Christine Lagarde, « prête à servir » à la tête de Davos : la BCE pourrait perdre sa présidente dès 2027
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, pourrait bien quitter Francfort pour les sommets enneigés de Davos. Selon le journal suisse Neue Zürcher Zeitung (NZZ), citant des sources proches du dossier, la Française de 70 ans a clairement indiqué lors d’une réunion du conseil de fondation du Forum économique mondial (WEF), tenue cette semaine près de Genève, qu’elle était « prête à servir » à la tête de l’organisation.
La question de la succession a été au centre des discussions. Lagarde, déjà membre du conseil de fondation depuis plusieurs mandats, a remercié les membres pour leur confiance. Le président de Singapour, Tharman Shanmugaratnam, aurait même désigné la Française comme « candidate pressentie ». Aucune date précise de passation n’a encore été fixée. Les coprésidents actuels – Larry Fink, le patron américain de BlackRock, et André Hoffmann, vice-président de Roche Holding – devraient encore présider la réunion annuelle de janvier 2027 à Davos, avant de céder la place dans le courant de l’année.
Le fondateur du WEF, Klaus Schwab, a longtemps soutenu cette candidature. Son vœu pourrait enfin se réaliser.
Le mandat de Christine Lagarde à la BCE expire fin octobre 2027. Il y a quelques mois encore, elle affirmait vouloir aller au bout. Les rumeurs d’un départ anticipé circulent pourtant depuis plus d’un an. Un éventuel basculement vers Davos avant la fin de son mandat à Francfort resterait délicat.
Un Forum en pleine tempête
Le WEF traverse une période de turbulence. En avril 2025, Klaus Schwab a quitté la présidence du conseil de fondation sous le poids d’accusations de détournement de fonds à des fins personnelles et de comportements inappropriés envers des employées. Une enquête interne a par la suite écarté toute faute matérielle majeure, mais l’image de l’institution a été écornée.
En février 2026, le Norvégien Børge Brende, alors président-directeur général, a démissionné après la publication de documents révélant ses rencontres et échanges avec Jeffrey Epstein. L’organisation a ouvert une enquête et a conclu qu’il n’y avait pas de préoccupations supplémentaires au-delà de ce qui était déjà connu. Le départ de Brende a néanmoins ajouté une nouvelle couche de controverse.
Dans ce contexte, le nom de Lagarde apparaît comme une solution de continuité et de prestige. Juriste de formation, ancienne ministre française, ex-directrice générale du FMI puis présidente de la BCE depuis 2019, elle incarne à la fois l’expérience institutionnelle et le réseau international que Davos recherche.
Ce que cela change
Pour l’Afrique et les économies émergentes, un WEF dirigé par Lagarde pourrait marquer une continuité dans l’approche multilatérale, tout en apportant la rigueur d’une banquière centrale rompue aux crises monétaires. Pour l’Europe, la question se pose : la BCE peut-elle se permettre de perdre sa présidente avant la fin de son mandat, alors que les défis inflationnistes et géopolitiques restent importants ?
Aucune décision formelle n’a encore été prise. Le WEF n’a pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire. Mais le message de Lagarde est clair : elle est prête. Davos, après les tempêtes, cherche un nouveau visage. Et ce visage pourrait bien être celui de la Française qui a dirigé la zone euro pendant huit ans.
L’automne 2026 et l’année 2027 s’annoncent décisifs pour le Forum économique mondial… et pour Christine Lagarde.
Christine Lagarde ‘Ready to Serve’ as Head of Davos: ECB President Eyed for WEF Leadership in 2027
Christine Lagarde, President of the European Central Bank, could leave Frankfurt for the snowy peaks of Davos. According to the Swiss newspaper Neue Zürcher Zeitung (NZZ), citing sources close to the matter, the 70-year-old Frenchwoman told a meeting of the World Economic Forum’s foundation board this week near Geneva that she was “ready to serve” at the helm of the organisation.
Succession was the central topic. Lagarde, already a long-standing member of the board of trustees, thanked members for their confidence. Singapore’s President Tharman Shanmugaratnam reportedly referred to her as a “putative candidate.” No precise handover date has been set. Current co-chairs Larry Fink, CEO of BlackRock, and André Hoffmann, vice-chairman of Roche Holding, are expected to preside over the January 2027 annual meeting in Davos before stepping down later that year.
WEF founder Klaus Schwab has long backed this candidacy. His wish may finally be fulfilled.
Lagarde’s ECB term ends in late October 2027. Only months ago she insisted she would complete it. Speculation about an earlier departure has circulated for over a year. Any move to Davos before the end of her Frankfurt mandate would remain delicate.
A Forum in Turmoil
The WEF has faced successive storms. In April 2025, Klaus Schwab stepped down as chairman of the board of trustees amid allegations of misusing funds for personal purposes and inappropriate behaviour towards female employees. An internal investigation later found no material wrongdoing, but the institution’s reputation suffered.
In February 2026, Norwegian Børge Brende resigned as president and CEO after documents revealed his meetings and correspondence with Jeffrey Epstein. The organisation opened a review and concluded there were no additional concerns beyond what was already known. Brende’s departure nonetheless added further controversy.
Against this backdrop, Lagarde’s name emerges as a combination of continuity and prestige. A trained lawyer, former French minister, ex-managing director of the IMF and ECB president since 2019, she brings both institutional experience and the global network Davos seeks.
What It Means
For Africa and emerging economies, a Lagarde-led WEF could signal continuity in multilateral engagement while bringing the discipline of a central banker seasoned by monetary crises. For Europe, the question is sharper: can the ECB afford to lose its president before the end of her term while inflationary and geopolitical challenges persist?
No formal decision has been taken. The WEF did not immediately respond to requests for comment. Yet Lagarde’s message is clear: she is ready. After the storms, Davos is looking for a new face. That face could well be the Frenchwoman who has steered the eurozone for eight years.
Autumn 2026 and the year 2027 look set to be decisive for the World Economic Forum… and for Christine Lagarde.
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Silognhia Edwige