Afrique : choléra en Zambie, tensions entre le Soudan et l’Éthiopie, crise politique en Somalie… les 5 faits marquants
Le continent africain est confronté à une succession de situations préoccupantes sur les plans sécuritaire, sanitaire, diplomatique et politique. Alors que le bilan de l’effondrement d’un immeuble à Nairobi s’alourdit, la Zambie fait face à une nouvelle flambée de choléra. Au Soudan, les Forces de soutien rapide (FSR) sont accusées de détenir 135 professionnels de la santé et de l’éducation. Dans le même temps, les relations entre Khartoum et Addis-Abeba se dégradent, tandis que la justice somalienne remet en cause la prolongation du mandat présidentiel. En Afrique du Sud, les premières tendances des élections locales placent l’ANC en tête.
Nairobi : le bilan de l’effondrement d’un immeuble passe à cinq morts
Le bilan humain de l’effondrement d’un immeuble en construction dans le quartier d’Eastleigh, à Nairobi, continue de s’alourdir. Trois nouveaux corps ont été extraits des décombres dans la soirée du 4 novembre et aux premières heures du 5 novembre, portant à cinq le nombre de personnes décédées dans cet accident survenu le 23 octobre.
L’information a été rapportée par le journal kényan The Standard, citant Duncan Ochieng, directeur de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes. Les équipes de secours avaient auparavant retrouvé les corps de deux femmes.
Toutes les dépouilles ont été transférées à la morgue municipale de Nairobi pour des examens médico-légaux et l’identification des victimes.
Le bilan des survivants reste toutefois marqué par des divergences. Selon les dernières informations officielles de la police, quatre personnes ont été extraites vivantes des décombres. Des médias locaux avaient précédemment évoqué six rescapés. Les autorités n’ont pas encore expliqué cet écart.
Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent. Les services d’urgence avaient initialement estimé qu'une dizaine de personnes pourraient se trouver dans le sous-sol du bâtiment. Le nombre exact de personnes encore ensevelies demeure inconnu.
Les circonstances et les causes de cet effondrement restent à déterminer.
Zambie : 966 cas de choléra et 25 décès, une nouvelle menace sanitaire
La situation sanitaire suscite également de vives inquiétudes en Zambie. Le pays a enregistré 966 cas de choléra et 25 décès au 15 octobre 2026, selon les données de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), relayées par ReliefWeb, le service d'information du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies.
Les infections ont été recensées dans 12 districts répartis dans cinq provinces. Le taux de létalité communiqué s'établit à 1,59 %.
Pour la FICR, cette nouvelle flambée représente une menace sérieuse pour la santé publique et les conditions de vie des populations. Les établissements sanitaires pourraient notamment subir une pression supplémentaire sur leurs effectifs, leurs stocks de médicaments, leurs capacités d'hospitalisation et leurs moyens de transport.
La résurgence de la maladie intervient après une première épidémie détectée le 15 août 2025. Les mesures sanitaires avaient alors permis de réduire considérablement les contaminations, conduisant le gouvernement à annoncer la fin de l'épidémie.
Mais un nouveau cas identifié le 13 août 2026 a marqué le début d'une nouvelle phase de propagation. Les districts de Chiengi, Nsama et Chibombo figurent parmi les zones touchées, avec d'autres secteurs qui n'avaient pas bénéficié des premières interventions sanitaires.
Au-delà du nombre de contaminations, la FICR redoute une perturbation des soins médicaux courants. La mobilisation du personnel et des ressources contre le choléra pourrait notamment affecter les services de santé maternelle et infantile, les campagnes de vaccination et d'autres prestations essentielles.
Les enfants de moins de cinq ans, les personnes âgées, les personnes handicapées, les malades chroniques ainsi que les familles ayant un accès limité à l'eau potable et aux soins figurent parmi les populations les plus exposées.
