Affaire Jacques Bertrang Mang : « Il n’est pas fou ! » – L’avocat-médecin Asong Khumba dénonce une interpellation illégale et des actes de torture

Affaire Jacques Bertrang Mang : « Il n’est pas fou ! » – L’avocat-médecin Asong Khumba dénonce une interpellation illégale et des actes de torture

Visité à l’hôpital Laquintinie, Jacques Bertrang Mang « est sain d’esprit », selon l’avocat-médecin Michael Asong Khumba. L’ancien candidat à la présidentielle condamne une interpellation illégale et des actes de torture à New Bell. Cabral Libii a porté plainte.

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Douala est au cœur d’une nouvelle tempête politico-judiciaire.
L’activiste Jacques Bertrang Mang, actuellement interné au service de santé mentale de l’hôpital Laquintinie, n’est pas atteint de troubles psychiatriques. C’est du moins l’évaluation formelle du Dr Michael Asong Khumba, avocat et médecin, qui lui a rendu visite.


Ancien prétendant au fauteuil présidentiel, doté d’une double formation en droit et en médecine, Michael Asong Khumba affirme avoir longuement échangé avec l’activiste. Son verdict est sans ambiguïté : « Jacques Bertrang Mang est en bon état de santé mentale et n’a rien à faire dans un service psychiatrique », soutient-il.


Une hospitalisation contestée


Selon Asong Khumba, l’internement de l’activiste soulève de sérieuses interrogations. Il dénonce une procédure irrégulière et parle d’« interpellation illégale ». D’après ses déclarations, Jacques Bertrang Mang aurait été conduit de force au commissariat de New Bell, où il aurait subi des actes de torture avant son transfert à l’hôpital.


Ces accusations sont graves et pourraient, si elles étaient établies, engager la responsabilité des forces de l’ordre.


Un climat politique explosif


Jacques Bertrang Mang n’est pas un inconnu de la scène politique. Ancien militant du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), il a publiquement accusé son leader, le député Cabral Libii, de pactiser avec le pouvoir en place.


Des accusations que Cabral Libii rejette catégoriquement. Le parlementaire a d’ailleurs saisi la justice en déposant une plainte contre son ancien camarade de parti.


Cette affaire intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par des tensions internes au sein de certaines formations politiques et une crispation croissante autour des libertés publiques.


Santé mentale ou stratégie d’intimidation ?


La question centrale demeure : pourquoi un activiste politique se retrouve-t-il en service psychiatrique après une interpellation policière ?


Pour Michael Asong Khumba, la réponse est claire : il ne s’agit pas d’un problème médical, mais d’un abus de procédure. Il appelle à la transparence et exige que les droits fondamentaux de Jacques Bertrang Mang soient respectés.


Alors que l’opinion publique s’interroge, cette affaire pourrait rapidement prendre une tournure nationale, voire judiciaire, si les accusations de torture et d’arrestation arbitraire sont formellement portées devant les tribunaux.


Le dossier est désormais scruté de près. Et une question s’impose :
le Cameroun assiste-t-il à une dérive inquiétante ou à un simple malentendu administratif ?


L’évolution de l’enquête permettra d’y voir plus clair.




Jacques Bertrang Mang Case: “He Is Not Mentally Ill” – Lawyer-Doctor Asong Khumba Denounces Illegal Arrest and Alleged Torture


A new political and legal controversy is unfolding in Douala.


Political activist Jacques Bertrang Mang, currently admitted to the psychiatric unit of Laquintinie Hospital, is not suffering from any mental disorder. This is the firm assessment of Dr. Michael Asong Khumba, a lawyer and medical doctor who visited him.


A former presidential aspirant with dual expertise in law and medicine, Asong Khumba stated that he held extensive discussions with the activist. His conclusion is unequivocal: Jacques Bertrang Mang is mentally sound and has no reason to be hospitalized in a psychiatric ward.


A Controversial Hospitalization


According to Asong Khumba, the activist’s admission raises serious legal concerns. He strongly condemned what he described as an “illegal arrest.” Reports indicate that Jacques Bertrang Mang was forcibly taken to the New Bell police station, where he allegedly endured acts of torture before being transferred to the hospital.


These allegations, if proven, could have significant legal implications for law enforcement authorities.


A Politically Sensitive Context


Jacques Bertrang Mang is a former member of the Cameroon Party for National Reconciliation (PCRN). He publicly accused the party’s leader, Member of Parliament Cabral Libii, of collaborating with the ruling establishment.


Cabral Libii has firmly rejected the allegations and has reportedly filed a legal complaint against his former party member.


The case emerges in a tense political climate, with growing debates around civil liberties and internal divisions within opposition movements.


Mental Health Issue or Political Intimidation?


The key question remains: why was a political activist placed in a psychiatric unit following a police arrest?


For Michael Asong Khumba, the matter is not medical but procedural and legal. He is calling for transparency and strict respect for fundamental rights.


As public attention intensifies, the case may evolve into a broader legal and political confrontation in Cameroon.


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Didier Cebas K.

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