Les responsables du Mintp expliquent ce décalage par « l’existence de décomptes non engagés du fait de l’épuisement des crédits disponibles ». En clair, des travaux ont été exécutés par des entreprises sans que les crédits correspondants puissent être formellement engagés, la réglementation interdisant tout engagement au-delà des enveloppes votées. Le dépassement représente près de 36 % des ressources internes allouées, ce qui met en lumière une sous-couverture budgétaire des investissements financés sur fonds propres de l’État.
En 2025, les ressources internes du BIP du Mintp s’élevaient à 248,9 milliards de FCFA, sur un budget global arrêté à 500 milliards de FCFA, incluant 251 milliards de FCFA de financements externes. Malgré cette architecture budgétaire, le volume des travaux exécutés a excédé la capacité de couverture des ressources domestiques.
Pour les entreprises du secteur des travaux publics, cette situation se traduit par une tension de trésorerie significative. Les décomptes non engagés — et donc non réglés — devront être reportés sur l’exercice budgétaire 2026. Ce mécanisme, bien que conforme aux règles de gestion publique, expose les prestataires à des retards de paiement susceptibles d’affecter la continuité des chantiers, la capacité d’investissement et l’emploi dans la filière BTP.
Au-delà du simple écart comptable, cet épisode interroge la planification budgétaire des grands projets d’infrastructures. Dans un contexte où l’État mise fortement sur les travaux publics comme levier de croissance et de modernisation, l’alignement entre programmation financière et exécution opérationnelle apparaît plus que jamais stratégique.
Public Works: CFA 84 Billion Gap in 2025 Investment Budget Puts Construction Sector Under Pressure
Cameroon’s Ministry of Public Works (Mintp) is facing a significant budget imbalance in 2025. According to ministry data, internal resources allocated to the Public Investment Budget show a deficit of roughly CFA 84 billion, despite a 99% execution rate of available credits. The situation highlights structural pressures in infrastructure financing.
Officials attribute the gap to “uncommitted payment statements resulting from exhausted credits,” meaning construction work was completed by contractors without corresponding budget commitments, as regulations prohibit spending beyond approved allocations. The overrun represents about 36% of the internal funding envelope, underscoring an undercoverage of state-funded investments.
In 2025, Mintp’s internal investment resources totaled CFA 248.9 billion, within a global budget of CFA 500 billion, including CFA 251 billion in external financing. Yet the scale of executed projects exceeded the capacity of domestic funding.
For construction companies, the consequence is mounting cash-flow pressure. Uncommitted invoices must be carried forward to the 2026 fiscal year. While compliant with public finance rules, the delay could affect project continuity, investment capacity, and employment in the construction sector.
Beyond accounting figures, the situation raises broader questions about infrastructure budget planning. As public works remain central to Cameroon’s growth strategy, tighter alignment between financial programming and operational execution is becoming increasingly critical.
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Christ Ndiffong (Stagiaire)