Le choléra est une infection intestinale aiguë provoquée par la bactérie Vibrio cholerae. Principalement transmise par l'eau et les aliments contaminés, la maladie peut entraîner une diarrhée sévère, une déshydratation rapide et, dans les cas graves, un collapsus cardiovasculaire.
Soudan : les FSR accusées de détenir 135 soignants et enseignants au Darfour
La crise humanitaire et sécuritaire au Soudan prend une nouvelle dimension avec les accusations visant les Forces de soutien rapide (FSR). Le mouvement rebelle retiendrait 135 membres du personnel médical et de l'éducation dans la ville d'El-Geneina, capitale de l'État du Darfour-Occidental.
L'accusation émane du Réseau des médecins soudanais, une organisation locale de défense des droits humains et d'assistance humanitaire.
Selon son communiqué, les personnes détenues comprennent 47 professionnels de santé et 88 enseignants et professeurs d'université. Elles seraient réparties dans plusieurs lieux de détention, notamment l'ancien site de la mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour, le quartier général de la 15e division d'infanterie et la prison d'Ardamata.
Le Réseau des médecins soudanais affirme également que d'autres civils, parmi lesquels des femmes et des enfants, pourraient être retenus dans ces installations.
L'organisation exprime de sérieuses inquiétudes concernant les conditions de détention et les conséquences de cette situation sur les populations locales. La privation de liberté de dizaines de professionnels de santé intervient dans une région où le système sanitaire est déjà fortement dégradé, compromettant davantage l'accès aux soins de milliers d'habitants.
Face à cette situation, le Réseau des médecins soudanais demande aux FSR de communiquer les lieux de détention, de permettre aux personnes retenues de contacter leurs familles et de recevoir des soins médicaux. Il réclame également la libération des détenus qui ne font l'objet d'aucune accusation ni procédure judiciaire.
L'organisation appelle enfin les Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge et les instances internationales de défense des droits humains à intervenir pour garantir la protection des personnes détenues.
Soudan-Éthiopie : fermeture des consulats et expulsions diplomatiques
Les relations entre le Soudan et l'Éthiopie connaissent une nouvelle détérioration. Les deux pays ont fermé des consulats situés dans leurs zones frontalières respectives et procédé à l'expulsion de diplomates, sur fond d'accusations réciproques d'ingérence dans leurs affaires intérieures.
Selon Reuters, l'Éthiopie a fermé le consulat soudanais d'Assosa, dans l'ouest du pays, et demandé aux six employés de quitter le territoire sous 48 heures.
Khartoum a riposté en fermant le consulat éthiopien d'Al-Qadarif, dans l'est du Soudan, et en expulsant son personnel, selon deux responsables soudanais cités par l'agence sous couvert d'anonymat. Le média Sudan Tribune avait précédemment évoqué l'expulsion de trois diplomates éthiopiens.
Cette escalade diplomatique s'inscrit dans un contexte régional particulièrement tendu. Le gouvernement soudanais accuse Addis-Abeba de soutenir les Forces de soutien rapide, qui affrontent l'armée régulière depuis avril 2023.
Le 1er novembre, Khartoum a annoncé avoir saisi le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Les autorités soudanaises affirment notamment que des drones utilisés par les FSR seraient lancés depuis le territoire éthiopien pour frapper des infrastructures civiles. Addis-Abeba rejette ces accusations.
De son côté, l'Éthiopie accuse le Soudan, l'Égypte et l'Érythrée de soutenir les rebelles du Tigré, qui ont lancé une offensive contre les forces gouvernementales en septembre. Les trois pays concernés démentent ces allégations.
Amjad Farid, conseiller aux affaires politiques et internationales du Conseil de souveraineté du Soudan, a affirmé que son pays entendait défendre son territoire tout en évitant une confrontation militaire directe avec son voisin.
« Le gouvernement soudanais se réserve le droit de protéger son territoire, mais déploie tous les efforts possibles pour éviter une guerre ouverte avec l'Éthiopie », a-t-il déclaré.
