Quand le “fils artistique” oublie le père : Fingon Tralala sort le carnet de comptes et balance tout sur Défo Premier

Quand le “fils artistique” oublie le père : Fingon Tralala sort le carnet de comptes et balance tout sur Défo Premier

Au Cameroun, on dit souvent que l’ingratitude est plus rapide que la reconnaissance. Sur le plateau de Ciné Club, Fingon Tralala n’a pas seulement parlé, il a vidé le sac… et même la valise. Visiblement très remonté contre celui qu’il considère comme son “fils artistique”, Défo Premier, l’homme est revenu, point par point, sur une relation qu’il dit avoir bâtie à la sueur de son carnet d’adresses, de son portefeuille et de sa patience.

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D’entrée de jeu, Fingon Tralala ne mâche pas ses mots. Pour lui, les sorties médiatiques de Défo Premier sont tout simplement méchantes. Et quand il parle de méchanceté, il parle aussi d’oubli volontaire.
« Quand je voyage et que je rentre, je fais les achats comme pour les enfants de la maison », lâche-t-il, visiblement écœuré. Même le style vestimentaire, jusqu’au cigare, serait passé par la case Fingon. “Voilà comment un artiste doit se présenter”, affirme-t-il, comme un directeur artistique avant l’heure.


La rencontre, elle, ressemble à un scénario de film camerounais petit budget mais à forte émotion. Un audio, une écoute attentive, Bien Dosé comme témoin, puis un rendez-vous improvisé sur un site de tournage. Défo Premier vit alors à Yaoundé, dort en auberge à Douala et lutte avec les réalités bien connues des artistes en galère. Fingon visite, constate… et agit. Hôtel à son nom, chambre garantie, tranquillité assurée. Le tout sans facture à présenter au “fils”.


Puis vient Japoma, le chantier, la fameuse chambre, ensuite l’appartement. Au départ gratuit, ensuite à 40 000 FCFA symboliques, là où le loyer réel flirte avec les 120 000 – 130 000 FCFA. Certains mois, Défo paye. D’autres mois, il “cherche encore”. Pendant ce temps, Fingon continue de le traîner partout, prestations ou pas, comme un bagage cabine toujours accepté.


Le clou du spectacle reste la voiture. Rêve ultime de Défo Premier. Fingon achète le véhicule à 3 200 000 FCFA. La voiture change de destination, passe par la mère de ses enfants, par Tôlier, consomme trop, puis finit par atterrir dans une discussion à la terrasse.
« Donne-moi ce que tu as, je te donne la voiture ».
Résultat : 350 000 FCFA, clés remises, documents livrés, promesse de 50 000 FCFA supplémentaires… jamais arrivés.


Alors quand Fingon entend que Défo Premier affirme avoir “acheté” la voiture, la colère monte d’un cran. “C’est malsain, c’est criminel”, tranche-t-il, sans détour. Pour lui, le problème est simple : on peut réussir, mais on ne doit pas effacer ceux qui ont aidé à grimper.


La rupture finale arrive avec une nouvelle opportunité : une maison gratuite proposée par le Dr BK. Fingon avertit. Intimité, liberté, risques. La suite lui donne raison. Les deux hommes ne se parlent plus. Retour à Yaoundé pour Défo Premier, loin de la maison à 120 000 FCFA où il ne payait que 40 000 FCFA.


Moralité version camerounaise : quand on oublie d’où l’on vient, la route vers où l’on va devient glissante. Et cette fois, Fingon Tralala a décidé de mettre des panneaux de signalisation bien visibles.




When an “artistic son” forgets his father: Fingon Tralala breaks the silence and settles scores with Défo Premier


On the set of Ciné Club, Fingon Tralala did not just speak, he unloaded everything. Clearly upset with Défo Premier, whom he describes as his “artistic son”, Fingon retraced their story, from their first encounter to a bitter separation marked by disappointment and frustration.


According to Fingon, Défo Premier’s recent public statements show a serious lack of gratitude. From accommodation and daily expenses to image coaching and professional exposure, Fingon claims he played a decisive role in shaping Défo Premier’s career.


He recalls how he personally arranged hotel rooms in Douala, later hosted him in his own house in Japoma at a symbolic rent, and continuously included him in performances to boost his visibility. Even the dream of owning a car, Fingon says, became reality through his intervention. A vehicle worth 3.2 million FCFA was handed over for only 350,000 FCFA, with a promise that was never fulfilled.


The relationship finally collapsed when Défo Premier left to live for free in another residence, ignoring Fingon’s warnings. Today, the two no longer speak.


Fingon’s message is clear: success without acknowledgment is empty. In his words, honesty and gratitude are essential if one hopes to go far.


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Viviane GEMELE

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