C’est fini la bamboula : Sonko serre la vis aux ministres, le pétrole namibien explose et l’Afrique du Sud panique »

C’est fini la bamboula : Sonko serre la vis aux ministres, le pétrole namibien explose et l’Afrique du Sud panique »

Ousmane Sonko interdit les voyages des ministres pour cause d’austérité. La Namibie révèle 1,38 milliard de barils de pétrole. L’Afrique du Sud crée une task force carburant. Découvrez le réveil économique africain.

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« On serre les boulons » : Sonko met les ministres sénégalais sous cloche, pendant que la Namibie carbure au pétrole


Ça va chauffer dans les salons feutrés de la République sénégalaise. Le Premier ministre Ousmane Sonko, connu pour son franc-parler et sa lutte contre les privilèges, vient de sortir le couperet. Fini les virées à l’étranger pour frimer ou dormir dans les palaces. Désormais, aucun ministre ne quitte le pays sauf pour une mission jugée… essentielle. Traduction : plus question de vider les caisses de l’État pour des voyages qui ne servent à rien.


Dans une déclaration reprise par le quotidien Le Soleil, Sonko a été clair comme de l’eau de roche :


    « J’ai pris un certain nombre de mesures de restrictions drastiques de tout ce qui concerne les dépenses au niveau du gouvernement. Aucun ministre de mon gouvernement ne bougera du pays si ce n’est pour une mission essentielle. »


Lui-même a donné l’exemple en annulant ses propres visites prévues en Espagne, au Niger et en France. Ambiance austérité. Pourquoi ? Parce que le budget sénégalais est calculé sur la base d’un baril de pétrole à 62 dollars, et que les rentrées d’argent se font de plus en plus rares. Selon Sonko, il faut serrer la vis pour maintenir l’économie à flot et éviter que le peuple ne trinque.


Un vent de révolution frugale souffle sur la Teranga.


Pendant ce temps, la Namibie s’assoit sur un trésor noir


Pendant que Dakar rationne les billets d’avion des ministres, du côté de Windhoek, on danse la kwasa kwasa des milliards de barils. Le gisement Mopane, situé sur le plateau continental namibien, vient de voir ses réserves récupérables exploser de 57 %. Selon le journal Namibian et la société canadienne Sintana Energy, on parle désormais de 1,38 milliard de barils.


Le patron de Sintana, Robert Bose, n’a pas caché son enthousiasme : « C’est l’un des projets les plus importants au monde. »


Découvert il y a deux ans, Mopane est encore en phase d’exploration. La décision finale sur son exploitation est attendue pour 2028. En attendant, les grands prédateurs du secteur sont déjà là : TotalEnergies (France), Galp Oil (Portugal), aux côtés des locaux Inter Oil et NAMCOR. À son pic, ce mastodonte pourrait cracher jusqu’à 200 000 barils par jour.


Mais attention : la géologie namibienne ne fait pas de cadeau. Les experts préviennent que l’extraction sera techniquement complexe. Rien n’est gagné.


Afrique du Sud : la crise du carburant sonne le branle-bas


Pendant que le Sénégal rationne et que la Namibie compte ses barils, l’Afrique du Sud, elle, lutte pour ne pas sombrer. Le président Cyril Ramaphosa a ordonné la création d’un groupe de travail interministériel d’intervention rapide pour faire face à la pénurie de carburant. Une task force de choc composée des ministres des Finances, des Affaires étrangères, et dirigée par le ministre des Ressources minérales, Gwede Mantashe.


Objectif : surveiller la production, les importations, mais surtout empêcher une flambée du coût de la vie et protéger la sécurité alimentaire.


La ministre à la Présidence, Khumbudzo Ntshavheni, a prévenu : même si la guerre au Moyen-Orient s’arrêtait demain, les cicatrices sur le marché sud-africain du carburant prendraient du temps à guérir.


La grande leçon du moment ?


L’Afrique est en train de réapprendre à marcher sans béquilles. D’un côté, l’austérité assumée (Sénégal). De l’autre, l’espoir pétrolier (Namibie). Et enfin, la gestion de crise en temps réel (Afrique du Sud). Trois visages d’un même combat : la survie économique par les tripes.




Senegal stops ministers’ foreign trips, Namibia strikes oil gold, South Africa in fuel emergency


Senegal’s Prime Minister Ousmane Sonko has banned all non-essential foreign travel for government ministers, citing urgent cuts in public spending. “No minister will leave the country unless for an essential mission,” Sonko said, quoted by Le Soleil. He personally canceled trips to Spain, Niger, and France. The reason? Senegal’s budget is based on $62 per barrel of oil, and revenues are drying up. Austerity is the new normal.


Meanwhile, Namibia’s offshore Mopane field just got a 57% reserve upgrade to 1.38 billion barrels, according to Sintana Energy CEO Robert Bose. The project, one of the world’s largest, involves TotalEnergies, Galp Oil, and Namibian partners. Peak output could hit 200,000 barrels per day by 2028 – if tricky geology doesn’t slow things down.


In South Africa, President Cyril Ramaphosa has launched a rapid-response task force to tackle the fuel crisis. Led by Mineral Resources Minister Gwede Mantashe, the team includes finance and foreign affairs ministers. Its mission: prevent a cost-of-living explosion and protect food security. “Even if the Gulf war ended today, rebuilding the fuel market would take time,” warned minister Khumbudzo Ntshavheni.


Three African giants, three battles – but one common enemy: economic fragility.


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Didier Cebas K.

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