Allemagne : Bosch rase 24 000 emplois, Merz et von der Leyen se déchirent – le moteur européen toussote

Allemagne : Bosch rase 24 000 emplois, Merz et von der Leyen se déchirent – le moteur européen toussote

Bosch supprime 24 000 emplois d’ici 2032 face à la Chine, tandis que Merz et von der Leyen s’opposent sur le statut du Canada. Ce qu’il faut savoir.

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Allemagne : Bosch supprime 24 000 emplois d’ici 2032 pendant que Merz et von der Leyen s’affrontent sur le statut du Canada


L’Allemagne traverse une double zone de turbulences. Sur le front économique, le géant Bosch confirme une saignée de 24 000 emplois d’ici 2032, sur fond de crise automobile et de concurrence chinoise. Sur le front politique, le chancelier Friedrich Merz et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se disputent la définition du statut de « membre associé » de l’Union européenne.


Bosch : 750 postes de plus sur la sellette à Abstatt


Selon le quotidien allemand Handelsblatt, le groupe Bosch prévoit de supprimer 24 000 emplois d’ici 2032. Un responsable de l’entreprise a confirmé au journal la suppression de 750 postes supplémentaires sur le site d’Abstatt, dans le Land du Bade-Wurtemberg. Ces suppressions s’ajoutent aux un peu plus de 23 000 annoncées précédemment dans les divisions qui fabriquent des pièces pour l’industrie automobile.


À Abstatt, Bosch conçoit des systèmes de freinage. Le groupe développe parallèlement en Chine des versions plus modernes de ces systèmes, très largement adoptées par les constructeurs locaux. Résultat : l’activité du site allemand en pâtit. « Pour préserver à long terme le rôle d’Abstatt, nous devons adapter notre structure de production et nos coûts. Malheureusement, nous ne pouvons pas y échapper », a déclaré Mohammed Abraham, l’un des responsables de Bosch.


La Chine, nouveau juge de paix de l’automobile


Bosch justifie ces coupes par le durcissement de la concurrence des fabricants chinois. Le groupe espère économiser environ 2,5 milliards d’euros par an grâce à cette restructuration.


Les chiffres donnent la mesure du bras de fer. Le chiffre d’affaires de la branche automobile de Bosch s’élève à 27,8 milliards d’euros, ce qui en fait le premier fournisseur mondial de pièces pour constructeurs. Mais son rival chinois CATL, principal fournisseur de composants pour véhicules électriques, le talonne avec 25 milliards d’euros sur la même période.


Pour Handelsblatt, ces nouvelles coupes prouvent que la situation de l’industrie automobile allemande est loin de s’améliorer et que les mesures d’économie précédentes sont insuffisantes. Le journal estime que Bosch pourrait annoncer prochainement d’autres suppressions en Allemagne.


Berlin contre Bruxelles : la querelle du « membre associé »


Dans le même temps, la politique allemande est secouée par un différend avec la Commission européenne. D’après l’édition européenne de Politico, qui cite plusieurs sources, le projet d’accorder au Canada le statut de membre associé de l’UE a révélé de profondes divergences entre le chancelier Friedrich Merz et Ursula von der Leyen.


Les tensions se sont accentuées après le 21e sommet UE-Canada, tenu à Montréal les 29 et 30 octobre. À la demande de l’Allemagne, la référence au statut de membre associé a été retirée de la déclaration commune. Ursula von der Leyen a pourtant maintenu sa position et continué de qualifier le Canada de membre associé.


Toujours selon Politico, Berlin y a vu un affront à Friedrich Merz et à son projet d’accorder un statut similaire à l’Ukraine, comme étape intermédiaire vers une adhésion à part entière. Or, dans la conception défendue par la présidente de la Commission, un pays bénéficiant de ce statut ne pourrait jamais devenir membre à part entière. La chancellerie allemande n’a pas souhaité commenter ces affirmations.


Une bataille de pouvoir derrière les mots


Cette querelle de vocabulaire met en lumière des désaccords plus anciens sur la répartition des pouvoirs dans la politique européenne. Ursula von der Leyen veut renforcer les prérogatives de Bruxelles, tandis que Friedrich Merz estime que la politique de l’Union doit être définie par les États membres.


