Djeuga Palace : l’ancien site de la Régifercam à Douala sera vendu aux enchères à 5,5 milliards FCFA

Djeuga Palace : l’ancien site de la Régifercam à Douala sera vendu aux enchères à 5,5 milliards FCFA

Djeuga Palace : l’État camerounais met aux enchères le 9 octobre 2026 l’ancien site de la Régifercam à Douala, avec une mise à prix de 5,5 milliards FCFA.

Publicité

Djeuga Palace : l’ancien site de la Régifercam à Douala sera vendu aux enchères à 5,5 milliards FCFA


Le bras de fer autour du site occupé par Djeuga Palace prend un nouveau tournant. L’État camerounais prévoit de mettre aux enchères, le 9 octobre 2026, cet important actif immobilier situé au Giratoire Joss à Bonadibong, à Douala. La mise à prix est fixée à 5,5 milliards de FCFA.


Le dossier Djeuga Palace connaît une nouvelle étape judiciaire et patrimoniale. Le Cabinet Conseil Atou, agissant pour le compte de l’État camerounais, a programmé la vente aux enchères de l’immeuble de l’ex-Régifercam occupé par la Société hôtelière Djeuga Palace.


Selon un placard de vente consulté par Investir au Cameroun, l’adjudication est prévue le 9 octobre 2026 à 11 heures, devant Me Jean-Jacques Moukory Evango, notaire à Douala. La mise à prix est arrêtée à 5,5 milliards de FCFA.


Un vaste actif immobilier au cœur de Douala


Le bien concerné se trouve au Giratoire Joss, dans le quartier Bonadibong à Douala. Il s’agit d’un immeuble urbain bâti couvrant une superficie de 1 hectare, 07 ares et 04 centiares, soit 10 704 m², et inscrit au titre foncier n°2716/WA.


Le site est délimité au nord par le boulevard de la Liberté, à l’est par la rue Koumassi, tandis que ses limites sud et ouest sont constituées par des voies publiques.


Un point important ressort des documents disponibles : les références cadastrales et la description du bien correspondent à celles mentionnées dans la signification-commandement adressée à la Société hôtelière Djeuga Palace.


La procédure concerne donc l’actif immobilier revendiqué par l’État, et non la Société hôtelière Djeuga Palace en tant que personne morale, ni son fonds de commerce.


Djeuga Palace avait 48 heures pour libérer les lieux


Le volet judiciaire du dossier remonte notamment à une ordonnance de référé d’heure à heure n°506/H, rendue le 23 juillet 2026 par le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo.


Sur la base de la grosse de cette ordonnance, un commandement a été établi par Me Guy Efon, huissier de justice près la Cour d’appel et les tribunaux de Douala, à la requête du Cabinet Conseil Atou.


L’acte a été signifié le 21 août 2026 à 16 h 34 dans les locaux de Djeuga Palace.


La Société hôtelière Djeuga Palace était sommée de libérer l’immeuble dans un délai de 48 heures, avec ses biens ainsi que les autres occupants installés de son fait. À défaut, le document prévoyait le recours à une expulsion forcée.


Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas d'établir avec certitude si Djeuga Palace a effectivement quitté les lieux à la suite de cette signification ou si l'expulsion annoncée a été exécutée.


L’État promet la jouissance du bien au futur acquéreur


Le placard de vente apporte néanmoins un élément déterminant sur les conditions de l'adjudication.


L’État camerounais y indique qu’il assurera à l’acquéreur l’entrée en jouissance effective du bien.


Le document prévoit également, le cas échéant, la possibilité que les frais de démolition de l’ouvrage présent sur la parcelle soient pris en charge dans le cadre de l’opération.


Cette précision donne une indication sur la situation particulière du site : l'acquéreur ne se verra pas seulement proposer une parcelle immobilière, mais un actif bâti dont l'utilisation ou la transformation pourrait nécessiter des opérations supplémentaires.


Un chantier annoncé comme presque achevé dès 2018


L’histoire du site est également marquée par la longueur du projet Djeuga Palace à Douala.


En 2018, Investir au Cameroun présentait déjà le complexe comme étant « pratiquement achevé ». Huit ans plus tard, le chantier demeure au centre d'un contentieux et est décrit dans les éléments disponibles comme inachevé.


Dans une prise de position publiée le 6 juillet 2026 pour défendre le promoteur Jean-Claude Feutheu, Shanda Tonme évoquait un « abandon momentané des travaux ».


Il soutenait alors que les moyens techniques et financiers étaient réunis pour permettre une reprise du chantier. Cette déclaration ne s’accompagnait toutefois pas d’un calendrier précis de relance des travaux.


Plus de 513 000 FCFA par mètre carré


À partir des seules données du placard, la mise à prix de 5,5 milliards de FCFA représente mathématiquement environ 513 827 FCFA par mètre carré, en rapportant le prix de départ aux 10 704 m² annoncés.


Ce ratio doit cependant être interprété avec prudence.


Il ne constitue pas une estimation officielle de la valeur foncière du site. Le calcul porte en outre sur un immeuble bâti, et non sur un terrain nu. La valeur finale pourra également évoluer au cours de la procédure d’enchères.


Une caution de 50 millions de FCFA exigée


Les candidats intéressés devront déposer au préalable une caution de 50 millions de FCFA entre les mains du notaire chargé de l’adjudication.


Les frais, droits, taxes et impôts liés à la vente seront à la charge de l’acquéreur.


Après l’adjudication, le prix devra être versé au Trésor public dans un délai de huit jours.


La somme de 5,5 milliards de FCFA constitue ainsi un prix de départ, et non nécessairement le montant auquel le bien sera finalement attribué. Les enchères peuvent en effet faire grimper le prix au-delà de cette base.


