Bansoa-Bakassa : Entre Tradition, Administration et Loyauté, l'Échange Musclé qui Électrise la Menoua
L’affaire fait grand bruit dans les chefferies de l’Ouest Cameroun. Alors que les rumeurs les plus folles circulaient encore récemment sur la toile concernant la vie privée de la députée Nourane Fotsing (mariant faussement son époux au trône de Bakassa), c’est une toute autre crise, bien plus profonde et institutionnelle, qui vient d’éclater au grand jour entre la puissante Chefferie Supérieure Bansoa et le village de Bakassa.
Dans une sortie qui a le mérite de la clarté et qui fait l’effet d’un coup de massue, Sa Majesté Njontu Nchinda II, Chef Supérieur du Groupement Bansoa, a sorti l’artillerie lourde. Par voie de communiqué, le monarque a tenu à faire une "Mise au point" cinglante contre ce qu'il qualifie de "profanation" des attributs traditionnels. En ligne de mire : la succession du regretté Feu Ténékam Joseph, rappelé à Dieu l’année dernière.
Le message du Palais de Bansoa est sans équivoque et coupe l’herbe sous le pied des partisans d’une succession héréditaire automatique. "La succession dans une chefferie administrative n’étant pas héréditaire, il y a donc vacance dans cette chefferie administrative", tranche Sa Majesté Njontu Nchinda II.
Pour le Chef Supérieur, il est impératif de remettre les pendules à l’heure de l’Histoire. Il rappelle que le défunt Ténékam était certes un notable respecté, portant le titre honorifique de Feuh-Tii à la Cour Royale, mais qu’il s’agissait d’un "notable sans territoire à gérer". Pire, il insiste sur le fait que Bakassa est subdivisé en quatre quartiers avec leurs chefs respectifs et que la chefferie dite "de Bakassa" n'est qu'une création administrative de l'État du Cameroun – une chefferie de 3e degré – et non un trône traditionnel héréditaire.
"Je mets en garde tous ceux qui alimentent la confusion dans cette partie de notre Groupement", a martelé le monarque, appelant à la paix et au loyalisme.
La Riposte du Fils : Humilité et "Amende Honorable"
Face à cette sortie qui aurait pu déclencher une guerre de tranchées, la réponse du jeune Tenekam Fotsing II, dit Feu-Ntih, est venue surprendre par sa tonalité. Loin de l’affrontement attendu, le fils du défunt a choisi la voie de la sagesse et du respect des usages.
Dans une correspondance adressée au Chef Bansoa et consultée par notre rédaction, Tenekam Fotsing présente ses "excuses les plus respectueuses" et fait "amende honorable". Il reconnaît que les procédures traditionnelles nécessaires n'ont pas été entièrement accomplies, attribuant ce retard non pas à un défi, mais à la "jeunesse" et à "certaines maladresses".
Avec une humilité qui force le respect dans l'arène politique et traditionnelle camerounaise, il déclare solennellement :
"Vous demeurez pour moi le roi incontesté et incontestable de la communauté Bansoa, et si un seul fils devait rester debout à vos côtés, fidèle entre tous, je serais celui-là, aujourd'hui, demain et après-demain."
Un Apaisement Avant la Régularisation ?
Cette joute épistolaire, bien que musclée au départ, semble se diriger vers une résolution pacifique. Le jeune Tenekam Fotsing promet de constituer au plus vite une délégation pour venir "régulariser la situation" au palais de Bansoa.
Si l’autorité de Sa Majesté Njontu Nchinda II est ainsi réaffirmée et acceptée, la question du leadership à Bakassa reste cependant pendante. Le Chef Bansoa parle de "vacance" administrative, tandis que le fils du défunt revendique le rôle de "dépositaire moral". Une chose est sûre : les regards de toute la Menoua restent braqués sur les prochaines démarches traditionnelles qui devront clarifier, une bonne fois pour toutes, qui dirigera ce coin de terre.
En attendant, le message est clair : à Bansoa, la tradition a des codes et nul ne saurait s'en affranchir, même par le biais d'une nomination étatique.
Royal Rumble in Bansoa: Paramount Chief Declares Bakassa Throne "Vacant", Son of Late Chief Bows in Apology
Western Cameroon Royal Crisis: H.M. Njontu Nchinda II clarifies Bakassa is an administrative unit, not a hereditary kingdom. Tenekam Fotsing responds with loyalty and a public apology. Full story inside.
Bansoa vs. Bakassa: A Succession Crisis Resolved by Humility and Traditional Law
The quiet hills of the Menoua Division in West Cameroon are trembling under the weight of traditional jurisprudence. In a dramatic public exchange, His Majesty Njontu Nchinda II, Paramount Ruler of the Bansoa Fondom, has firmly shut down what he describes as a "usurpation" of royal attributes in the village of Bakassa.
The controversy stems from the succession of the late Chief Tenekam Joseph, who passed away last year. While his son, Tenekam Fotsing II, had been acting as successor, the Paramount Ruler of Bansoa issued a scathing press release to set the record straight.
"Succession in an administrative chiefdom is NOT hereditary," the release stated emphatically. H.M. Njontu Nchinda II reminded the public that the late Tenekam was a notable (Feuh-Tii) at the Bansoa Royal Court, but that the so-called "Bakassa Chiefdom" is a 3rd Degree Administrative Unit created by the State of Cameroon. As such, there is currently a "vacancy" of the administrative post.
The statement was a stern warning against "profaning" traditional customs and sowing confusion among the people of Bakassa, which is traditionally divided into four distinct quarters.
The Son's Unexpected Surrender
In a twist that has captivated the Cameroonian public—especially following recent unfounded gossip linking the Bakassa throne to the husband of MP Nourane Fotsing—the response from Tenekam Fotsing II was not one of war, but of total capitulation and respect.
In a letter dripping with filial piety, the young Tenekam offered his "most respectful apologies" and made "honorable amends." He admitted that due to "youth and clumsiness," the required traditional rites to Bansoa had not been completed.
"I reaffirm with force that our loyalty to Your Majesty is total, constant, and unambiguous," Fotsing wrote. "If only one son were to remain standing by your side, faithful above all, I would be that one, today, tomorrow, and the day after."
What's Next for Bakassa?
This exchange effectively ends any immediate notion of a rebellion. Tenekam Fotsing has pledged to lead a delegation to the Bansoa Palace to "regularize the situation."
For now, the wisdom of the Bansoa Fondom prevails. The young Fotsing secures his place within the traditional hierarchy through allegiance, but the official "administrative" leadership of Bakassa remains a matter for the State to clarify. The eyes of the Grassfields remain fixed on Bansoa for the next act of this royal drama.
Chef Bansoa, Njontu Nchinda II, Bakassa, Tenekam Fotsing, chefferie administrative, crise succession Cameroun, Menoua, Ouest Cameroun, Nourane Fotsing mari, tradition Bamiléké, Feuh-Tii, chefferie 3e degré, actualité Cameroun, culture Camerounaise, Sa Majesté Bansoa, communiqué Bansoa Bakassa
Viviane GEMELE