Cette crise fait craindre une extension des conflits armés au-delà des frontières nationales, dans une Corne de l'Afrique déjà fragilisée par plusieurs foyers de tensions.
Somalie : la Cour suprême conteste la prolongation du mandat présidentiel
En Somalie, la crise institutionnelle prend une tournure décisive. La Cour suprême a jugé que la nouvelle Constitution adoptée en mars 2026, qui fait passer de quatre à cinq ans la durée du mandat présidentiel, ne peut pas s'appliquer au mandat en cours de Hassan Sheikh Mohamoud.
Selon les informations rapportées par l'Agence France-Presse (AFP), la plus haute juridiction du pays a estimé que le maintien du président au pouvoir sur la base de cette prolongation était illégal.
D'après le média somalien Puntlandes, la Cour a également considéré que les mandats des deux chambres du Parlement fédéral avaient pris fin le 14 avril 2026, tandis que celui de Hassan Sheikh Mohamoud s'était achevé le 15 mai 2026.
La décision judiciaire limite désormais les prérogatives du gouvernement fédéral à la gestion des affaires courantes. Les autorités ne peuvent donc plus prendre de décisions dépassant le cadre des activités administratives ordinaires.
La Cour suprême a également demandé aux acteurs politiques somaliens de s'entendre dans un délai de 30 jours sur les modalités d'organisation d'un scrutin conforme à la Constitution. Les élections nationales devraient ensuite être organisées dans un délai maximal de 90 jours.
Autre développement majeur : dans une décision distincte, la juridiction a annulé le décret présidentiel destituant son président, Bashe Yusuf Ahmed.
La veille, Hassan Sheikh Mohamoud avait décidé de le remplacer par Ibrahim Idle Souleiman, un ancien dirigeant de la plus haute instance judiciaire. La Cour a rappelé que le chef de l'État ne disposait pas du pouvoir de révoquer seul son président. Une telle décision nécessite l'approbation du Conseil supérieur de la magistrature et du Parlement.
Cette crise trouve son origine dans la réforme constitutionnelle adoptée en mars 2026. En portant de quatre à cinq ans la durée des mandats présidentiel et parlementaires, le texte avait provoqué une contestation de l'opposition, qui estimait que la réforme ne pouvait pas bénéficier aux responsables déjà en fonction.
La Commission électorale somalienne avait auparavant programmé les élections législatives au 15 avril 2027 et la présidentielle au 15 mai de la même année. Les députés doivent être élus au suffrage direct, tandis que le président doit être désigné par les parlementaires.
Mais l'opposition et plusieurs autorités régionales contestent ce calendrier. Des représentants du gouvernement et de l'opposition doivent se retrouver à Mogadiscio du 14 au 18 novembre pour discuter des modalités des prochaines élections.
Afrique du Sud : l'ANC en tête des premières tendances des élections locales
En Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), dirigé par le président Cyril Ramaphosa, conserve provisoirement son statut de première force politique après les élections locales organisées la veille.
Selon les premières données publiées par la Commission électorale sud-africaine, l'ANC obtient 32 % des suffrages après le dépouillement de 34 % des bulletins.
L'Alliance démocratique (DA) arrive en deuxième position avec 28 % des voix. Le parti uMkhonto we Sizwe, fondé par l'ancien président Jacob Zuma, recueille 9 %, tandis que les Combattants pour la liberté économique (EFF), dirigés par Julius Malema, totalisent 6 %.
L'ANC et la DA appartiennent tous deux au gouvernement d'unité nationale, dont ils constituent les principales forces politiques.
Lors d'un point de presse, Masego Sheburi, directeur exécutif adjoint de la Commission électorale, a indiqué que 15,9 millions de personnes avaient participé au scrutin, soit un taux de participation de 54,4 %, selon les décomptes préliminaires.