Les points de friction s’accumulent : Berlin avait déjà indiqué qu’il n’approuverait pas le budget de l’UE tel que proposé par la Commission. L’Allemagne n’a pas non plus soutenu l’idée d’un Conseil européen de sécurité, préférant bâtir un cadre de coopération distinct avec la France et le Royaume-Uni.


Proposée par Ursula von der Leyen en septembre, l’idée d’un statut de membre associé pour le Canada devait être tranchée à Montréal. La formule a finalement été écartée. Les participants se sont engagés à définir un cadre spécifique pour les relations UE-Canada d’ici au prochain sommet conjoint, prévu en 2027.


Pourquoi ça concerne aussi l’Afrique


L’Allemagne reste la première économie européenne et un partenaire commercial majeur pour de nombreux pays africains, dont le Cameroun. Quand ses grands groupes industriels taillent dans leurs effectifs et que sa classe politique se divise sur l’avenir de l’Union, ce sont les équilibres de la coopération économique internationale qui bougent. À suivre de près.




Germany: Bosch to Cut 24,000 Jobs by 2032 as Merz and von der Leyen Clash Over Canada’s “Associate Member” Status


Germany is facing turbulence on two fronts. Industrial giant Bosch is set to cut 24,000 jobs by 2032 amid the car industry crisis and fierce Chinese competition, while Chancellor Friedrich Merz and European Commission President Ursula von der Leyen are at odds over what “associate membership” of the EU should mean.


Bosch: 750 more jobs at risk in Abstatt


According to the German daily Handelsblatt, Bosch plans to eliminate 24,000 jobs by 2032. A company official told the paper that 750 additional positions will go at the Abstatt site in Baden-Württemberg. These come on top of just over 23,000 cuts previously announced in the divisions making parts for the automotive industry.


At Abstatt, Bosch designs braking systems. At the same time, it is developing more advanced versions of these systems in China, where local carmakers widely adopt them. The German site is suffering as a result. “To safeguard Abstatt’s role in the long term, we must adapt our production structure and costs. Unfortunately, we cannot avoid it,” said Bosch executive Mohammed Abraham.


China, the new arbiter of the car industry


Bosch blames the cuts on tougher competition from Chinese manufacturers. The restructuring should save the group about €2.5 billion a year.


The numbers show how tight the race is. Bosch’s automotive division generated €27.8 billion in revenue, making it the world’s top supplier of parts to carmakers. But Chinese rival CATL, the leading supplier of components for electric vehicles, is close behind with €25 billion over the same period.


Handelsblatt argues the new cuts show that the German car industry’s situation is far from improving and that earlier savings measures were not enough. It suggests Bosch could announce further job cuts in Germany soon.


Berlin vs. Brussels: the “associate member” row


Meanwhile, a dispute with the European Commission is shaking German politics. According to the European edition of Politico, citing several sources, the plan to grant Canada associate-member status in the EU has exposed deep divisions between Chancellor Merz and Commission President von der Leyen.


Tensions grew after the 21st EU-Canada summit, held in Montréal on October 29-30. At Germany’s request, the reference to associate-member status was removed from the joint declaration. Von der Leyen nonetheless kept her position and continued to describe Canada as an associate member.


Per Politico, Berlin saw this as a slight to Merz and to his plan to give Ukraine a similar status, as a stepping stone to full membership. Yet in von der Leyen’s view, a country with such a status could never become a full member. The German chancellery declined to comment.


A power struggle behind the wording


The terminology quarrel highlights older disagreements over how power should be shared in shaping European policy. Von der Leyen wants to strengthen Brussels’ prerogatives, while Merz believes EU policy should be set by member states.


Friction points are piling up: Berlin had already said it would not approve the EU budget as proposed by the Commission. Germany also did not back the idea of a European Security Council, preferring to build a separate cooperation framework with France and the United Kingdom.


Von der Leyen proposed associate-member status for Canada in September, and the question was meant to be settled in Montréal. The wording was ultimately dropped. Participants pledged to define a specific framework for EU-Canada relations by the next joint summit, scheduled for 2027.


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Ekanga Ekanga Fernand

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