Trump met le réseau électrique américain sous haute surveillance
Donald Trump passe à l’offensive sur le front énergétique. Le président américain a décrété un état d’urgence national face à ce qu’il présente comme une menace liée à l’importation d’équipements électriques destinés aux infrastructures énergétiques des États-Unis.
Dans un décret publié par la Maison-Blanche, le locataire du Bureau ovale estime que les livraisons provenant de l’étranger représentent une menace « inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie américaines.
Washington entend ainsi renforcer la sécurité, l’intégrité et la fiabilité du réseau électrique américain, alors que la dépendance technologique et les risques de cyberattaques occupent une place croissante dans le débat stratégique américain.
Des équipements étrangers désormais dans le viseur
La mesure vise notamment certains équipements électriques fabriqués à l’étranger, mais aussi des logiciels critiques et des composants numériques susceptibles d’être exploités pour pénétrer ou perturber les infrastructures américaines.
Parmi les matériels concernés figurent notamment :
les transformateurs haute tension ;
les onduleurs utilisés dans les systèmes solaires et de stockage d’énergie ;
les générateurs ;
les relais de protection ;
les dispositifs électroniques intelligents.
Le décret donne par ailleurs au secrétaire américain à l’Énergie, en coordination avec d’autres agences fédérales, la possibilité de fixer les conditions d’utilisation des équipements importés déjà installés.
L’objectif est notamment d’identifier et de neutraliser les vulnérabilités potentielles, mais aussi de déterminer les conditions et les délais de cessation de certaines transactions en cours ou futures.
Derrière la décision, la bataille pour l’électricité et l’intelligence artificielle
Cette offensive intervient dans un contexte de compétition technologique accrue entre Washington et Pékin.
Début juillet, Donald Trump avait déclaré à CNBC vouloir doubler la production d’électricité des États-Unis. Un objectif qui prend une dimension particulière avec l’explosion des besoins énergétiques liés aux centres de données et au développement de l’intelligence artificielle.
Fin juin, le vice-président James David Vance avait lui-même reconnu que la Chine devançait les États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle, notamment grâce au développement des infrastructures énergétiques nécessaires au fonctionnement des data centers.
Pour Washington, la question n’est donc plus seulement de produire davantage d’électricité. Il s’agit aussi de contrôler les technologies qui permettent de la produire, de la transporter et de la distribuer.
Au Pentagone, Sean Parnell parmi les candidats pour l’Armée de terre
Sur un autre front, l’administration Trump pourrait connaître un changement à la tête du département de l’Armée de terre.
Selon The Hill, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth envisage de nommer son porte-parole, Sean Parnell, au poste de secrétaire à l’Armée de terre des États-Unis. Le responsable figurerait parmi les candidats présélectionnés et aurait exprimé en privé son intérêt pour cette fonction.
Cette éventuelle nomination intervient alors que l’actuel secrétaire à l’Armée de terre, Daniel Driscoll, pourrait quitter ses fonctions.
NBC News, citant des sources, avait rapporté que Driscoll souhaitait partir dès septembre, tandis que l’administration Trump souhaiterait le voir rester au moins jusqu’à la fin de l’année.
Le Wall Street Journal avait également évoqué la possibilité d’un départ avant la fin de l’année, sur fond de tensions persistantes entre Daniel Driscoll et Pete Hegseth.
À ce stade, il s’agit toutefois d’une perspective de remaniement et non d’une nomination officiellement actée.
Washington offre jusqu’à 18 millions de dollars pour deux responsables de l’État islamique au Khorassan
Le département américain de la Justice hausse également le niveau de pression contre l’État islamique au Khorassan, branche afghane de l’organisation terroriste État islamique.
Les autorités américaines proposent jusqu’à 8 millions de dollars pour toute information permettant de localiser Sanaullah Ghafari, également connu sous le nom de Shahab al-Muhajir.
Selon le département de la Justice, Ghafari est devenu en 2020 l’un des dirigeants de l’État islamique au Khorassan et aurait été chargé de conduire les opérations de l’organisation sur l’ensemble du territoire afghan.
Une récompense pouvant atteindre 10 millions de dollars est également proposée concernant Obaidullah, connu sous les noms de Salahuddin ou Maulavi Rajab.