Ces élections doivent permettre de renouveler les conseils locaux, municipaux et régionaux dans les neuf provinces du pays, notamment dans les grandes métropoles comme Johannesburg, Durban, Le Cap et Pretoria.
Au total, environ 136 000 candidats issus de 546 partis politiques étaient en compétition pour près de 10 000 sièges dans les différentes institutions locales.
Contrairement aux élections nationales, ce scrutin ne modifie pas directement la composition du Parlement ni celle du gouvernement central. Il constitue néanmoins un indicateur important de l'évolution des rapports de force politiques dans le pays.
Un continent confronté à des défis multiples
Ces cinq actualités illustrent la diversité des défis auxquels plusieurs pays africains sont confrontés. Entre catastrophes meurtrières, urgences sanitaires, détentions de civils, tensions diplomatiques et crises constitutionnelles, les enjeux dépassent largement les frontières nationales.
Alors que les opérations de secours se poursuivent au Kenya et que la Zambie doit contenir la propagation du choléra, les tensions au Soudan et dans la Corne de l'Afrique rappellent la fragilité de plusieurs équilibres régionaux.
En Somalie comme en Afrique du Sud, les décisions judiciaires et les résultats électoraux provisoires pourraient, quant à eux, peser sur les prochains développements politiques du continent.
Africa: Cholera Outbreak in Zambia, Sudan-Ethiopia Tensions and Somalia's Political Crisis – Five Major Developments
Africa is facing a series of major challenges on the security, humanitarian, diplomatic and political fronts. As the death toll from a building collapse in Nairobi rises, Zambia is battling a new cholera outbreak. In Sudan, the Rapid Support Forces (RSF) are accused of detaining 135 healthcare workers and education professionals. Meanwhile, diplomatic relations between Khartoum and Addis Ababa are deteriorating, while Somalia's Supreme Court has challenged the extension of the presidential mandate. In South Africa, preliminary results from local elections put the African National Congress (ANC) in the lead.
Nairobi: Death toll from building collapse rises to five
The death toll from the collapse of a building under construction in Nairobi's Eastleigh neighbourhood has risen to five.
Three additional bodies were recovered from the rubble late on November 4 and early on November 5, following the October 23 disaster.
The Kenyan newspaper The Standard reported the development, citing Duncan Ochieng, director of the National Disaster Management Authority. Rescue teams had previously recovered the bodies of two women.
All the bodies were transferred to Nairobi's municipal mortuary for forensic examinations and victim identification.
However, figures on the number of survivors remain inconsistent. According to the latest official police information, four people were rescued alive from the rubble, while local media had previously reported six survivors. Authorities have not yet explained the discrepancy.
Search and rescue operations are continuing. Emergency services had initially estimated that around ten people could have been inside the building's basement. The exact number of people still trapped remains unknown.
The circumstances and causes of the collapse are still under investigation.
Zambia: 966 cholera cases and 25 deaths raise health concerns
Zambia is facing a renewed public health challenge after recording 966 cholera cases and 25 deaths as of October 15, 2026.
The figures were reported by the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC), according to information published by ReliefWeb, the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs' information service.
The infections were recorded across 12 districts in five provinces, with a reported case fatality rate of 1.59%.
The IFRC warns that the outbreak poses a serious threat to public health and local livelihoods. Healthcare facilities could face increased pressure on medical staff, medicines, hospital beds, transportation and other essential resources.
The current outbreak follows an earlier cholera epidemic detected on August 15, 2025. Government intervention had significantly reduced infections, leading authorities to declare the epidemic over.
However, a new case identified on August 13, 2026, marked the beginning of another outbreak. Chiengi, Nsama and Chibombo are among the affected districts, alongside other areas that were not covered by the initial response measures.
The IFRC also warns that the outbreak could divert medical personnel and resources away from routine healthcare services, including maternal and child health, vaccination programmes and other essential medical activities.
