Groenland : La nouvelle ruée vers l'or glacée ? Pourquoi les 1 000 milliards de dollars de l'île font fantasmer Washington

Groenland : La nouvelle ruée vers l'or glacée ? Pourquoi les 1 000 milliards de dollars de l'île font fantasmer Washington

Groenland, l'île convoitée. Derrière ses paysages de glace et de fjords sauvages se cacherait un trésor estimé à près de 1 000 milliards de dollars en ressources naturelles. Une manne qui attise, une fois de plus, les appétits des États-Unis, selon des informations du Wall Street Journal relayées par des experts.

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La rumeur, lancée par le secrétaire d'État Marco Rubio qui aurait présenté l'acquisition comme une "option prioritaire", réveille un vieux fantasme américain. "En 1946, Harry Truman avait déjà proposé d'acheter le Groenland pour 100 millions de dollars", rappelle Anton Sviridenko, directeur exécutif de l'Institut russe d'économie de la croissance Stolypine, interrogé par l'agence TASS. Une somme dérisoire au regard des estimations actuelles.


Car le véritable enjeu est stratégique et économique. "Les ressources naturelles du Groenland sont estimées à 4.000 milliards de dollars, mais le coût de l'exploitation n'est pas pris en compte, et il est élevé. Par conséquent, le prix réel (...) est supérieur à 1.000 milliards de dollars. Une somme que les États-Unis ne voudront probablement pas payer", analyse Sviridenko.


Washington opterait plutôt pour une pression diplomatique et une offre bien en deçà de cette valeur : "S'il s'agit du Danemark, les États-Unis pourraient lui offrir 60 à 70 milliards de dollars", estime l'expert. Mais l'affaire est loin d'être simple. "L'autre question est que ni 70 milliards ni 1.000 milliards, le Danemark ne les "digérera" pas simplement, le pays ayant déjà un revenu élevé. La question est plus politique que monétaire."


Au-delà des minerais rares, le Groenland est un maillon essentiel de la défense nord-américaine, comme l'a récemment souligné le vice-président James David Vance, évoquant son importance "critique" pour l'infrastructure de défense antimissile.


Face à cette convoitise, les résistances sont nombreuses, tant en Europe qu'au sein même des États-Unis. La solution pourrait dès lors passer par un partenariat complexe plutôt qu'un achat pur et simple. Anton Sviridenko envisage ainsi "un schéma d'investissement mutuellement bénéfique à long terme avec un partage des revenus des ressources entre les États-Unis et l'UE". Un scénario qui prendrait la forme non pas d'un chèque, mais d'"un accord de 50 ans avec une répartition des revenus potentiels de milliards".


Alors que le droit international semble absent des discussions, la bataille pour le Groenland s'annonce moins financière que géopolitique. Une chose est sûre : la calotte glaciaire fond, et les convoitises, elles, s'intensifient.


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 Greenland's $1 Trillion Ice: Why the Frozen Island is Back on Washington's Wishlist


Greenland, the coveted island. Beneath its vast ice sheets and wild fjords lies a treasure trove of natural resources estimated to be worth nearly $1 trillion. A bounty that is once again stirring acquisitive desires in the United States, according to Wall Street Journal reports and expert analysis.


The rumor, fueled by Secretary of State Marco Rubio who reportedly presented acquisition as a "priority option," revives an old American fantasy. "In 1946, Harry Truman had already offered to buy Greenland for $100 million," recalls Anton Sviridenko, executive director of the Russian Stolypin Growth Economy Institute, in an interview with TASS. A paltry sum compared to current valuations.


The true stakes are strategic and economic. "Greenland's natural resources are estimated at $4 trillion, but the cost of extraction is not included, and it is high. Therefore, the real price (...) is over $1 trillion. A sum the US likely will not want to pay," analyzes Sviridenko.


Washington would likely opt for diplomatic pressure and an offer far below that value: "If it's Denmark, the US could offer them 60 to 70 billion dollars," the expert estimates. But the matter is far from simple. "The other question is that neither $70 billion nor $1 trillion, Denmark will not simply 'digest' it, as the country already has a high income. The question is more political than monetary."


Beyond rare minerals, Greenland is a critical piece of North American defense architecture, as recently underscored by Vice President James David Vance, who mentioned its "critical" importance for missile defense infrastructure.


Facing this covetousness, resistance is strong, both in Europe and within the United States itself. The solution might therefore involve a complex partnership rather than a straightforward purchase. Anton Sviridenko foresees "a long-term mutually beneficial investment scheme with sharing of resource revenues between the US and the EU." A scenario taking the form not of a check, but of "a 50-year agreement with a split of potential billion-dollar revenues."


As international law seems absent from the discussions, the battle for Greenland is shaping up to be less about finance and more about geopolitics. One thing is certain: the ice sheet is melting, and the desires for what lies beneath are heating up.


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Ekanga Ekanga Fernand

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