Les autorités américaines le présentent comme une figure importante du réseau, notamment dans la coordination des cellules opérant dans plusieurs pays d’Asie et dans certains autres États, ainsi que dans le financement de l’organisation.
Au total, Washington met donc jusqu’à 18 millions de dollars sur la table pour obtenir des renseignements permettant de localiser ces deux responsables.
Nucléaire : Trump transmet l’accord avec Riyad au Congrès
Le dossier saoudien s’invite également dans l’agenda stratégique de l’administration Trump.
Selon Reuters, Washington a transmis au Congrès l’accord conclu avec l’Arabie saoudite sur son programme nucléaire civil.
L’accord avait été annoncé le 22 juillet après sa signature par le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, et le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane.
Prévu pour s’inscrire sur plusieurs décennies, le partenariat doit notamment ouvrir aux entreprises américaines d’importantes possibilités de participation au développement du secteur nucléaire saoudien.
Mais Washington y ajoute une dimension diplomatique sensible.
Donald Trump a déclaré le 23 juillet que les États-Unis approuveraient l’accord si l’Arabie saoudite rejoignait les accords d’Abraham, qui prévoient une normalisation des relations avec Israël.
Une exigence qui aurait surpris les négociateurs américains et pris Riyad de court, selon des informations rapportées par CNN.
Le dossier nucléaire apparaît ainsi comme un levier à la fois énergétique, économique et géopolitique pour l’administration Trump.
Trump prépare déjà la bataille des élections de mi-mandat
Autre rendez-vous majeur : le Parti républicain se prépare à afficher ses ambitions avant les élections de mi-mandat.
Donald Trump doit prononcer un discours-programme lors du congrès républicain prévu les 9 et 10 septembre à Dallas, au Texas, selon l’Associated Press.
Le président devrait intervenir au cours des deux journées, tandis que le vice-président James David Vance doit prendre la parole à l’issue de la première journée.
Ce congrès doit notamment servir à mettre en avant le bilan de l’administration Trump sur les questions économiques et sociales.
Les élections de mi-mandat auront lieu le 3 novembre. Les électeurs renouvelleront alors l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants ainsi que 33 des 100 sièges du Sénat.
Les républicains contrôlent actuellement les deux chambres. Pour Donald Trump, le rendez-vous de Dallas constituera donc une importante démonstration de force avant un scrutin susceptible de redessiner l’équilibre politique à Washington.
Une administration Trump sur plusieurs fronts
Énergie, cybersécurité, défense, lutte antiterroriste, nucléaire civil et stratégie électorale : l’agenda de Donald Trump se déploie sur plusieurs fronts simultanément.
La décision concernant les équipements électriques étrangers illustre particulièrement la volonté de Washington de considérer les infrastructures énergétiques comme un enjeu de sécurité nationale.
Dans une Amérique engagée dans la compétition technologique avec la Chine et confrontée à une demande croissante d’électricité liée à l’intelligence artificielle, la maîtrise du réseau énergétique devient désormais un élément central de la puissance américaine.
Trump tightens US energy security as Washington steps up pressure on multiple strategic fronts
Donald Trump declares a national energy emergency, restricts foreign electrical equipment and steps up pressure on several major US strategic fronts.
Trump puts the American power grid under tighter scrutiny
Donald Trump is stepping up his offensive on the energy front. The US president has declared a national emergency over what his administration describes as threats linked to foreign-made electrical equipment used in American energy infrastructure.
In an executive order published by the White House, Trump said foreign deliveries of electrical equipment represented an “unusual and extraordinary” threat to US national security, foreign policy and the economy.
Washington says additional measures are necessary to protect the security, integrity and reliability of the American power grid as concerns over technological dependence and cyberattacks continue to grow.
Foreign-made equipment comes under scrutiny
The order targets certain foreign-made electrical equipment, as well as critical software and digital components that could potentially be exploited to compromise American energy infrastructure.
The equipment covered includes:
high-voltage transformers;
inverters used in solar and energy-storage systems;
generators;
protective relays;
intelligent electronic devices.
The US Energy Secretary, working with other federal agencies, has also been given authority to establish conditions for operating imported equipment that is already installed.
The administration intends to identify and eliminate potential vulnerabilities while determining how and when certain ongoing and future transactions covered by the order should be terminated.