Children under five, older people, persons with disabilities, individuals with chronic illnesses and households with limited access to clean drinking water and healthcare are among the most vulnerable groups.
Cholera is an acute intestinal infection caused by the bacterium Vibrio cholerae. It is mainly transmitted through contaminated water and food and can cause severe diarrhoea, rapid dehydration and cardiovascular collapse in serious cases.
Sudan: RSF accused of detaining 135 healthcare workers and teachers in Darfur
Sudan's humanitarian and security crisis has taken another worrying turn following accusations that the Rapid Support Forces (RSF) are detaining 135 healthcare and education professionals in El Geneina, the capital of West Darfur State.
The allegations were made by the Sudanese Doctors Network, a local human rights and humanitarian assistance organisation.
According to the organisation, those detained include 47 healthcare workers and 88 teachers and university professors. They are reportedly being held at several detention facilities in El Geneina, including the former headquarters of the joint United Nations-African Union mission in Darfur, the headquarters of the 15th Infantry Division and Ardamata prison.
The Sudanese Doctors Network has also expressed concern that other civilians, including women and children, may be held at these locations.
The organisation warns that the detention of medical professionals is further restricting access to healthcare for thousands of people in a region where the health system is already severely deteriorating.
It has called on the RSF to disclose the whereabouts of all detainees, allow them to contact their families and receive medical treatment, and release those who have not been formally charged or subjected to judicial proceedings.
The organisation has also urged the United Nations, the International Committee of the Red Cross and international human rights bodies to intervene and ensure that detainees' rights are respected.
Sudan-Ethiopia tensions escalate as both countries close consulates
Diplomatic relations between Sudan and Ethiopia have deteriorated further after both countries closed consulates in their respective border regions and expelled diplomatic personnel.
According to Reuters, Ethiopia shut down the Sudanese consulate in Assosa, in the western part of the country, and ordered its six employees to leave within 48 hours.
Khartoum retaliated by closing the Ethiopian consulate in Al-Qadarif, eastern Sudan, and expelling its staff, according to two Sudanese officials quoted anonymously by Reuters. Sudan Tribune had previously reported the expulsion of three Ethiopian diplomats.
The diplomatic escalation comes amid growing accusations over interference in each other's internal affairs.
Sudan accuses Addis Ababa of supporting the Rapid Support Forces, which have been fighting the Sudanese army since April 2023.
On November 1, Khartoum announced that it had filed complaints with the United Nations Security Council and the African Union's Peace and Security Council. Sudanese authorities allege that RSF drones are being launched from Ethiopian territory to attack civilian infrastructure. Ethiopia has rejected the accusations.
Ethiopia, for its part, accuses Sudan, Egypt and Eritrea of supporting Tigrayan rebels who launched an offensive against government forces in September. All three countries have denied the allegations.
Amjad Farid, political and international affairs adviser to Sudan's Sovereignty Council, said his country reserved the right to defend its territory while seeking to avoid direct military confrontation with Ethiopia.
The situation has raised fears that the ongoing conflicts in Sudan and Ethiopia could trigger a wider confrontation across the Horn of Africa.
Somalia: Supreme Court challenges extension of presidential term
Somalia is facing a deepening constitutional crisis after the Supreme Court ruled that the new Constitution adopted in March 2026 cannot be applied to the current presidential mandate of Hassan Sheikh Mohamud.
The constitutional reform extended presidential and parliamentary terms from four to five years.
According to Agence France-Presse (AFP), the country's highest court ruled that the extension could not apply retroactively to the sitting president. His continued stay in office based on the new provisions was therefore declared illegal.
According to the Somali news outlet Puntlandes, the court also determined that the mandates of both chambers of the Federal Parliament expired on April 14, 2026, while President Hassan Sheikh Mohamud's mandate ended on May 15, 2026.
The ruling restricts the federal government's powers to managing routine government affairs and prevents it from making decisions beyond the scope of ordinary administration.
