France : Darmanin veut faire payer les parents des casseurs après les violences dans les lycées

France : Darmanin veut faire payer les parents des casseurs après les violences dans les lycées

France : Gérald Darmanin demande aux procureurs de poursuivre la responsabilité civile des parents de mineurs impliqués dans les dégradations liées aux manifestations lycéennes.

Publicité

France : Darmanin veut faire payer les parents des casseurs après les violences dans les lycées


Le gouvernement français durcit le ton face à la multiplication des dégradations et des violences en marge du mouvement lycéen. Gérald Darmanin demande aux procureurs de rechercher la responsabilité civile des parents de mineurs impliqués dans les dégâts, tandis que plusieurs centaines d’établissements sont perturbés à travers le pays.


La mobilisation des lycéens prend une tournure de plus en plus tendue en France. Partie d’Île-de-France la semaine dernière, la contestation s’est progressivement étendue à plusieurs régions, avec des blocages d’établissements, des affrontements avec les forces de l’ordre et des dégradations parfois importantes.


Invité vendredi sur RTL, le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé avoir demandé aux procureurs de requérir « la responsabilité civile » des parents des casseurs mineurs.


« Il y a une loi désormais qui nous permet de le faire », a affirmé le garde des Sceaux, estimant que cette procédure pouvait être « bien plus utile [...] que l’enfermement », en dehors des situations les plus graves.


Environ 2 000 gardes à vue depuis le début du mouvement


Selon Gérald Darmanin, environ 2 000 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement, dont 90 % seraient des mineurs.


Le ministre a par ailleurs indiqué qu'une seule détention provisoire concernant un majeur avait, à ce stade, été prononcée.


La situation reste toutefois particulièrement tendue sur le terrain. Selon des chiffres rapportés vendredi par Le Figaro, quelque 600 personnes ont été interpellées lors des manifestations de lycéens à travers la France.


Le quotidien fait également état de perturbations affectant 564 établissements scolaires.


Face à ces chiffres, Gérald Darmanin dénonce l’action d’une « minorité agissante et violente », tout en mettant en doute l’identité de certains participants : « On n’est pas tout à fait certain qu’ils soient d’ailleurs des lycéens », a-t-il déclaré sur RTL.


Des violences et des dégradations dans les établissements


Le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a lui aussi dressé un bilan préoccupant.


Sur BFMTV, il a indiqué que plus d’une centaine de lycées avaient subi des dégradations sévères depuis le début de la semaine.


Des incendies volontaires et des vols auraient notamment été signalés dans certains établissements. Selon le ministre, ces actes sont fréquemment attribués à des individus agressifs qui se greffent aux rassemblements lycéens sans nécessairement avoir de lien avec les établissements concernés.


Édouard Geffray a également fait état de 65 personnels de l’Éducation nationale blessés, dont 40 proviseurs.


Sur France 2, le ministre a annoncé que 400 établissements seraient fermés vendredi en raison du niveau de tension et des risques liés aux manifestations.


Il a également indiqué que 170 élèves avaient été blessés depuis le début des tensions.


Strasbourg : des gaz lacrymogènes utilisés


À Strasbourg, la mobilisation a également donné lieu à des tensions entre manifestants et forces de l’ordre.


D’après BFMTV, la police a utilisé des gaz lacrymogènes lors d’une manifestation de lycéens et d’étudiants à proximité du campus universitaire.


Les forces de l’ordre auraient réagi après le lancement de dispositifs pyrotechniques dans leur direction. Des mineurs figuraient parmi les manifestants présents sur place.


Ces incidents illustrent la difficulté pour les autorités françaises de distinguer la mobilisation revendicative des actes de violence commis en marge des rassemblements.


Un mouvement parti des revendications scolaires


À l’origine, la mobilisation porte notamment sur les emplois du temps jugés trop chargés, le manque d’enseignants et, plus largement, plusieurs difficultés rencontrées dans le système éducatif français.


Mais dans plusieurs villes, les rassemblements ont rapidement été accompagnés de blocages, de dégradations et d’affrontements avec les forces de l’ordre.


Face à cette évolution, Édouard Geffray a demandé la mise en place de cours à distance dans certains établissements afin d’assurer la continuité pédagogique et de limiter l’exposition des élèves et du personnel aux violences.


Le ministre devait également rencontrer vendredi des représentants de plus d’une dizaine d’organisations syndicales et étudiantes.


Le gouvernement face à un double défi


Le gouvernement français se retrouve désormais face à un double enjeu : répondre aux revendications exprimées par les lycéens tout en empêchant que les manifestations ne se transforment en épisodes de violences et de destructions.


