Cocaïne en haute mer : un navire sous pavillon camerounais intercepté avec près de 10 tonnes au large des Canaries

Cocaïne en haute mer : un navire sous pavillon camerounais intercepté avec près de 10 tonnes au large des Canaries

Les autorit?s espagnoles ont annoncé, le 12 janvier, l?arraisonnement spectaculaire d?un navire marchand au large de Tenerife, dans l?oc?an Atlantique. Le b?timent, battant pavillon camerounais selon une source policière espagnole relay?e par des médias internationaux, transportait 9 994 kilogrammes de coca?ne, dissimul?s dans plus de 200 sacs de sel. ? son bord, 13 membres d??quipage. Le navire avait quitt? le Br?sil et faisait route vers l'Europe.

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Baptisée « Marée Blanche », cette opération est qualifiée par la Police nationale espagnole comme la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en haute mer. Les autorités soulignent qu’il faut remonter à 1999, avec l’interception du navire Tammsaare et ses 7 500 kilos de cocaïne, pour retrouver une opération d’une telle ampleur hors des eaux territoriales.


Un pavillon camerounais de plus en plus scruté


Cette nouvelle affaire ravive les interrogations autour du pavillon camerounais, régulièrement cité dans des dossiers de trafics illicites internationaux. Plusieurs navires immatriculés au Cameroun ont, ces dernières années, été impliqués dans des saisies de drogues, de carburant ou d’autres marchandises prohibées, alimentant les soupçons de complaisance administrative dans l’attribution du pavillon.


Face à ces critiques récurrentes, les autorités camerounaises ont engagé une révision des critères d’immatriculation et renforcé les mécanismes de contrôle. Des radiations de navires soupçonnés d’activités criminelles sont régulièrement annoncées afin de préserver la crédibilité du registre maritime national.


Radiations et durcissement des contrôles


En août 2025, le navire Sky White avait ainsi été radié du registre camerounais après son interception au large des îles Canaries avec près de trois tonnes de cocaïne. En octobre de la même année, le Freedom 7 subissait le même sort, officiellement pour « trafic illicite ».


Malgré ces mesures, la flotte sous pavillon camerounais, qui compte plus de 200 navires immatriculés, demeure sous surveillance accrue des autorités maritimes et policières internationales. L’affaire de Tenerife remet au premier plan les enjeux de sécurité maritime, de lutte contre le narcotrafic et de responsabilité des États du pavillon dans un contexte de criminalité transnationale de plus en plus sophistiquée.




Nearly 10 tons of cocaine seized at sea: ship flying Cameroonian flag intercepted off the Canary Islands


Spanish authorities announced on January 12 the interception of a merchant vessel off the coast of Tenerife in the Atlantic Ocean. According to a Spanish police source quoted by international media, the ship was flying a Cameroonian flag and was carrying 9,994 kilograms of cocaine, hidden in more than 200 bags of salt. The vessel had a crew of 13 and had sailed from Brazil bound for Europe.


Dubbed “White Tide”, the operation is described by Spain’s National Police as the largest cocaine seizure ever carried out on the high seas. Officials note that the last operation of comparable scale dates back to 1999, when the ship Tammsaare was intercepted with 7.5 tons of cocaine hidden in its bow.


Cameroonian flag under increased scrutiny


The case once again places the Cameroonian maritime flag under international scrutiny. Ships registered in Cameroon have repeatedly been involved in seizures linked to drug trafficking and other illicit activities, leading to accusations of lax controls in the flag attribution process.


In response, Cameroonian authorities have launched a review of registration criteria and stepped up oversight. Several vessels have been struck off the national registry in recent years for illegal activities.


In August 2025, the vessel Sky White was deregistered after being seized near the Canary Islands with three tons of cocaine. Two months later, Freedom 7 was also removed from the register for “illicit trafficking.” With more than 200 vessels currently registered, Cameroon’s maritime registry remains under heightened international monitoring, as authorities seek to balance commercial interests with the fight against transnational organized crime.



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Didier Cebas K.

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