Trump durcit les expulsions : des migrants de plusieurs nationalités envoyés au Cameroun et dans 7 pays africains

Trump durcit les expulsions : des migrants de plusieurs nationalités envoyés au Cameroun et dans 7 pays africains

Washington accélère les expulsions vers des pays tiers. Plus de 100 migrants auraient été envoyés vers huit pays africains, dont le Cameroun, sans en être ressortissants. En parallèle, le Pentagone est au cœur d'une controverse sur le recrutement d'anciens officiers conservateurs, tandis qu'une inondation meurtrière frappe le Grand Canyon.

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Expulsions choc aux États-Unis : le Cameroun accueille des migrants qui ne sont pas ses ressortissants


La politique migratoire américaine franchit un nouveau cap. Plus de 100 migrants sans papiers auraient été expulsés des États-Unis vers huit pays africains au cours des dix derniers jours, dont le Cameroun, alors qu’aucun des intéressés n’était citoyen des pays de destination, selon CBS News. Dans le même temps, le Pentagone est accusé de recruter discrètement d’anciens officiers conservateurs très actifs sur les réseaux sociaux, tandis que de violentes intempéries endeuillent l’Arizona.


Les États-Unis durcissent encore leur politique migratoire. Selon des informations rapportées par CBS News, le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis aurait intensifié une pratique particulièrement controversée : l’expulsion de migrants vers des pays tiers, c’est-à-dire des États dont ils ne sont pas ressortissants.


Au cours des dix derniers jours, plus de 100 migrants auraient ainsi été envoyés vers huit pays africains : le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, l’Eswatini, le Liberia, le Rwanda et la Sierra Leone.


Le Cameroun parmi les pays sollicités


Le cas camerounais attire particulièrement l’attention. Les personnes expulsées vers ces différents États africains ne seraient pas originaires des pays qui les accueillent.


D’après CBS News, les personnes concernées comprennent notamment des ressortissants iraniens, népalais, turcs et vénézuéliens, ainsi que des ressortissants de plusieurs autres pays africains.


Certaines personnes expulsées avaient un passé judiciaire. Mais, selon la même source, beaucoup n’avaient commis aucune infraction pénale autre que l’entrée illégale sur le territoire américain.


Cette distinction est importante dans le débat sur la politique migratoire américaine. L'administration américaine justifie sa politique par la nécessité de contrôler les frontières et d'éloigner les personnes en situation irrégulière. Mais l'envoi de migrants vers des pays avec lesquels ils n'ont pas de lien de nationalité soulève des interrogations diplomatiques, juridiques et humanitaires.


Plus de 30 pays auraient accepté le principe


Le phénomène ne se limite pas à l'Afrique. Plus de 30 pays auraient accepté d'accueillir des migrants expulsés des États-Unis.


Plusieurs pays d'Amérique latine figurent notamment parmi les destinations évoquées, à l'image du Costa Rica, du Panama et du Paraguay.


L'administration du président Donald Trump cherche ainsi à élargir le nombre de pays capables de recevoir des personnes expulsées du territoire américain. Une stratégie qui transforme progressivement la question migratoire américaine en dossier diplomatique international.


Le développement de ces accords intervient alors même que Washington déconseille à ses propres ressortissants de se rendre dans certains des pays concernés en raison de niveaux élevés de violence et d'insécurité, souligne CBS News.


Le Pentagone accusé de recruter des figures conservatrices


Sur un autre front, l'administration américaine fait également l'objet de nouvelles révélations.


Le Washington Post rapporte que le Pentagone recruterait discrètement des officiers militaires à la retraite, connus pour leurs positions conservatrices et leur forte audience sur les réseaux sociaux.


Parmi les personnalités citées figurent les colonels à la retraite Thomas Anderson, Kurt Schlichter et Rob Maness, ancien colonel de l'US Air Force.


Selon le quotidien américain, ces personnalités ont notamment la réputation de s'en prendre publiquement aux critiques de l'administration Trump. Certaines auraient été nommées à des postes civils au sein du département de la Défense.


Des postes aux contours encore flous


Ces anciens militaires seraient recrutés sous le statut de « fonctionnaires gouvernementaux spéciaux » ou d'« experts hautement qualifiés ».


Leur présence pourrait, selon les sources citées par le Washington Post, contribuer à influencer certaines orientations politiques du Pentagone et à relayer les positions du secrétaire à la Défense Pete Hegseth.


Interrogé par le journal, le Pentagone n'aurait toutefois pas précisé plusieurs éléments essentiels : le rôle exact de ces recrues, la durée de leurs missions ou encore la question du financement de leurs rémunérations par l'argent public.


Ces révélations alimentent ainsi le débat sur la politisation potentielle de l'appareil de défense américain.


Drame au Grand Canyon : un mort et 15 disparus


Pendant ce temps, l'Arizona fait face à une autre urgence.


Une importante inondation dans la région du Grand Canyon a fait au moins un mort et quinze disparus, selon CNN.


Le corps d'un homme de 46 ans a été retrouvé à proximité du fleuve Colorado. Les opérations de recherche se poursuivent alors que les autorités évaluent l'ampleur des dégâts.


