G20 : L’Afrique du Sud humiliée par Trump ? « Sans nous, pas de sommet légitime ! » – Le coup de gueule de Pretoria

G20 : L’Afrique du Sud humiliée par Trump ? « Sans nous, pas de sommet légitime ! » – Le coup de gueule de Pretoria

Pretoria exclue du G20 de Trump ? Ronald Lamola tacle Washington et défend le Sud global. L’ONU, la CPI et l’ordre mondial chamboulés. Cliquez.

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G20 : L’Afrique du Sud humiliée par Trump ? « Sans nous, pas de sommet légitime ! »


Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola, n’a pas mâché ses mots. À la veille de la réunion des Brics à New Delhi, il remet en cause la légitimité du prochain G20 organisé par Donald Trump en Floride. Motif : l’Afrique du Sud, membre fondateur du club des grandes puissances, n’a toujours pas reçu d’invitation. Une exclusion qui sent le soufre et qui fait trembler la maison diplomatique occidentale.


« Peut-on vraiment appeler ça un sommet du G20 si l’Afrique du Sud n’y est pas ? » La question de Ronald Lamola, relayée par la chaîne indienne NDTV, est un véritable pavé dans la mare. Depuis le 1er décembre 2025, les États-Unis président le G20, succédant à Pretoria. Mais dans les faits, Donald Trump a clairement annoncé la couleur : la délégation sud-africaine n’est pas la bienvenue en Floride.


Pour justifier cette mise à l’écart, le locataire de la Maison-Blanche a agité un argument choc, accusant Pretoria de « génocide contre la minorité blanche ». Des propos que Pretoria rejette en bloc. Résultat : plusieurs réunions préparatoires du G20 se sont tenues sans les représentants sud-africains, jamais invités. « Nous n’avons jamais refusé de participer. Nous sommes membres du G20 et nous voulons être à table », martèle Lamola.


« L’essor du Sud global est impossible à arrêter »


Mais le chef de la diplomatie sud-africaine ne s’est pas arrêté là. Dans une sortie aussi claire que calculée, il a adressé un message direct à l’Occident : « Nous ne sommes pas là pour nous rendre, nous sommes là pour parler d’égal à égal. » Selon lui, un nouvel équilibre mondial est en marche, porté par les Brics et les pays émergents.


« L’essor du Sud global est impossible à arrêter », a-t-il martelé, appelant à une réforme en profondeur du Conseil de sécurité de l’ONU. Son ticket gagnant ? L’Inde, le Brésil… et deux sièges permanents pour l’Afrique. Une revendication qui résonne comme un ultimatum face à un ordre international encore trop figé.


Surveillance à la CPI, mandats d’arrêt et tensions au Pérou


Pendant ce temps, ailleurs sur la planète, la justice internationale vacille. Aux Pays-Bas, deux agences de détectives londoniennes sont dans le viseur des autorités néerlandaises. Leur cible : des employés de la Cour pénale internationale (CPI) et leurs familles. Une opération de surveillance qui aurait visé une juriste ayant porté plainte pour agression sexuelle contre le procureur Karim Khan. La CPI dénonce des méthodes « totalement inacceptables », tandis que le Qatar, accusé d’avoir financé l’opération par The Guardian, dément formellement.


Aux Philippines, le sénateur Ronald dela Rosa a fui le Sénat après une fusillade, terrifié à l’idée d’être arrêté par la CPI. Un mandat d’arrêt confidentiel émis en novembre 2025 le vise pour son rôle dans la sanglante campagne antidrogue de l’ex-président Rodrigo Duterte. Cinq sénateurs lui ont demandé de se rendre… Il a refusé. La tension est à son comble.


ONU, vin et hantavirus : le monde change


Maria Fernanda Espinosa, candidate au poste de secrétaire général de l’ONU, abonde dans le sens de Lamola : « La voix du Sud reste sous-représentée », malgré la montée en puissance des Brics. Elle plaide pour une refonte de l’architecture financière mondiale et un secrétariat général impartial, sans « deux poids deux mesures ».


Au Pérou, le candidat de gauche Roberto Sanchez risque la prison pour falsification de comptes du parti. En tête du second tour face à Keiko Fujimori, il promet une économie mixte et un contrôle étatique des ressources. Pendant ce temps, l’OIV annonce que la consommation mondiale de vin a chuté à son plus bas niveau depuis 1957. Les jeunes boudent l’alcool, et le climat fait flamber les coûts.


Enfin, en Afrique du Sud, les autorités traquent 97 personnes ayant croisé la route d’une passagère décédée du hantavirus, évacuée d’un navire de croisière. Pour l’instant, aucun test positif. Le ministre de la Santé rassure : « Aucune raison de s’alarmer. »


La conclusion de Ronald Lamola, elle, est sans appel : le monde d’après ne se fera plus sans l’Afrique. Et certainement pas dans les salons feutrés de Donald Trump.




“No South Africa, No G20 Summit!” – Pretoria’s Diplomatic Bombshell Targets Trump


South Africa’s top diplomat challenges Trump’s Florida G20 over exclusion. Lamola backs Global South, UN reform, ICC turmoil. Read more.


G20: South Africa Excluded by Trump? "Without Us, No Legitimate Summit!"


South Africa’s Foreign Minister, Ronald Lamola, has openly questioned the legitimacy of the upcoming G20 leaders’ meeting in Florida, hosted by President Donald Trump. Speaking to India’s NDTV ahead of the Brics foreign ministers’ meeting in New Delhi (May 14-15), Lamola stressed: “Can you call it a G20 summit if South Africa, a founding member, is not there? We have never refused to participate. We want to take part.”


The US took over the G20 presidency from South Africa on December 1, 2025. However, Trump had earlier cast doubt on Pretoria’s participation, falsely claiming a “genocide of the white minority” in the country. He also announced the 2026 summit would be held in Florida – without a South African delegation. To date, no invitation has been sent to Pretoria for various G20 expert and ministerial meetings.


"The Rise of the Global South Cannot Be Stopped"


Lamola also delivered a powerful message to the West: “Threats that the Global South and many Eastern countries have suffered for years must be eradicated through a new partnership. We are not here to surrender; we are here to speak as equals.” He called for urgent UN Security Council reform, proposing permanent seats for India, Brazil, and two African nations.


ICC Spying Scandal, Philippine Arrest Warrant, Peru’s Runoff


Meanwhile, Dutch authorities are investigating two London private detective firms for spying on International Criminal Court (ICC) employees and their families – allegedly targeting a woman who filed a sexual assault complaint against Prosecutor Karim Khan. The ICC called it “totally unacceptable.” Qatar denies funding the operation.


In the Philippines, Senator Ronald dela Rosa fled the Senate after a shooting, fearing arrest under an ICC warrant linked to former President Duterte’s drug war. In Peru, leftist candidate Roberto Sanchez faces a prison request for financial falsification as he heads into a June runoff against Keiko Fujimori.


Finally, South Africa’s health authorities have traced 97 contacts of a hantavirus victim who died in Johannesburg after being evacuated from a cruise ship. No local positive cases have been confirmed.


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Silognhia Edwige

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