The Supreme Court has also ordered Somali political stakeholders to agree within 30 days on arrangements for elections in accordance with the Constitution. National elections must then be held within a maximum period of 90 days.
In a separate ruling, the court overturned a presidential decree removing its president, Bashe Yusuf Ahmed.
The previous day, Hassan Sheikh Mohamud had dismissed him and appointed Ibrahim Idle Souleiman, a former head of the country's highest judicial institution, as his replacement.
The Supreme Court stated that the president does not have the authority to dismiss its head unilaterally. Such a decision requires approval from the Supreme Judicial Council and Parliament.
The crisis began after Parliament adopted a new Constitution in March 2026, extending presidential and parliamentary terms from four to five years. Opposition groups challenged the reform, arguing that it could not apply to officials already in office.
Somalia's electoral commission had previously scheduled parliamentary elections for April 15, 2027, and the presidential election for May 15, 2027. Members of Parliament are to be elected directly, while the president will be chosen by lawmakers.
However, opposition groups and authorities in several regions have rejected the proposed timetable. Government and opposition representatives are expected to meet in Mogadishu from November 14 to 18 to discuss arrangements for the upcoming elections.
South Africa: ANC leads early results in local elections
In South Africa, the African National Congress (ANC), led by President Cyril Ramaphosa, remains the country's leading political force according to preliminary results from local elections held the previous day.
Data released by the Electoral Commission of South Africa show that the ANC has secured 32% of the vote after 34% of ballots had been counted.
The Democratic Alliance (DA) is in second place with 28%. The uMkhonto weSizwe Party, founded by former president Jacob Zuma, has received 9%, while Julius Malema's Economic Freedom Fighters (EFF) have secured 6%.
Both the ANC and the DA are members of South Africa's Government of National Unity and form its main political forces.
Speaking at a press briefing, Masego Sheburi, the commission's deputy chief electoral officer, said preliminary figures showed that 15.9 million people had voted, representing a turnout of 54.4%.
The elections are intended to renew local, municipal and regional councils across South Africa's nine provinces, including major metropolitan areas such as Johannesburg, Durban, Cape Town and Pretoria.
Approximately 136,000 candidates from 546 political parties competed for around 10,000 seats in local government institutions.
Unlike national elections, these polls do not directly change the composition of Parliament or the national government. Nevertheless, they provide an important indication of changing political dynamics across the country.
Africa faces multiple and interconnected challenges
These five developments highlight the wide range of challenges confronting African countries. From deadly accidents and public health emergencies to civilian detentions, diplomatic tensions and constitutional disputes, the continent continues to face significant pressures.
While rescue operations continue in Kenya and Zambia seeks to contain the spread of cholera, escalating tensions between Sudan and Ethiopia underline the fragility of regional stability in the Horn of Africa.
In Somalia and South Africa, meanwhile, judicial decisions and preliminary election results could shape the next phase of political developments.
Afrique actualité, actualités Afrique 2026, crise en Afrique, choléra en Zambie, épidémie de choléra 2026, choléra Zambie 966 cas, Nairobi immeuble effondré, effondrement immeuble Nairobi, bilan morts Kenya, Soudan actualité, Forces de soutien rapide FSR, crise humanitaire au Soudan, Darfour-Occidental, enseignants détenus au Soudan, soignants détenus, Soudan Éthiopie tensions, crise diplomatique Soudan Éthiopie, fermeture consulats, Corne de l'Afrique, crise politique Somalie, Hassan Sheikh Mohamoud, Cour suprême somalienne, Constitution somalienne 2026, élections Somalie 2027, élections locales Afrique du Sud, ANC Cyril Ramaphosa, Jacob Zuma, Julius Malema, politique africaine, actualité internationale, Cameroun 24.
Mouahna Divine
Le calendrier complet de la Can Féminine 2026
Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires