Onana : “bon gardien, pas un grand”
Interrogé sur l’absence d’André Onana en sélection, Claude Le Roy assume une analyse tranchée, presque brutale :
« C’est un bon gardien, mais pas un grand gardien. »
Pour le technicien français, l’ancien portier de l’Ajax et de Manchester United n’a jamais franchi le cap du très haut niveau, ni en club ni avec la sélection camerounaise :
« Depuis l’Ajax, on ne l’a pas beaucoup vu. Je ne le trouve pas exceptionnel. Il n’appartient pas, selon moi, à la lignée des très grands comme Thomas N’Kono, loin de là. »
Le Roy va plus loin en évoquant l’impact du joueur sur le vestiaire :
« Il existe des joueurs qui sont d’excellents titulaires mais de très mauvais remplaçants. Un joueur comme Onana, s’il n’est pas titulaire, peut devenir toxique pour un groupe. »
Une déclaration lourde de sens dans un pays où le poste de gardien reste historiquement symbolique et où la comparaison avec N’Kono demeure une référence absolue.
Une CAN tous les 4 ans ? “Une bêtise affligeante”
Claude Le Roy n’a pas non plus mâché ses mots sur la décision de réformer le rythme de la CAN. Pour lui, espacer la compétition est une erreur stratégique majeure pour l’Afrique :
« La CAN tous les 4 ans, c’est une bêtise affligeante. Vous ne voulez pas le développement de l’Afrique ? »
Selon l’ancien sélectionneur, une CAN tous les deux ans était un puissant moteur de développement :
« Cela permettait à des pays de construire des stades, des terrains d’entraînement, des routes, des autoroutes. C’est exactement ce dont l’Afrique subsaharienne a besoin. »
Il dénonce une réforme qu’il juge favorable à la FIFA mais défavorable au continent africain :
« Cette décision est contre l’Afrique et pour la FIFA, qui crée des compétitions bidon pour abîmer encore plus les joueurs. »
Dans sa ligne de mire, la Coupe arabe de la FIFA, qu’il estime incohérente :
« Cette compétition n’a aucun sens. Elle offre même des primes supérieures à celles de la Coupe d’Afrique… Je ne comprends pas comment les journalistes n’ont pas réagi. »
Un débat qui résonne au Cameroun
Dans un Cameroun toujours passionné par sa sélection et très attentif aux décisions structurelles du football africain, ces propos trouvent un écho particulier. Entre la gestion des cadres, l’héritage des légendes et l’avenir de la CAN, Claude Le Roy remet sur la table des questions que beaucoup évitent.
À l’heure où la CAN 2025 entre dans sa phase la plus intense, ses déclarations rappellent une chose : le football africain ne se joue pas uniquement sur le terrain, mais aussi dans les choix politiques et humains qui le façonnent.
AFCON 2025: Claude Le Roy slams Onana and calls AFCON calendar reform “anti-Africa”
Former Cameroon head coach Claude Le Roy has sparked controversy with blunt comments on André Onana’s absence from the national team and a fierce criticism of AFCON’s calendar reform.
According to Le Roy, Onana is “a good goalkeeper, but not a great one,” arguing that he has never consistently shown world-class qualities at either club or international level. He also warned about the potential negative impact of certain players on group dynamics when they are not starters.
Beyond individual criticism, Le Roy strongly opposed the idea of holding AFCON every four years, calling it “a terrible mistake” that slows Africa’s development. He believes a biennial AFCON helped drive infrastructure projects across the continent and accused FIFA of prioritizing its own competitions over African football.
His remarks have reignited debate across Africa—particularly in Cameroon—about leadership, legacy, and the future of the continent’s flagship tournament.
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Junior Choumdze