Dans un communiqué signé de son porte-parole Paul Jaurès Tina, le MANIDEM dénonce des « arrestations abusives » et exige la remise en liberté immédiate et sans condition de ses dirigeants. Le parti estime que cette opération vise à « intimider les Kamerunais qui attendent que le verdict des urnes soit respecté » à la suite des élections contestées du 12 octobre.
Le communiqué va plus loin en rappelant la détermination de la formation politique à poursuivre la lutte contre ce qu’elle qualifie de « système néocolonial » toujours en place au pouvoir.
« Rien, ni personne, même pas la mort, ne peut venir à bout de la revendication légitime du peuple », précise le texte.
Cette affaire survient dans un climat politique particulièrement tendu, marqué par des arrestations, des couvre-feux locaux et un durcissement sécuritaire à Douala et Yaoundé. Les soutiens des figures incarcérées appellent déjà à la mobilisation citoyenne.
Pour l’heure, les autorités sécuritaires n’ont fourni aucune précision sur les motifs de ces interpellations. Le pays retient son souffle.
MANIDEM Demands the Unconditional Release of Its Arrested Leaders
Tensions are rising again in Cameroon’s political landscape. Leaders of the MANIDEM party, including its president Anicet Ekane, treasurer Florence Titcho, and political activist Djeukam Tchameni, were arrested this afternoon in Douala by Gendarmerie forces.
In an official statement, MANIDEM condemns what it describes as “arbitrary arrests” aimed at intimidating citizens who are awaiting respect for the electoral verdict of October 12. The communiqué asserts that no repression will stop the legitimate fight to end the neocolonial system in power.
No explanation has yet been provided by security forces regarding the motive of the arrests. The nation watches closely as political tensions escalate.
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Ange NGO