Quatrième jour de Guerre au Moyen-Orient : 600 millions de dollars déjà dépensés, le détroit d'Ormuz bloqué, le pétrole flambe

Quatrième jour de Guerre au Moyen-Orient : 600 millions de dollars déjà dépensés, le détroit d'Ormuz bloqué, le pétrole flambe

L'Iran frappe Israël et les bases américaines : Téhéran riposte après l'assassinat de Khamenei

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Le détroit d'Ormuz bloqué, la guerre s'étend au Moyen-Orient et fait flamber les prix du pétrole


L'escalade militaire au Moyen-Orient a franchi un nouveau palier. Après l'opération conjointe menée par les États-Unis et Israël qui a coûté la vie au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, Téhéran a déclenché une riposte d'envergure. Plus de 40 missiles ont été lancés contre des cibles israéliennes et américaines, tandis que le détroit d'Ormuz, poumon énergétique mondial, est désormais sous contrôle des Gardiens de la révolution.


84 heures de coupure d'internet et une défense "par tous les moyens"


La République islamique vit au rythme des frappes. Selon l'ONG Netblocks, la coupure d'internet en Iran dure désormais depuis plus de 84 heures, plongeant une partie du pays dans l'isolement numérique. Une mesure qui illustre la gravité de la situation alors que Téhéran affiche sa détermination.


L'ambassadeur d'Iran en Ouzbékistan, Mohammad Ali Eskandari, a prévenu : "Nous nous défendrons par tous les moyens. Tant que cette agression contre l'Iran se poursuivra, nous sommes prêts à nous défendre." Une déclaration appuyée par l'ambassadeur à Vienne, Asadollah Eshragh Jahromi, qui a qualifié l'assassinat de Khamenei de "crime de guerre" engageant la responsabilité pénale du président américain et du premier ministre israélien.


Le détroit d'Ormuz sous contrôle iranien, le transport maritime paralysé


Le porte-parole des forces navales du CGRI, Mohammad Akbarzadeh, a annoncé que dix pétroliers avaient été détruits pour avoir tenté de forcer le passage dans le détroit d'Ormuz. "L'Iran a le contrôle total du détroit", a-t-il affirmé.


Les conséquences sont immédiates : plus de 3 000 navires sont bloqués dans les ports du golfe Persique, selon le Wall Street Journal. Les grandes compagnies maritimes réagissent en catastrophe. La compagnie MSC a annoncé que toutes ses cargaisons à destination des ports du Golfe seraient déroutées vers des "ports sûrs", avec des frais supplémentaires de 800 dollars par conteneur à la charge des propriétaires. La française CMA CGM a suspendu toutes ses réservations vers la région.


L'économie mondiale sous tension : pétrole à 85 dollars, gaz en flambée


Les prix de l'énergie s'emballent. Le baril de Brent a dépassé les 85 dollars, une première depuis juillet 2024. Sur les marchés européens, le prix du gaz a atteint 785 dollars pour 1 000 m³, soit une hausse de 45% en une journée.


La situation est aggravée par l'arrêt de la production de GNL au Qatar. Le géant Qatar Energy a déclaré un cas de force majeure après des frappes iraniennes sur ses installations de Ras Laffan et Mesaieed, suspendu la production de GNL et de produits transformés (urée, polymères, aluminium). Le Qatar est le troisième exportateur mondial de GNL.


Une coalition internationale en construction, la France envoie le Charles de Gaulle


Emmanuel Macron a proposé la création d'une coalition maritime internationale pour sécuriser les routes commerciales. Le président français a annoncé le renforcement de la sécurité des bases françaises au Moyen-Orient, deux d'entre elles ayant subi des frappes. Le porte-avions Charles de Gaulle et ses frégates font route vers la Méditerranée, tandis que le porte-hélicoptères Tonnerre se prépare à évacuer les ressortissants français.


Le Royaume-Uni a envoyé le destroyer HMS Dragon et des hélicoptères pour protéger sa base d'Akrotiri à Chypre. Les Pays-Bas étudient la possibilité d'engager une frégate pour protéger le groupe aéronaval français.


Le Canada critique, l'Espagne menacée, l'UE divisée


Le premier ministre canadien Mark Carney a appelé les États-Unis et Israël à respecter le droit international, exprimant ses "regrets" que l'opération ait été menée sans consultation de l'ONU. "Le Canada réaffirme que le droit international s'applique à toutes les parties belligérantes", a-t-il déclaré.


Donald Trump a menacé de rompre toutes relations commerciales avec l'Espagne, seul pays de l'OTAN refusant d'augmenter ses dépenses militaires à 5% du PIB et opposé à l'utilisation des bases espagnoles pour les frappes contre l'Iran. Paris a apporté son soutien à Madrid face à ces menaces de "coercition économique".


Au sein de l'UE, les tensions s'exacerbent. L'ambassadeur d'Israël auprès de l'UE a estimé que l'Union était "déjà en état de guerre avec l'Iran", appelant Bruxelles à soutenir l'opération militaire. La Commission européenne craint une nouvelle vague migratoire et une crise économique majeure si le conflit dure plus de quatre semaines.


Un conflit aux conséquences humanitaires désastreuses


Le bilan humain s'alourdit. Une école primaire de filles à Minab, dans le sud de l'Iran, a été frappée, tuant 165 personnes, essentiellement des écolières. Dans la province du Fars, 59 personnes ont péri. Au Liban, les frappes israéliennes ont fait 52 morts en 24 heures, provoquant le déplacement de 30 000 personnes.


La Russie a mis en garde contre les risques radiologiques liés aux frappes sur les installations nucléaires de Natanz. L'AIEA a confirmé des dommages sur le site sans conséquences radiologiques immédiates.


Alors que les forces américaines ont dépensé 779 millions de dollars lors des premières 24 heures de l'opération, que 50 000 militaires américains sont engagés et que 2 000 cibles ont été frappées, la communauté internationale retient son souffle. Le conflit, qui a déjà fait basculer l'équilibre stratégique du Moyen-Orient, menace désormais de plonger l'économie mondiale dans une crise énergétique majeure.




War in the Middle East: Iran Strikes Back After Khamenei's Death, Strait of Hormuz Blocked, Oil Prices Soar


Tehran retaliates against Israel and US bases as the conflict expands and energy markets spiral


The military escalation in the Middle East has reached a new peak. Following the joint US-Israeli operation that killed Iran's Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei, Tehran has launched a large-scale retaliation. More than 40 missiles have been fired at Israeli and American targets, while the Strait of Hormuz—the world's energy lifeline—is now under the control of the Revolutionary Guards.


84-Hour Internet Blackout and Defense "by All Means"


The Islamic Republic is living under the rhythm of strikes. According to NGO Netblocks, the internet blackout in Iran has now lasted over 84 hours, plunging parts of the country into digital isolation—a measure illustrating the gravity of the situation as Tehran displays its determination.


Iran's ambassador to Uzbekistan, Mohammad Ali Eskandari, warned: "We will defend ourselves by all means. As long as this aggression against Iran continues, we are ready to defend ourselves." His statement was echoed by Ambassador Asadollah Eshragh Jahromi in Vienna, who described Khamenei's assassination as a "war crime" engaging the criminal responsibility of the US president and the Israeli prime minister.


Strait of Hormuz Under Iranian Control, Maritime Transport Paralyzed


The spokesperson for the Iranian Revolutionary Guard Corps (IRGC) naval forces, Mohammad Akbarzadeh, announced that ten tankers had been destroyed attempting to force passage through the Strait of Hormuz. "Iran has total control over the strait," he asserted.


The consequences are immediate: over 3,000 vessels are stranded in Persian Gulf ports, according to the Wall Street Journal. Major shipping companies are responding urgently. MSC has announced that all its cargoes destined for Gulf ports will be diverted to "safe ports," with additional fees of $800 per container charged to owners. French company CMA CGM has suspended all bookings to the region.


Global Economy Under Strain: Oil at $85, Gas Prices Surge


Energy prices are skyrocketing. Brent crude has exceeded $85 per barrel for the first time since July 2024. On European markets, gas prices reached $785 per 1,000 m³—a 45% increase in a single day.


The situation is worsened by the halt in LNG production in Qatar. Energy giant Qatar Energy has declared force majeure following Iranian strikes on its Ras Laffan and Mesaieed facilities, suspending LNG production and processed products (urea, polymers, aluminum). Qatar is the world's third-largest LNG exporter.


International Coalition Taking Shape, France Deploys Charles de Gaulle


Emmanuel Macron has proposed creating an international maritime coalition to secure trade routes. The French president announced enhanced security for French bases in the Middle East, two of which have been struck. The aircraft carrier Charles de Gaulle and its frigates are heading toward the Mediterranean, while the helicopter carrier Tonnerre prepares to evacuate French nationals.


The United Kingdom has deployed the destroyer HMS Dragon and helicopters to protect its Akrotiri base in Cyprus. The Netherlands is considering deploying a frigate to protect the French carrier group.


Canada Criticizes, Spain Threatened, EU Divided


Canadian Prime Minister Mark Carney called on the US and Israel to respect international law, expressing "regret" that the operation was conducted without UN consultation. "Canada reaffirms that international law applies to all belligerent parties," he stated.


Donald Trump threatened to sever all trade relations with Spain—the only NATO country refusing to increase military spending to 5% of GDP and opposing the use of Spanish bases for strikes against Iran. Paris has expressed solidarity with Madrid against these threats of "economic coercion."


Tensions are rising within the EU. Israel's ambassador to the EU stated that the Union is "already at war with Iran," calling on Brussels to support the military operation. The European Commission fears a new migratory wave and a major economic crisis if the conflict lasts more than four weeks.


A Conflict with Devastating Humanitarian Consequences


The human toll continues to rise. A girls' primary school in Minab, southern Iran, was struck, killing 165 people—mostly schoolgirls. In Fars province, 59 people have died. In Lebanon, Israeli strikes have killed 52 people in 24 hours, displacing 30,000.


Russia has warned of radiological risks from strikes on Natanz nuclear facilities. The IAEA confirmed damage to the site with no immediate radiological consequences.


With US forces having spent $779 million in the first 24 hours of operations, 50,000 American troops engaged, and 2,000 targets struck, the international community holds its breath. A conflict that has already shifted the strategic balance of the Middle East now threatens to plunge the global economy into a major energy crisis.



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Moussa Nassourou

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