Infanticides et violences sur enfants : Yaoundé annonce la riposte de l’État
Yaoundé, 30 mars 2026. Le Gouvernement de la République du Cameroun hausse le ton. Dans un communiqué radio-presse rendu public ce lundi, le Ministère des Affaires Sociales condamne avec « la plus grande fermeté » les récents cas d’infanticides et de violences graves perpétrés sur des enfants à travers le pays.
Au cœur de l’émotion nationale, le drame survenu le 19 mars 2026 au quartier Nkoabang à Yaoundé. Divine Mbarga, 11 ans, a été violée puis assassinée dans des circonstances qui ont profondément choqué l’opinion publique. Un crime qualifié « d’odieux » par les autorités.
La ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene, dit exprimer sa « profonde indignation » et sa « vive émotion » face à ces actes qui portent atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant et à la dignité humaine. Le Gouvernement adresse par ailleurs ses sincères condoléances aux familles durement éprouvées.
Justice et sanctions annoncées
Face à ce que le communiqué qualifie de « série noire », l’État promet une réponse ferme et structurée. Plusieurs axes d’intervention sont annoncés :
- Poursuites systématiques et sanctions exemplaires des auteurs, en collaboration étroite avec les autorités judiciaires et les forces de sécurité ;
- Renforcement des dispositifs de veille et d’alerte communautaires pour détecter précocement les situations à risque ;
- Accompagnement psychosocial des victimes par les services sociaux compétents ;
- Mobilisation accrue des acteurs sociaux, notamment les familles, leaders communautaires, organisations de la société civile et confessions religieuses.
Le message est clair : l’impunité ne sera pas tolérée.
Une responsabilité collective
Au-delà de la réponse judiciaire, le Gouvernement insiste sur la dimension sociétale du combat. La protection des enfants est présentée comme une responsabilité partagée.
Les autorités appellent à une vigilance accrue des citoyens et invitent toute personne témoin d’une situation suspecte ou d’un acte de violence à le signaler immédiatement aux services sociaux compétents.
Dans un contexte où les questions de gouvernance sécuritaire et de protection des personnes vulnérables deviennent centrales, cette sortie officielle marque une volonté d’affichage de fermeté. Reste désormais l’épreuve des faits : l’opinion attend des résultats concrets, rapides et visibles.
La lutte contre les violences faites aux enfants est plus que jamais un test pour l’État de droit au Cameroun.
Infanticide Cases in Cameroon: Government Vows Firm Action After Nkoabang Tragedy
Yaoundé, March 30, 2026 — The Government of Cameroon has strongly condemned the recent cases of infanticide and serious violence against children across the country.
In an official press release issued by the Ministry of Social Affairs, authorities reacted with deep indignation following the tragic events of March 19, 2026, in the Nkoabang neighborhood of Yaoundé, where 11-year-old Divine Mbarga was raped and murdered — a crime that has sparked national outrage.
Minister of Social Affairs Pauline Irène Nguene expressed profound emotion and reaffirmed the Government’s commitment to protecting vulnerable populations, particularly children. The Government also extended its condolences and solidarity to the grieving families.
Judicial Action and Strong Measures
Facing what officials described as a disturbing trend, the Government announced several key measures:
Systematic prosecution and exemplary punishment of perpetrators, in close collaboration with judicial and security authorities;
Strengthening of community-based monitoring and early warning systems;
Psychosocial support for victims through social services;
Increased mobilization of families, community leaders, civil society organizations, and religious institutions.
Authorities stressed that impunity will not be tolerated.
A Shared Responsibility
Beyond judicial enforcement, the Government emphasized that child protection is a collective responsibility. Citizens are urged to report any suspicious situation or act of violence to competent social services without delay.
As concerns grow over child safety and governance accountability, this official statement signals a firm institutional response. The coming weeks will test the effectiveness of these commitments in delivering justice and restoring public confidence.
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Ange NGO