Médecin légiste : Au service de l?application de la justice

Médecin légiste : Au service de l?application de la justice

Ses services sont sollicités pour établir la cause d?un décès, mais aussi pour évaluer des séquelles sur des individus après un accident.

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Un homme est retrouvé sans vie dans son domicile. Comment déterminer la cause de son décès ? Empoisonnement, accident vasculo-cérébrale, etc. C’est à ce niveau qu’intervient le médecin légiste. Le médecin légiste est ce spécialiste dont le travail consiste à réaliser une autopsie, afin de déterminer les causes ayant conduit à un décès. Il peut également révéler la date et l’heure du décès. Dr Elong Ngono, médecin légiste, en a déjà réalisé au Cameroun. Mais toujours à la demande des services de justice. La spécialiste pense d’ailleurs que c’est à un médecin légiste de formation qu’on aurait dû confier le cas du Dr Ngo Kana, la jeune femme médecin décédée il y a quelques temps dans des circonstances troubles à Douala.



Le médecin légiste peut être considéré comme un auxiliaire de justice, car il est celui qui « met au service de l’application de la loi, de la justice des connaissances médicales et qui soumet l’exercice médical aux textes légaux qui le régissent», explique Dr Elong Ngono. Toujours selon cet expert, cette médecine a une double fonction : «Elle apporte à tous ceux qui sont chargés d’appliquer la loi des connaissances médicales et elle diffuse la connaissance des textes légaux qui régissent la profession des médecins».



Le travail du médecin légiste, il faut le préciser, ne se limite pas à ausculter des cadavres pour déterminer la cause de leurs décès. Il a également compétence à faire des bilans traumatiques suite à un accident, à des coups et blessures, à des viols, à toute forme de violence dans le but d’évaluer les séquelles.



Pour ce spécialiste qu’on retrouve dans des hôpitaux, des instituts médico-légal, des morgues, etc., le préalable pour pratiquer cette activité est d’être médecin de formation. « Tout médecin est légiste. Maintenant, il y en a qui décident de se spécialiser dans la médecine légale. « Je me suis spécialisée en France, à l’Université Paul Sabatier de Toulouse. Au terme de cette spécialisation, j’ai reçu un certificat d’études spéciales de médecine légale et de toxicologie», explique le médecin, par ailleurs neurochirurgien. Cette spécialité, de l’avis du Dr Elong Ngono, est passionnante, mais très peu prisée.





 

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