Un dossier immobilier à plusieurs milliards


Avec ses 10 704 m² situés dans l’un des secteurs stratégiques de Douala, l’ancien site de la Régifercam représente un actif immobilier conséquent.


La vente annoncée pour le 9 octobre 2026 marque surtout une nouvelle étape dans le différend opposant l’État camerounais aux occupants du site. Son issue permettra de déterminer le nouveau détenteur de cet actif et, surtout, le devenir d’un complexe dont le projet hôtelier était présenté comme proche de l’achèvement dès 2018.


Pour l’heure, le rendez-vous est fixé au 9 octobre 2026 à 11 heures à Douala, avec une mise à prix de 5,5 milliards de FCFA.




Djeuga Palace: Former Régifercam Site in Douala to Be Auctioned at CFAF 5.5 Billion


The dispute surrounding the Djeuga Palace site in Douala has entered a new phase. The Cameroonian State plans to auction the former Régifercam property on October 9, 2026, with a starting price of CFAF 5.5 billion.


The long-running Djeuga Palace property dispute has taken a new turn. Cabinet Conseil Atou, acting on behalf of the Cameroonian State, has scheduled the auction of the former Régifercam property occupied by Société hôtelière Djeuga Palace.


According to an auction notice reviewed by Investir au Cameroun, the sale is scheduled for October 9, 2026, at 11 a.m., before notary Me Jean-Jacques Moukory Evango in Douala. The starting bid has been set at CFAF 5.5 billion.


A major property asset in central Douala


The property is located at Giratoire Joss, in Bonadibong, Douala. It is described as an urban built property covering 1 hectare, 7 ares and 4 centiares, equivalent to 10,704 square metres, under Land Title No. 2716/WA.


The property is bordered to the north by Boulevard de la Liberté, to the east by Koumassi Street, and to the south and west by public roads.


The property references and description correspond to those contained in the formal notice served on Djeuga Palace.


This means that the auction concerns the real estate asset claimed by the State, rather than Djeuga Palace as a company or its business operations.


Djeuga Palace given 48 hours to vacate


The judicial component of the dispute includes summary proceedings order No. 506/H, issued on July 23, 2026, by the Douala-Bonanjo Court of First Instance.


Based on the enforceable copy of that order, a formal command was issued by Me Guy Efon, a bailiff attached to the Court of Appeal and the courts of Douala, at the request of Cabinet Conseil Atou.


The document was served at Djeuga Palace's premises in Douala on August 21, 2026, at 4:34 p.m.


Djeuga Palace was ordered to vacate the property within 48 hours, together with its belongings and other occupants installed through its initiative. Failure to comply could lead to forced eviction.


The available documents do not establish whether Djeuga Palace actually vacated the premises following the notice or whether the threatened eviction was carried out.


State promises effective possession to the buyer


The auction notice nevertheless provides an important detail regarding the sale.


The Cameroonian State states that it will ensure the successful buyer obtains effective possession of the property.


The notice also provides, where applicable, for the costs of demolishing the existing structure on the plot to be borne within the framework of the transaction.


This indicates the particular nature of the asset being offered: the buyer is acquiring a built property whose future use or redevelopment may require additional work.


A project described as nearly completed as early as 2018


The site's history is also marked by the unusually long development of the Djeuga Palace project in Douala.


In 2018, Investir au Cameroun described the complex as “practically completed.” Eight years later, the project remains at the heart of a property dispute and is described in the available material as unfinished.


In a statement published on July 6, 2026, in defence of promoter Jean-Claude Feutheu, Shanda Tonme referred to a “temporary abandonment of the works.”


He argued that the technical and financial resources were available to restart construction. However, the statement did not provide a specific timetable for the resumption of the project.


Starting price equivalent to about CFAF 513,827 per square metre


Based solely on the figures contained in the auction notice, the CFAF 5.5 billion starting price corresponds mathematically to approximately CFAF 513,827 per square metre, when divided by the stated area of 10,704 square metres.


This figure should be treated with caution.


It is not an official valuation of the property's land value. The calculation also relates to a built property, rather than undeveloped land. The final sale price may rise during the auction process.


CFAF 50 million deposit required


Potential bidders must first deposit a CFAF 50 million security payment with the notary handling the auction.


All costs, duties, taxes and other fiscal charges arising from the transaction will be borne by the successful buyer.


Following the auction, the purchase price must be paid into the Public Treasury within eight days.


The CFAF 5.5 billion figure is therefore a starting bid, not necessarily the final transaction price. Competitive bidding could push the amount higher.


A multi-billion-franc property case


With 10,704 square metres in a strategic area of Douala, the former Régifercam site represents a substantial real estate asset.


The auction scheduled for October 9, 2026 marks a significant new stage in the dispute between the Cameroonian State and the site's occupants. Its outcome will determine the property's new owner and, more broadly, the future of a complex whose hotel project was already described as close to completion in 2018.


For now, the key date is October 9, 2026, at 11 a.m. in Douala, with a starting bid of CFAF 5.5 billion.


Djeuga Palace, Djeuga Palace Douala, vente aux enchères Djeuga Palace, Régifercam, ancien site Régifercam, Douala, Bonadibong, Giratoire Joss, État du Cameroun, Cabinet Conseil Atou, Jean-Claude Feutheu, justice Cameroun, tribunal Douala-Bonanjo, immobilier Douala, vente immobilière Cameroun, enchères Cameroun, 5,5 milliards FCFA, titre foncier 2716/WA, économie Cameroun, patrimoine immobilier Cameroun


Ange NGO

Publicité

Le calendrier complet de la Can Féminine 2026

Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires