SUD: Foire du manioc à Ngoulemakong.

SUD: Foire du manioc à Ngoulemakong.

cameroun24.net - La 5ème édition régionale de la fête du manioc a été célébrée le 28 novembre dernier à l?esplanade du marché de Ngoulemakong, une initiative de la société coopérative des producteurs de manioc de cet arrondissement (socooproman).

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Une véritable fête en l’honneur des producteurs de manioc pour étaler leur savoir-faire en la matière. En plus des tubercules ordinaires de manioc présentés au public venu nombreux, cette 5ème édition a principalement exposée  les sous produits issus de la transformation du manioc. On pouvait apprécier sous la dizaine de chapiteaux prévus à cet effet, du bâton de manioc sur toutes les formes, du water fufu, des cosettes, des spaghettis, du tapioca, des feuilles séchées de manioc, de l’amidon,  de la farine, et des multiples pâtisseries obtenues à partir de la farine de manioc. Pour Angeline Akoa présidente du conseil d’administration de cette société coopération, le meilleur reste à venir avec ses 1215 membres engagés à la production du manioc. Il s’agit pour ses membres de lutter contre la pauvreté, par leurs actions engagées depuis sept années, Ngoulemakong est aujourd’hui un grand bassin de production du manioc dans la région du Sud. L’innovation pour cette édition a porté sur la création de la caisse villageoise  d’épargne  et de crédit autogérée (cveca), où pas seulement les membres de la coopérative épargnent et empruntent de l’argent pour la réaliser des activités commerciales à un taux d’intérêt de 4% du montant sollicité.




Aussi, une maison dite du planteur a été également inaugurée à cette occasion, il s’agit de faciliter l’approvisionnement  en semences, en matériel de production et de traitement phytosanitaire et même de  promotion de l’habitat.




Pour la PCA, 11 sections coopératives constituent la socooproman, qui couvre tout l’arrondissement. Pour Fidèle Dongmo,  chef service des coopératives du département de la Mvila, pour cette édition l’accent a été mis aux produits  transformés, signe irréfutable du passage vers l’agriculture de seconde génération. Ce qui apporte une plus value dans la chaîne de valeur de cette spéculation, une idée chère pour le patron de l’agriculture et du développement rural. Du fait que le manioc soit une  denrée très périssable, il n’y a que la transformation pour rallonger cette chaîne de rentabilité. Le prochain défi pour le chef coop-gic départemental est de  sauver cette noble idée de ce groupe de femmes pour la plus part,  c’est d’aller vers une gestion normale de la chose. Il s’agit de sortir du côté folklorique pour une gestion scientifique. Pour lui, le niveau actuel augure des lendemains meilleurs pour cette coopérative, il reste également à jouer sur les mentalités, savoir faire la part des choses entre la société coopérative et les celles des tiers membres.


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Pour Anicet Akoa,  maire de la commune d’arrondissement de Ngoulemakong les missions aujourd’hui avec la décentralisation sont, la promotion du développement économique local à l’instar de la production agropastorale. Avec les stratégies, il est question d’impulser une dynamique locale de travail autour des filières agropastorales et piscicoles portées par les organisations paysannes fortes. Pour le maire, l’approche d’accompagnement ici est le « faire-faire » et le learning by doing ».  La satisfaction première est que Ngoulemakong son arrondissement soit  devenu un véritable bassin de production du manioc. Par cette foire du manioc, Ngoulemakong est décloisonné et est devenu une destination annuelle pour tous les acteurs de la chaîne du produit manioc. Il s’agit à travers cette fête régionale du manioc de faire la promotion de son arrondissement. Un espace temporel de négociation, d’échanges d’expériences entre acteurs de la filière, et un espace de promotion des économies locales et sous régionale. Pour le secrétaire général de la région officiant en lieu et place du ministre de l’agriculture et du développement rural (minader), c’est une leçon d’engagement de cette coopérative qui depuis plusieurs années s’évertue à la construction de l’économie Camerounaise avec le manioc. Une façon de confirmer le sens de d’organisation et le dynamisme de ce groupe qui fait la fierté de tout un arrondissement,  porte d’entrée dans la région du Sud. Un don fait de porte-tout, de brouettes, de pulvérisateurs, de bottes, de gangs et de sacs d’engrais a été remis à la socooproman par le SG. Pour Solange Amougou membre de cette coopérative sa satisfaction est grande, elle se sent très galvanisée. Elle reconnait déjà qu’avec le manioc seulement, elle peut satisfaire ses besoins et ceux de sa famille. Elle qui a exposé sur les différents bâtons de manioc, qui ont été ramassé comme des petits pains par des visiteurs à la foire qui en ont redemandé.  Pour la 6ème édition, l’idéal serait que  les organisateurs davantage achalandent leurs différents étals, car il s’agit d’une opportunité commerciale pour ces femmes de gagner de manière substantielle des revenus.



Jacques Pierre SEH à Ebolowa  



Réaction



Pascal Essissima

Fils du terroir, « agriculteur »




« Nous sollicitons l’accompagnement du gouvernement, pour rendre la politique du développement  local une réalité »


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En tant que fils du village, nous avons l’obligation de montrer ce que nous sommes capables de faire. Nous avons choisi  le label du manioc pour montrer notre dynamisme en termes de production agricole. Le manioc a fait connaitre Ngoulemakong à travers la république avec le prix engrangé lors du comice agropastoral d’Ebolowa. Nous sommes maintenant entrain de pencher vers l’agriculture de seconde génération, c’est une joie, une fierté pour l’ensemble des populations de la ville. Nous attendons beaucoup des pouvoirs publics pour que nous puissions multiplier notre capacité de production. Il faut passer à l’augmentation des surfaces culturales, afin d’honorer nos engagements vis-à-vis des partenaires qui nous appuient et vis-à-vis du marché. Nous ne souhaitons pas continuer à vivre en zone rurale comme si nous étions des laissés pour compte. Nous sollicitons l’accompagnement du gouvernement, pour rendre la politique du développement local, une réalité. Le passage au numérique aujourd’hui  est une étape importante vers la modernisation,  son action va plus contribuer au développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il est important que les populations prennent l’initiative et s’arrime à la modernité de la gestion. Ce n’est pas quelque chose qui demande à aller vers les universités, mais quelque chose de pratique. Il faut chercher les partenaires, et connaitre les différents marchés possibles.



Propos recueillis

Par Jacques Pierre SEH

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