Ça sent le brûlé à Downing Street. À moins d’un an des prochaines législatives, Keir Starmer, le Premier ministre britannique, ne fait plus rêver personne. Pire : plus de la moitié des sujets de Sa Majesté estiment que son Parti travailliste n’a aucune chance sérieuse d’être réélu. Un verdict sans appel signé Public First pour Politico.
Sur les 2.000 âmes interrogées entre le 8 et le 11 mai, 53% enterrent déjà les rouges. Seuls 33% croient encore à un miracle. Mais le pire n’est pas là : 56% des Britanniques affirment que les travaillistes n’ont rien changé depuis leur arrivée au pouvoir en 2024… ou que ça a même empiré. Et seulement 6% – oui, lisez bien – 6% estiment que le pays a vraiment changé en mieux.
« Ils promettaient la lune, ils livrent du gravier » , nous glisse un électricien de Manchester, façon de parler d’un ras-le-bol général qui traverse la Manche.
Pendant ce temps, la droite populiste, elle, caracole. Reform UK, le parti de Nigel Farage, est crédité de 65% d’opinions favorables quant à ses « réelles chances de gagner » les prochaines élections. Un séisme politique en préparation.
Démissions en cascade : le gouvernement craque
Londres vibre au rythme des démissions. Alex Davies-Jones, sous-secrétaire d’État aux Victimes, a jeté l’éponge « le cœur très lourd ». Elle est la troisième à claquer la porte le même jour – avec Miatta Fahnbulleh (Logement) et Jess Phillips (Protection des femmes). Plusieurs assistants ministériels ont suivi.
Mais ce n’est pas tout. Plus de 80 députés travaillistes exigent ouvertement la tête de Starmer. Leur peur ? Que le capitaine actuel coule le navire avant août 2029, date butoir des prochaines générales. Dans les couloirs du Parlement, on parle même de plus de 100 signataires d’une motion de soutien… mais les frondeurs, eux, dépassent les 80. Le parti est coupé en deux.
Déroute électorale : le pays de Galles tombe
La goutte d’eau qui a fait déborder le chaudron : les élections locales du 7 mai. Pour la première fois de son histoire, le Parti travailliste perd le contrôle du Parlement gallois. En Angleterre, ils perdent 1.400 sièges d’un coup. Une déroute historique.
Starmer a pris « sa part de responsabilité »… mais refuse de démissionner. Pas même un entretien privé avec ses ministres, selon Sky News. Le ministre de la Santé, Wes Streeting, pressenti comme successeur, serait reparti bredouille.
Cabinet sous pression, mais pas de coup de théâtre
Pourtant, le secrétaire d’État au Travail, Pat McFadden, affirme que personne n’a contesté Starmer lors de la dernière réunion du cabinet. « Il continue son travail, c’est ce que la société attend », a-t-il lâché sur Sky News. Une sortie qui ressemble à une dernière bouée lancée à un Premier ministre déjà en train de couler.
Entre défiance populaire, révolte interne et poussée de Reform UK, le Royaume-Uni vit l’une de ses crises politiques les plus explosives depuis Brexit. Et si les urnes parlaient plus vite que prévu ?
UK: Starmer in freefall – 53% say Labour has no real chance of re-election
More than half of Britons believe Keir Starmer’s Labour Party has no real chance of winning the next general election, according to a bombshell poll by Public First for Politico. Only 33% see a viable path to victory.
The survey of over 2,000 adults (8–11 May) found that 56% think Labour has either failed to change the country since 2024 or made things worse. A mere 6% believe Labour has made things “fully better”.
Meanwhile, Nigel Farage’s right-wing populist Reform UK is surging: 65% of respondents say the party has a “real chance” of winning the next election.
Political chaos is deepening. Three junior ministers – Alex Davies-Jones, Miatta Fahnbulleh, and Jess Phillips – resigned on 12 May, citing disagreements with Starmer’s leadership. Over 80 Labour MPs are now calling for his resignation, fearing he will drag the party to defeat before the August 2029 deadline.
The crisis exploded after the 7 May local elections: Labour lost control of the Welsh Parliament for the first time ever, and lost 1,400 seats across English councils. Starmer has accepted responsibility but refuses to step down.
Cabinet ministers publicly back him – but behind the scenes, disarray reigns. One thing is clear: British politics has never looked this volatile since Brexit.
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Silognhia Edwige