?vasion, accusations et r?glements de comptes : Fabrice Lena brise le silence et indexe son avocat

?vasion, accusations et r?glements de comptes : Fabrice Lena brise le silence et indexe son avocat

L'affaire Fabrice Lena prend une tournure explosive et embarrassante pour l?appareil judiciaire et p?nitentiaire camerounais. ?vad? du p?nitencier le 12 décembre 2025, l?ancien directeur de campagne du candidat présidentiel Ateki Seta Caxton ne se contente pas de dispara?tre dans la nature : depuis sa cachette, qu?il situe au Cap-Vert, il accuse ouvertement les autorit?s p?nitentiaires d?escroquerie et son propre avocat de trahison et de connivence avec le pouvoir.

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Une évasion qui fait vaciller les versions officielles


Incarcéré depuis le 5 novembre 2025 à la prison centrale de Douala sous le numéro 3974/PH2025 pour usage de faux en écritures publiques et authentiques, Fabrice Lena Vavemi comparaissait devant le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. Le 12 décembre, au retour du parquet et alors qu’il était sous escorte du GCPPs Pouegueu Patrick, il parvient à s’évader.


Très vite, un avis d’évasion et de recherches est diffusé, détaillant son identité complète, ses signes physiques distinctifs et ordonnant son arrestation immédiate.


1,5 million FCFA au cœur de la polémique


Dans une interview exclusive accordée depuis l’étranger, Fabrice Lena affirme que son évasion n’est pas le fruit d’un plan improvisé, mais la conséquence d’une escroquerie présumée. Il soutient avoir remis 1,5 million de FCFA à un intermédiaire censé disposer d’« entrées » dans l’administration pénitentiaire pour faciliter sa sortie.


Selon lui, l’argent a disparu, l’évasion a eu lieu, mais les engagements n’ont pas été respectés. Il accuse l’administration pénitentiaire de l’avoir floué, et surtout son avocat, Me Richard Tamfu, d’avoir été informé et d’avoir couvert cette manœuvre.


Me Tamfu contre-attaque : “Une démarche faite sans mon accord”


Contacté par la journaliste Angie Forbin, Me Richard Tamfu livre une version radicalement différente. Il rappelle que Fabrice Lena était poursuivi suite à des plaintes déposées par le consulat de France, liées à une affaire sensible de falsification de documents d’immigration impliquant des mineurs, ce qui expliquait le rejet de toute mise en liberté provisoire sous caution.


L’avocat affirme avoir été informé de la fuite de son client le soir même du 12 décembre et avoir tenté, par plusieurs échanges téléphoniques les 12, 13 et 14 décembre, de le convaincre de revenir en détention. C’est à ce moment, dit-il, qu’il apprend l’existence des 1,5 million FCFA versés à un tiers, sans son aval.


« Il ne s’agit en aucun cas de l’administration pénitentiaire », insiste Me Tamfu, qui parle d’un intermédiaire privé et nie toute implication institutionnelle.


Silence, rupture et accusations publiques


Selon Me Tamfu, un accord aurait même été envisagé pour la restitution de l’argent, à condition que Lena regagne la prison. Refus catégorique de l’intéressé : « Donnez-moi d’abord mon argent », aurait-il exigé.


Le 16 décembre, un mandat de recherche est officiellement émis. Presque simultanément, Fabrice Lena publie sur Facebook une série d’accusations frontales contre son avocat, qu’il qualifie de « menteur », « opportuniste » et « agent du gouvernement », affirmant qu’il cherche à se dédouaner après coup.


Stupéfait, Me Tamfu se récuse du dossier, annonce d’éventuelles poursuites judiciaires et avance une thèse lourde de sens : selon lui, cette mise en scène médiatique ferait partie d’une stratégie de constitution d’un dossier d’asile politique à l’étranger. Il précise enfin que son client n’a jamais évoqué, durant leur collaboration, un quelconque danger de mort en détention.


Une affaire à forts relents politiques


Ancien directeur de campagne d’Ateki Caxton (PAL) et figure médiatique, Fabrice Lena avait été arrêté à Douala peu après une émission télévisée dans laquelle il proclamait Tchiroma vainqueur de la présidentielle. Un contexte qui nourrit aujourd’hui les soupçons, les récupérations politiques et une bataille de récits dont l’opinion publique camerounaise reste otage.


Entre évasion spectaculaire, accusations croisées, soupçons de corruption et calculs politiques, l’affaire Fabrice Lena dépasse désormais le simple fait divers judiciaire pour devenir un test de crédibilité pour les institutions.




Prison Break, Betrayal and Political Tensions: Fabrice Lena Accuses His Lawyer After Daring Escape


The Fabrice Lena case has taken a dramatic and politically sensitive turn. Having escaped from prison on December 12, 2025, the former campaign director of presidential candidate Ateki Seta Caxton has resurfaced from abroad, accusing Cameroon’s prison authorities of fraud and his own lawyer of betrayal and collusion with the government.


Detained since November 5, 2025, for forgery and use of false public documents, Lena managed to flee while under judicial escort after a court appearance in Douala. A nationwide manhunt was launched shortly thereafter.


From his alleged hideout in Cape Verde, Lena claims he paid 1.5 million CFA francs to an intermediary who promised to facilitate his escape through contacts within the prison administration. According to him, the money was taken, the system failed him, and his lawyer, Barrister Richard Tamfu, was fully aware of the scheme.


Barrister Tamfu strongly denies these allegations. Speaking to journalist Angie Forbin, he maintains that the payment was made without his knowledge, insists that no prison officials were involved, and describes the intermediary as a private third party. He adds that he tried repeatedly to convince his client to return to custody and that Lena demanded reimbursement before considering any return.


After a warrant was issued on December 16, Lena publicly accused his lawyer of conspiracy and treason on social media. Tamfu has since withdrawn from the case and suggests that his former client may be attempting to build a political asylum narrative abroad.


Once a prominent political operative, Fabrice Lena’s escape and accusations now raise serious questions about justice, political manipulation, and institutional credibility in Cameroon.


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Christ Ndiffong (Stagiaire)

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