Brésil-Argentine : Lula frappe fort contre Javier Milei, pendant que les banques centrales se ruent vers l’or
Les tensions diplomatiques entre le Brésil et l'Argentine franchissent un nouveau seuil. Brasília a décidé de réduire le niveau de ses relations diplomatiques avec le gouvernement du président argentin Javier Milei, une décision qui intervient dans un contexte de nouvelles déclarations jugées offensantes à l'encontre du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Au même moment, un autre indicateur attire l'attention des marchés internationaux : les banques centrales poursuivent une accumulation soutenue d'or, confirmant la place stratégique du métal précieux face aux incertitudes économiques et géopolitiques.
Le Brésil répond fermement aux attaques de Javier Milei
Selon les informations relayées par CNN Brasil, le gouvernement brésilien a choisi de ne pas renvoyer son ambassadeur Julio Bitelli en Argentine. En revanche, les relations diplomatiques entre les deux pays seront désormais limitées au niveau des chargés d'affaires, une mesure qui traduit une nette dégradation des rapports entre Brasília et Buenos Aires.
L'ambassadeur argentin au Brésil, Guillermo Daniel Raimondi, a été officiellement informé de cette décision. Une note de protestation du ministère brésilien des Affaires étrangères lui a également été remise.
Cette réaction intervient après de nouvelles déclarations injurieuses attribuées au président Javier Milei à l'encontre de Luiz Inacio Lula da Silva, alors que les relations entre les deux dirigeants étaient déjà particulièrement tendues depuis l'arrivée au pouvoir du chef de l'État argentin.
Une crise diplomatique qui dépasse les deux pays
Le refroidissement des relations entre les deux principales économies d'Amérique du Sud pourrait avoir des répercussions au sein du Mercosur, principal bloc économique régional.
Le Brésil demeure le premier partenaire commercial de l'Argentine. Une coopération diplomatique affaiblie pourrait compliquer plusieurs dossiers économiques et régionaux, même si aucun changement n'a été annoncé concernant les échanges commerciaux.
Les observateurs estiment que cette nouvelle escalade reflète des divergences politiques profondes entre les gouvernements de Lula et de Javier Milei, dont les visions économiques et diplomatiques sont largement opposées.
Les banques centrales accélèrent leurs achats d'or
Sur le front économique mondial, le World Gold Council (WGC) révèle que les banques centrales ont acheté 51 tonnes d'or en juin 2026, confirmant la poursuite d'une stratégie de diversification de leurs réserves.
La Banque nationale de Pologne arrive en tête avec 19 tonnes supplémentaires, suivie par la Banque populaire de Chine, qui a ajouté 15 tonnes.
D'autres banques centrales ont également renforcé leurs réserves :
- Pologne : +19 tonnes
- Chine : +15 tonnes
- Ouzbékistan : +9 tonnes
- Kazakhstan : +7 tonnes
- Jordanie : +3 tonnes
- Géorgie : +1 tonne
- Ghana : +1 tonne
À l'inverse, la Russie a vendu 9 tonnes d'or, tandis que la Turquie a cédé 2 tonnes au cours du mois.
Les pays émergents dominent le marché de l'or
Depuis le début de l'année 2026, les achats cumulés des banques centrales atteignent 102 tonnes, selon le WGC.
Les principaux acquéreurs sont :
- Pologne : 82 tonnes
- Ouzbékistan : 41 tonnes
- Chine : 40 tonnes
- Kazakhstan : 27 tonnes
- République tchèque : 11 tonnes
- Singapour : 10 tonnes
- Chili : 8 tonnes
- Jordanie : 6 tonnes
- Ghana : 6 tonnes
Du côté des vendeurs, la Turquie reste le principal cédant depuis janvier avec 83 tonnes, devant la Russie, qui affiche des ventes nettes de 44 tonnes.
L'or confirme son statut de valeur refuge
L'intensification des achats d'or par les banques centrales traduit une volonté de renforcer la sécurité des réserves nationales face aux incertitudes géopolitiques, aux tensions commerciales et aux fluctuations des marchés financiers.
Entre une crise diplomatique qui s'aggrave en Amérique du Sud et une demande institutionnelle soutenue pour le métal jaune, ces évolutions illustrent un contexte international marqué par une recherche accrue de stabilité politique et financière.
Brazil downgrades ties with Argentina as central banks continue massive gold buying
Brazil has officially downgraded its diplomatic relations with Argentina following new offensive remarks by Argentine President Javier Milei against Brazilian President Luiz Inácio Lula da Silva.
According to CNN Brasil, the Brazilian government decided not to send Ambassador Julio Bitelli back to Buenos Aires and instead reduced diplomatic relations to the level of chargé d'affaires. Argentina's ambassador in Brasília, Guillermo Daniel Raimondi, was formally notified and received a diplomatic protest note from Brazil's Foreign Ministry.
The move marks another escalation in the already strained relationship between South America's two largest economies and could further complicate regional cooperation within Mercosur.
Meanwhile, the World Gold Council (WGC) reported that central banks purchased 51 tonnes of gold in June 2026, highlighting the continued global demand for safe-haven assets.
The largest buyers were:
- Poland: +19 tonnes
- China: +15 tonnes
- Uzbekistan: +9 tonnes
- Kazakhstan: +7 tonnes
- Jordan: +3 tonnes
- Georgia: +1 tonne
- Ghana: +1 tonne
Russia sold 9 tonnes, while Turkey sold 2 tonnes during the month.
For the first half of 2026, central bank gold purchases reached 102 tonnes, led by Poland (82 tonnes), Uzbekistan (41 tonnes), China (40 tonnes), and Kazakhstan (27 tonnes). Turkey remained the largest net seller this year with 83 tonnes, followed by Russia with 44 tonnes.
The sustained accumulation of gold reflects central banks' efforts to diversify reserves and strengthen financial resilience amid persistent geopolitical and economic uncertainty.
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Silognhia Edwige