Frappe aérienne sur un hôpital MSF au Soudan du Sud : Les populations locales privées de tout accès aux soins

Frappe aérienne sur un hôpital MSF au Soudan du Sud :  Les populations locales privées de tout accès aux soins

Dans une attaque qui a provoqu? l'indignation de la communaut? humanitaire internationale, les forces gouvernementales sud-soudanaises ont cibl? un h?pital de M?decins Sans Frontières (MSF) dans la nuit du 3 f?vrier. Selon l'ONG, une frappe aérienne a d?truit l'entrep?t principal de son ?tablissement ? Lankien, dans l'état de Jonglei, blessant l?gèrement un employ? et an?antissant des fournitures médicales essentielles.

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"L'entrepôt principal de l'hôpital a été détruit lors de l'attaque et nous avons perdu la majeure partie de nos fournitures essentielles aux soins médicaux", déplore MSF dans un communiqué. L'établissement avait heureusement pu être évacué après que l'ONG ait été alertée d'une attaque imminente. Gul Badshah, responsable des opérations de MSF dans le pays, attribue la responsabilité de l'acte aux forces gouvernementales, soulignant qu'elles sont « les seules à avoir la capacité de mener des frappes aériennes dans le pays ».


Le même jour, dans un incident séparé mais tout aussi alarmant, le centre de santé de MSF à Pieri, également dans le Jonglei, a été pillé. Ces deux structures assuraient des soins à près de 250 000 personnes. Ces attaques, dénonce l'ONG, privent délibérément "les populations locales de tout accès aux soins". Un triste rappel de la violence persistante contre le personnel médical : l'année dernière, MSF a subi huit attaques ciblées au Soudan du Sud, entraînant des fermetures de services vitaux.


Cette escalade de violence survient paradoxalement alors qu'une lueur d'espoir diplomatique émerge. Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour l'Afrique, a annoncé qu'un accord de principe avait été obtenu avec les belligérants du conflit civil au Soudan (voisin du Soudan du Sud) pour un retrait de leurs troupes de plusieurs villes, facilitant le retour des réfugiés. Un mécanisme de contrôle sous l'égide de l'ONU serait prêt à être déployé.


Dans la même dynamique, les États-Unis et d'autres pays intensifient la pression pour un cessez-le-feu avant le Ramadan, prévu le 18 février, et mobilisent des fonds humanitaires. Washington a promis 200 millions de dollars et les Émirats arabes unis 500 millions pour soutenir les opérations, sur un total de 1,5 milliard de dollars envisagé pour l'ONU.


Alors que des pourparlers avancent pour un pays voisin, la situation sur le terrain au Soudan du Sud reste dramatique, marquée par l'impunité des attaques contre les civils et ceux qui tentent de les soigner.


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Airstrike on MSF Hospital in South Sudan: "Local Populations Deprived of All Access to Care"


In an attack that has sparked outrage within the international humanitarian community, South Sudanese government forces targeted a Médecins Sans Frontières (MSF) hospital on the night of February 3rd. According to the NGO, an airstrike destroyed the main warehouse of its facility in Lankien, Jonglei State, slightly injuring one staff member and wiping out essential medical supplies.


"The main warehouse of the hospital was destroyed in the attack and we lost most of our medical care essentials," MSF lamented in a statement. The facility had fortunately been evacuated after the NGO was warned of an imminent attack. Gul Badshah, MSF's operations manager in the country, attributed responsibility for the act to government forces, stressing they are "the only ones with the capability to conduct airstrikes in the country."


In a separate but equally alarming incident the same day, MSF's health center in Pieri, also in Jonglei, was looted. These two structures provided care for nearly 250,000 people. These attacks, the NGO denounces, deliberately deprive "local populations of all access to care." A grim reminder of the persistent violence against medical personnel: last year, MSF suffered eight targeted attacks in South Sudan, leading to closures of vital services.


This escalation of violence paradoxically comes as a diplomatic glimmer of hope emerges. Massad Boulos, Senior Advisor to the US President for Africa, announced that a preliminary agreement had been reached with warring parties in the civil conflict in neighboring Sudan for a withdrawal of their troops from several towns, facilitating the return of refugees. A UN-backed monitoring mechanism is reportedly ready for deployment.


In a similar vein, the United States and other countries are increasing pressure for a ceasefire before Ramadan, expected on February 18th, and are mobilizing humanitarian funds. Washington has pledged $200 million and the United Arab Emirates $500 million in support, out of a total of $1.5 billion envisioned for UN operations.


While talks advance for a neighboring country, the situation on the ground in South Sudan remains dire, marked by impunity for attacks against civilians and those trying to care for them.


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Moussa Nassourou

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