Les intempéries ont également endommagé le réseau d'approvisionnement en eau du parc national du Grand Canyon. Cette infrastructure joue un rôle essentiel puisqu'elle fournit de l'eau potable et contribue également aux opérations de lutte contre les incendies.


Les autorités avaient auparavant procédé à l'évacuation de 62 personnes présentes dans la zone sinistrée.


Les fortes pluies pourraient encore se poursuivre pendant plusieurs heures, compliquant davantage les opérations de secours et d'évaluation des dommages.


Washington face à trois fronts sensibles


Entre durcissement de la politique migratoire, controverses autour du recrutement au Pentagone et catastrophe naturelle en Arizona, l'actualité américaine reste particulièrement chargée.


Pour l'Afrique, l'élément le plus sensible demeure toutefois l'extension des expulsions vers des pays tiers. La présence du Cameroun parmi les huit destinations citées par CBS News place Yaoundé au cœur d'une nouvelle équation migratoire entre Washington et le continent africain.


Au-delà des chiffres, cette évolution pose une question fondamentale : jusqu'où les États-Unis peuvent-ils externaliser leur politique d'expulsion, et quelles garanties sont prévues pour les personnes envoyées dans des pays dont elles ne sont pas ressortissantes ?


Le débat ne fait que commencer.




Shock US deportations: Cameroon receives migrants who are not its citizens


The United States is taking its deportation policy to a new level. More than 100 undocumented migrants have reportedly been sent to eight African countries over the past 10 days, including Cameroon, even though none of them were citizens of the countries receiving them, according to CBS News. At the same time, the Pentagon is facing allegations that it is quietly recruiting conservative retired military officers with large social-media followings, while severe flooding has left people dead and missing in Arizona.


The United States is further tightening its immigration policy. According to CBS News, US Immigration and Customs Enforcement has expanded a controversial practice involving the deportation of migrants to third countries — countries of which the deportees are not nationals.


Over a 10-day period, more than 100 migrants were reportedly sent to eight African countries: Burundi, Cameroon, the Central African Republic, Equatorial Guinea, Eswatini, Liberia, Rwanda and Sierra Leone.


Cameroon among the destination countries


Cameroon's inclusion is particularly significant. The migrants sent to these African countries were reportedly not nationals of the countries receiving them.


CBS News reported that those deported included Iranian, Nepalese, Turkish and Venezuelan citizens, as well as nationals of several African countries.


Some of the deportees had criminal records. However, according to the same report, many had committed no crime other than illegally entering the United States.


That distinction is central to the debate surrounding Washington's immigration policy. The US administration argues that its approach is aimed at securing the border and removing people who are in the country illegally. But sending migrants to countries with which they have no nationality link raises diplomatic, legal and humanitarian questions.


More than 30 countries reportedly involved


The policy is not limited to Africa. More than 30 countries have reportedly agreed to receive migrants deported from the United States.


Several Latin American countries have also emerged as destinations, including Costa Rica, Panama and Paraguay.


The Trump administration is therefore seeking to expand the network of countries willing to receive people removed from US territory. The strategy is gradually turning US immigration enforcement into a broader international diplomatic issue.


CBS News also noted that the US State Department advises American citizens against traveling to some of the countries involved because of high levels of violence and insecurity.


Pentagon accused of recruiting conservative figures


Meanwhile, the Trump administration is facing another controversy.


The Washington Post reported that the Pentagon has been quietly recruiting retired military officers known for conservative views and large social-media followings.


Among those reportedly brought in are retired Army colonels Thomas Anderson and Kurt Schlichter, as well as retired Air Force Colonel Rob Maness.


According to the newspaper, some of the recruits have publicly attacked critics of the Trump administration. At least some have reportedly been appointed to civilian positions within the Defense Department.


Questions over their roles


The former officers are reportedly being brought in under categories such as “special government employees” or “highly qualified experts.”


Sources cited by the Washington Post said their appointments could contribute to policy changes within the Pentagon and help promote the views of Defense Secretary Pete Hegseth.


The Pentagon reportedly declined to clarify several key issues, including their precise responsibilities, how long they would serve and whether their salaries were being paid with taxpayer funds.


The revelations are likely to fuel further debate over the potential politicization of the US defense establishment.


Grand Canyon flooding: one dead and 15 missing


Meanwhile, Arizona is dealing with a separate emergency.


Flooding in the Grand Canyon region has left one person dead and 15 others missing, CNN reported.


The body of a 46-year-old man was recovered near the Colorado River. Search and rescue operations are continuing as authorities assess the damage.


The flooding also damaged the Grand Canyon's water supply system. The network provides drinking water to the park and is also used for firefighting operations.


Authorities had previously evacuated 62 people from the affected area.


Heavy rainfall could continue for several more hours, potentially complicating rescue efforts and damage assessments.


Washington faces three major challenges


From tougher immigration enforcement and controversy surrounding Pentagon recruitment to a major natural disaster in Arizona, the United States is facing a series of high-profile developments.


For Africa, however, the most sensitive issue remains the expansion of third-country deportations. Cameroon's inclusion among the eight African destinations cited by CBS News places Yaoundé at the center of a new migration equation between Washington and the African continent.


Beyond the numbers, the policy raises a fundamental question: how far can the United States outsource its deportation system, and what safeguards are in place for people sent to countries of which they are not citizens?


The debate is only beginning.


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Ange NGO

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