Après des fraudes ayant conduit à l’annulation de certaines épreuves et à la suspension d’un enseignant à Yaoundé. Les autorités semblent prendre certaines mesures pour éviter cette récidive, Apprend-on. Le reporter de la Nouvelle Expression fait son premier passage à l’Institut Universitaire du Golfe de Guinée situé dans l’arrondissement de Douala 3e. Il est environ 10h30 ce mardi 07 juin. C’est le premier jour des épreuves écrites du Brevet de technicien supérieur pour la session de juin-juillet 2016. A l’entrée de cette institution, les éléments du service de la sécurité donnent des instructions aux candidats qui viennent de composer l’épreuve d’informatique « suivez l’alignement avant de regagner le large », instruit-il. Les candidats sortent en rang. Les entrées et sorties sont surveillées à la lettre.
A l’institut universitaire de technologie, la sécurité est plus accentuée. Il est environ 12h30 Certains candidats s’apprêtent à regagner les salles d’examen. Une longue file d’attente se dresse à l’entrée et dans l’enceinte de l’institution. Devant le portail, les candidats sont à nouveau soumis à un contrôle systématique. Environ 1 minute pour la fouille minutieuse par candidat. Les hommes de médias sont également soumis à une fouille strict dans l’enceinte du centre d’examen « Nous sommes vraiment désolés de le faire, c’est la consigne reçue des autorités », laisse entendre un vigile. Les outils des candidats sont contrôlés minutieusement .Les objets cumulés dont les téléphones en premier lieu, sont rangés lors de l’entrée en salle. Bien plus, certaines calculatrices telles que la programmable sont toutefois interdites. « On interdit la programmable parce qu’elle est équipée de fonctionnalité et permet de copier le cours ; En plus ce sont des dispositifs qui permettent à la fois de recevoir des informations, et d’envoyer en un temps record », renseigne un élément du service de sécurité.
Rendu à la direction, le Pr. Jacques Etame coordonnateur des examens BTS dans le littoral et par ailleurs Directeur de l’institut Universitaire de Technologie, n’a pas souhaité s’exprimer. Toutefois, il convient de préciser que le brevet de technicien supérieur est un examen officiel harmonisé à l’échelon national. Il est à noter qu’au titre de la session de 2016, l’examen BTS se déroulera dans cinq centres du territoire camerounais à savoir ; Yaoundé, Douala, Bandjoun, Garoua, et N’Gaoundéré.
Amélie Dita, Stg