Édouard Geffray estime que le mouvement lycéen a été « pris en otage par des groupes ultra-violents » et évoque « une entreprise d’attaque et de destruction du service public de l’Éducation ».


De son côté, Gérald Darmanin mise notamment sur la responsabilité civile des parents lorsque des mineurs sont impliqués dans des dégradations.


Cette approche marque la volonté des autorités de privilégier, lorsque le cadre juridique le permet, la réparation des dommages causés aux côtés des réponses pénales.


Alors que les mobilisations doivent se poursuivre, le gouvernement devra désormais tenter de contenir les violences sans laisser de côté les revendications initiales des lycéens sur les conditions d’enseignement et le fonctionnement de l’école française.




France: Darmanin Calls for Parents to Be Held Financially Liable for Damage Caused by Rioters


The French government is taking a tougher stance as violence and property damage linked to nationwide high-school protests continue to escalate. Justice Minister Gérald Darmanin says prosecutors have been asked to seek civil liability from the parents of minors involved in vandalism.


The student protest movement in France has entered a new and more tense phase. Initially concentrated in the Paris region, the demonstrations have spread to several parts of the country, disrupting schools and, in some locations, leading to clashes with police and serious damage to school buildings.


Speaking on RTL on Friday, French Justice Minister Gérald Darmanin said he had asked prosecutors to seek the civil liability of parents whose minor children are involved in acts of vandalism.


“There is now a law that allows us to do this,” Darmanin said, arguing that civil liability could be “much more useful than imprisonment”, except in the most serious cases.


Around 2,000 people placed in police custody


Darmanin said around 2,000 people had been placed in police custody since the beginning of the protests, with about 90% of them minors.


He also said that, at this stage, only one adult had been placed in pre-trial detention.


According to figures reported by Le Figaro, police arrested around 600 people on Friday during high-school demonstrations across France.


The newspaper also reported that protests were disrupting the operation of 564 educational institutions.


Darmanin described those responsible for the violence as a “small but active and violent minority”, while questioning whether all of those involved were actually high-school students.


Serious damage reported at schools


French Education Minister Édouard Geffray also reported a significant level of damage.


Speaking to BFMTV, Geffray said that more than 100 high schools had suffered serious damage since the beginning of the week.


Authorities have reported arson and thefts at some schools. According to the minister, some of these incidents involved aggressive individuals who joined high-school demonstrations despite having no connection to the schools themselves.


Geffray said 65 education staff members had been injured, including 40 school principals.


Speaking on France 2, he also announced that 400 schools would be closed on Friday because of the violence and security risks surrounding the protests.


The minister said that 170 students had also been injured since tensions began.


Tear gas used in Strasbourg


Tensions were also reported in Strasbourg.


According to BFMTV, police used tear gas during a demonstration involving high-school and university students near a university campus.


Police reportedly responded after pyrotechnic devices were thrown in their direction. Minors were among those taking part in the demonstration.


The incidents underline the challenge facing French authorities as they attempt to separate legitimate student protests from violent acts committed on the sidelines of demonstrations.


Protests driven by education concerns


The movement initially focused on issues including heavy school timetables, teacher shortages and broader problems affecting France's education system.


In several cities, however, demonstrations have escalated into school blockades, property damage and clashes with police.


In response, Education Minister Édouard Geffray has requested remote classes at some schools in order to maintain educational continuity while reducing risks for students and staff.


He was also due to meet representatives of more than a dozen student and trade-union organizations on Friday.


Government faces pressure on two fronts


The French government is now facing a dual challenge: addressing students' concerns while preventing demonstrations from turning into episodes of violence and destruction.


Geffray said the high-school movement had been “taken hostage by ultra-violent groups”, describing what he called “an attack and destruction campaign against the public education service.”


Darmanin, meanwhile, is focusing in particular on the civil liability of parents when minors are involved in property damage.


The government's response therefore combines criminal proceedings with efforts to recover the cost of damage where the legal framework allows it.


With protests continuing, French authorities face the difficult task of containing violence while addressing the original demands raised by students over school conditions and the functioning of the country's education system.


France, Gérald Darmanin, manifestations lycéens France, violences lycées, casseurs, parents mineurs, responsabilité civile parents, Édouard Geffray, lycées France, manifestations étudiantes, violences manifestations, dégradations lycées, police France, garde à vue mineurs, éducation nationale France


Ekanga Ekanga Fernand


 

Publicité

Le calendrier complet de la Can Féminine 2026

Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires