OpenAI et Sam Altman poursuivis : ChatGPT a vu venir le massacre de Tumbler Ridge… et n’a rien dit

OpenAI et Sam Altman poursuivis : ChatGPT a vu venir le massacre de Tumbler Ridge… et n’a rien dit

Colombie-Britannique attaque OpenAI en justice : le système avait signalé le compte de la tireuse de Tumbler Ridge comme « risque réel de préjudice ». Une plainte explosive qui relance le débat mondial sur la responsabilité de l’IA.

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OpenAI accusé de négligence : le chatbot a vu le danger, la direction a choisi le silence


Les autorités de la Colombie-Britannique ont porté le combat jusqu’au tribunal fédéral de San Francisco. Lundi, le procureur général de la province et le conseil scolaire local ont déposé une plainte contre OpenAI et son PDG Sam Altman. Motif : le rôle allégué de ChatGPT dans l’une des fusillades de masse les plus meurtrières de l’histoire récente du Canada.


Le 10 février 2026, à Tumbler Ridge, petite ville minière du nord de la province, Jesse Van Rootselaar, 18 ans, a ouvert le feu. Neuf personnes ont perdu la vie : sa mère et son demi-frère à domicile, puis cinq élèves de 12 et 13 ans ainsi qu’une assistante éducative à l’école secondaire, avant que la tireuse ne se donne la mort. La communauté est encore sous le choc.


Selon la plainte, le drame n’était pas inévitable. Plus de six mois auparavant, en juin 2025, le système de surveillance automatisé d’OpenAI avait détecté le compte de Van Rootselaar. Les conversations portaient sur la violence armée. Transmis à une équipe de spécialistes, le dossier a abouti à une conclusion claire : « risque réel et concret de préjudice pour autrui ». Les experts internes ont recommandé de saisir la police. La direction a refusé. Le compte a simplement été désactivé.


La tireuse a ouvert un second compte et a continué d’utiliser ChatGPT. Aucun signalement à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), pourtant déjà intervenue plusieurs fois au domicile de la jeune femme pour des questions de santé mentale et d’armes.


Dans leur déclaration, les autorités provinciales accusent OpenAI de négligence et de complicité de fusillade de masse. Elles réclament des dommages pour les coûts de reconstruction de l’école et de soutien à la communauté, ainsi qu’une injonction pour forcer l’entreprise à revoir ses protocoles de signalement des menaces de violence.


Cette action s’inscrit dans un contexte mondial de tension croissante autour de la sécurité de l’intelligence artificielle. Alors que les laboratoires se livrent à une course effrénée vers des modèles toujours plus puissants, de plus en plus de voix — y compris au sein de l’industrie — estiment que seule la responsabilité juridique pourra freiner les dérives. OpenAI a déjà fait face à d’autres plaintes liées à des actes de violence aux États-Unis.


Sam Altman avait présenté des excuses à la communauté de Tumbler Ridge en avril, reconnaissant que l’entreprise n’avait pas alerté les forces de l’ordre. Trop tard, selon les familles et les autorités. Plusieurs proches de victimes ont déjà engagé leurs propres procédures aux États-Unis.


Le message de Victoria est net : aucune technologie, aussi innovante soit-elle, ne peut s’affranchir du devoir de protéger des vies humaines. Un simple appel à la GRC, selon la plainte, aurait peut-être changé le destin de Tumbler Ridge.




OpenAI and Sam Altman Sued: ChatGPT Flagged the Tumbler Ridge Shooter — Leadership Chose Silence


British Columbia authorities have taken the fight to federal court in San Francisco. On Monday, the province’s attorney general and the local school board filed a lawsuit against OpenAI and its CEO Sam Altman. The claim: ChatGPT’s alleged role in one of the deadliest mass shootings in recent Canadian history.


On February 10, 2026, in the small mining town of Tumbler Ridge, 18-year-old Jesse Van Rootselaar opened fire. Nine people died: her mother and half-brother at home, followed by five students aged 12 and 13 and an educational assistant at the secondary school, before the shooter took her own life. The tight-knit community remains shattered.


According to the complaint, the tragedy was preventable. More than six months earlier, in June 2025, OpenAI’s automated monitoring system flagged Van Rootselaar’s account. The conversations involved gun violence. The file was escalated to a specialist review team, which concluded there was a “real and concrete risk of harm to others.” The internal experts recommended notifying police. Leadership rejected the advice and simply deactivated the account.


The shooter opened a second account and continued using ChatGPT. No report was made to the Royal Canadian Mounted Police (RCMP), which had already visited the residence multiple times over mental-health concerns and firearms.


Provincial authorities accuse OpenAI of negligence and complicity in a mass shooting. They seek damages for the costs of rebuilding the school and supporting the community, as well as a court order requiring the company to overhaul its protocols for reporting threats of violence.


The case unfolds amid intensifying global debate over AI safety. As labs race to build ever more powerful models, growing numbers of voices — including within the industry — argue that legal accountability is the only effective brake on reckless development. OpenAI already faces other lawsuits in the United States linked to violence.


Sam Altman issued an apology to the Tumbler Ridge community in April, acknowledging the company failed to alert law enforcement. Too late, according to families and authorities. Multiple relatives of victims have already filed their own lawsuits in the United States.


Victoria’s message is clear: no technology, however innovative, can escape the duty to protect human lives. One phone call to the RCMP, the lawsuit contends, might have altered the fate of Tumbler Ridge.


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Ekanga Ekanga Fernand

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