Energy and AI: the strategic race with China
The move comes as Washington and Beijing compete aggressively in technology and artificial intelligence.
In early July, Trump told CNBC that he intended to double US electricity production. The objective takes on added significance as data centers and artificial intelligence systems dramatically increase electricity demand.
Vice President James David Vance acknowledged in late June that China was ahead of the United States in artificial intelligence, in part because of its active development of the energy infrastructure needed to power data centers.
For Washington, the issue is therefore not simply about producing more electricity. It is also about securing the technologies used to generate, transmit and distribute that power.
Sean Parnell reportedly considered for Army Secretary
Elsewhere, the Pentagon could be heading toward a change in leadership at the Department of the Army.
According to The Hill, Defense Secretary Pete Hegseth is considering his spokesman, Sean Parnell, for the position of Secretary of the Army. Parnell is reportedly among the shortlisted candidates and has privately expressed interest in succeeding Daniel Driscoll.
The potential move comes as Driscoll's future remains uncertain.
NBC News previously reported, citing sources, that Daniel Driscoll intended to leave his post as early as September, while the Trump administration wanted him to remain at least through the end of the year.
The Wall Street Journal also reported that Driscoll could depart before the end of the year amid continuing tensions with Hegseth.
No final appointment has been officially confirmed at this stage.
US offers up to $18 million for information on two ISIS-K figures
The US Department of Justice is also increasing pressure on Islamic State Khorasan, the Afghan branch of the Islamic State terrorist organization.
Washington is offering up to $8 million for information leading to the location of Sanaullah Ghafari, also known as Shahab al-Muhajir.
According to the Justice Department, Ghafari became one of ISIS-K's leaders in 2020 and was responsible for directing the group's operations across Afghanistan.
The department is offering another $10 million for information on Obaidullah, also known as Salahuddin or Maulavi Rajab.
US authorities describe him as a key ISIS-K figure responsible for coordinating the group's cells in Asian countries and elsewhere, as well as for helping finance the network.
The combined rewards therefore reach $18 million for information that could help locate the two men.
Saudi nuclear deal reaches Congress
The Saudi file is also moving forward in Washington.
According to Reuters, the Trump administration has submitted to Congress an agreement with Saudi Arabia covering the kingdom's civilian nuclear program.
The agreement was announced on July 22 after being signed by US Energy Secretary Chris Wright and Saudi Energy Minister Prince Abdulaziz bin Salman.
Designed to span several decades, the agreement aims to give American companies major opportunities to participate in Saudi Arabia's nuclear energy development.
But the deal also carries a major diplomatic condition.
On July 23, Trump said the United States would approve the agreement if Saudi Arabia joined the Abraham Accords, which provide for normalization of relations with Israel.
According to CNN, Trump's demand surprised US negotiators, while Riyadh was also reportedly caught off guard.
The nuclear agreement has therefore become more than an energy partnership. It is also emerging as a potential diplomatic bargaining chip in the Middle East.
Trump prepares for the 2026 midterm battle
The Republican Party is also preparing for a major political showdown ahead of the US midterm elections.
Trump is expected to deliver a keynote address at the Republican Party's convention in Dallas, Texas, on September 9 and 10, Associated Press reported.
The president is expected to speak in some form during both days, with the event concluding with his keynote address. Vice President James David Vance is expected to address delegates at the end of the first day.
Trump announced on June 30 that Republicans would hold the pre-midterm convention for the first time on September 9 and 10. The gathering is expected to showcase his administration's economic and social policies.
The midterm elections will take place on November 3. Voters will elect all 435 members of the House of Representatives and 33 of the Senate's 100 seats.
Republicans currently control both chambers of Congress, making the Dallas convention a major opportunity for Trump to rally his political base before a vote that could reshape the balance of power in Washington.
An administration operating on several fronts
Energy security, cybersecurity, defense, counterterrorism, nuclear cooperation and electoral strategy are all now part of Trump's broader agenda.
The new restrictions on foreign electrical equipment are particularly significant because they frame America's energy infrastructure as a national security asset.
As the United States competes with China in artificial intelligence and faces rapidly rising electricity demand from data centers, control over the power system is increasingly becoming a central component of American economic and geopolitical power.
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