest-africain vient d’annoncer une hausse spectaculaire de sa production de pétrole et de condensats de gaz. De quoi faire saliver les caisses de l’État et redonner des couleurs aux réserves de change.
C’est une nouvelle qui résonne comme un coup de tonnerre dans le Golfe de Guinée. Le Nigeria, poids lourd de l’OPEP, a augmenté sa production d’hydrocarbures de 7,6 % au mois d’avril, pour atteindre 1,66 million de barils par jour (bpj). L’information est signée Premium Times, qui se fonde sur les données officielles de la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), le régulateur de l’amont pétrolier nigérian.
Bonny, Forcados et Bonga en première ligne
Cette progression fulgurante n’est pas un coup de chance. Selon le régulateur, elle a été rendue possible grâce à une montée en puissance des principaux terminaux pétroliers du pays : Bonny, Forcados et Bonga. Ces infrastructures, longtemps freinées par le vol de pétrole et les vandalisations, semblent enfin respirer.
Aujourd’hui, le Nigeria produit 1,488 million de bpj de brut classique, auxquels s’ajoutent 175.000 barils par jour de condensats de gaz. Ce volume représente 99 % du quota fixé par l’OPEP – un quasi-sans-faute. Pour mémoire, en mars, la production était encore inférieure de 7,6 %. En un mois, la donne a changé.
Le baril flambe, Abuja encaisse
Ce bond survient dans un contexte mondial ultra-favorable. Les prix du pétrole flambent, atteignant parfois 120 dollars le baril. Pour Abuja, c’est une aubaine : chaque baril supplémentaire exporté gonfle directement les recettes budgétaires et les réserves de devises étrangères.
Les économistes camerounais suivent de près cette évolution, car un Nigeria plus solide, c’est aussi un partenaire commercial plus dynamique pour la CEMAC et la CEDEAO. Avec une telle production et des cours aussi élevés, le Nigeria pourrait rapidement renflouer ses caisses et stabiliser sa monnaie. Un signal positif pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Quid de l’OPEP et des prochains mois ?
Reste une question : le Nigeria parviendra-t-il à maintenir ce rythme ? Les défis persistent : insécurité dans le delta du Niger, maintenance des infrastructures, pressions écologiques. Mais pour l’heure, les chiffres parlent : hausse de 7,6 %, quasi-atteinte du quota OPEP, et prix mondiaux au beau fixe.
Le message est clair : quand le Nigeria pousse ses moteurs, toute la sous-région vibre. Restez branchés.
Nigeria: Oil and gas condensate production jumps 7.6% in April to 1.66 million bpd
Bonny, Forcados and Bonga terminals drive the surge as global crude prices hit $120 per barrel.
Nigeria has increased its oil and gas condensate production by 7.6% in April, reaching 1.66 million barrels per day (bpd), according to Premium Times, citing data from the Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC).
The gain was driven by higher output from the country’s key terminals – Bonny, Forcados and Bonga, the report said.
Nigeria currently produces 1.488 million bpd of crude and 175,000 bpd of condensates, representing 99% of its OPEC quota. In March, production was 7.6% lower.
This rise comes as global oil prices firm up, sometimes hitting $120 per barrel, boosting Nigeria’s fiscal revenues from oil exports and increasing its foreign exchange reserves. For Abuja, higher production at high prices means better budget indicators and stronger economic buffers.
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Moussa Nassourou