Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux jette un pavé dans la mare de la campagne présidentielle camerounaise. On y voit et entend la sénatrice du RDPC, Françoise Puene, tenir des propos pour le moins incendiaires lors d’un meeting dans le Département du Haut-Nkam.
Le contenu de son allocution a provoqué un tollé général. La représentante élue y aurait explicitement menacé d'« expulsion » les ressortissants d’autres régions du Cameroun si le candidat de son parti, Paul Biya, venait à être battu dans ce département lors du scrutin du 12 octobre prochain. Une déclaration perçue comme un appel direct à la haine communautaire et une tentative de pression politique inacceptable.
Un dérapage qui scandalise
Ces menaces, proférées par une personnalité de haut rang, ont immédiatement suscité l'indignation. Elles sont perçues comme une attaque frontale contre le vivre-ensemble et l'unité nationale, des valeurs fondamentales dans un pays aux multiples identités culturelles comme le Cameroun.
Kamto exige des comptes
Réagissant vivement à cette affaire, le professeur Maurice Kamto, figure politique de premier plan, a publié un communiqué cinglant ce mardi. Il dit avoir découvert la vidéo « avec stupéfaction » et qualifie les déclarations de la sénatrice « d'inacceptables » et de « répréhensibles ».
Il a lancé un appel sans équivoque : « J'appelle le candidat Paul Biya et le RDPC à se désolidariser publiquement des propos de la Sénatrice Françoise PUENE et à prendre les mesures qui s'imposent. » Il en appelle également aux autorités parlementaires et judiciaires pour qu'elles fassent preuve de « sans faiblesse » face à ce grave dérapage, rappelant le devoir d'exemplarité qui incombe à une sénatrice, censée représenter l'ensemble du peuple camerounais.
La balle dans le camp du pouvoir
Tous les regards sont désormais tournés vers la réaction officielle du parti au pouvoir, le RDPC, et des institutions concernées. Cette affaire teste leur capacité à sanctionner les dérives en leur sein et à défendre publiquement les principes républicains, à moins de trois semaines d'une élection présidentielle cruciale. Le silence serait, pour beaucoup, perçu comme une forme de complicité.
Cameroon: Outrage After Senator Françoise Puene's Inflammatory Speech Threatening to Expel Citizens
The RDPC candidate in Haut-Nkam made hateful communitarian statements during a political meeting. Maurice Kamto demands a firm response from the state and her party.
(Yaoundé, September 16, 2025) – A viral video on social media has sent shockwaves through the Cameroonian presidential campaign. It shows RDPC Senator Françoise Puene making highly inflammatory remarks during a rally in the Haut-Nkam Department.
The content of her address has provoked widespread outrage. The elected official allegedly explicitly threatened to "expel" natives of other regions of Cameroon if her party's candidate, Paul Biya, were to be defeated in that department in the upcoming October 12th election. A statement perceived as a direct incitement to communitarian hatred and an unacceptable attempt at political pressure.
A Scandalous Outburst
These threats, made by a high-ranking personality, have immediately sparked indignation. They are seen as a frontal attack on peaceful coexistence and national unity, fundamental values in a country with multiple cultural identities like Cameroon.
Kamto Demands Accountability
Reacting strongly to this affair, Professor Maurice Kamto, a leading political figure, issued a scathing statement on Tuesday. He said he discovered the video "with astonishment" and described the senator's statements as "unacceptable" and "reprehensible."
He issued an unequivocal call: "I call on candidate Paul Biya and the RDPC to publicly dissociate themselves from the remarks of Senator Françoise PUENE and to take the necessary measures." He also called on parliamentary and judicial authorities to show "no weakness" in the face of this serious outburst, recalling the duty of exemplarity incumbent upon a senator, who is supposed to represent the entire Cameroonian people.
The Ball is in the Power's Court
All eyes are now on the official reaction of the ruling party, the RDPC, and the concerned institutions. This affair tests their ability to sanction internal excesses and to publicly defend republican principles, less than three weeks before a crucial presidential election. Silence would, for many, be perceived as a form of complicity.
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Ange NGO