Cet engagement, fruit des travaux de la Commission mixte franco-camerounaise mise en place en 2022, fait suite à des recherches approfondies sur la période trouble de l’indépendance. Emmanuel Macron y admet que les autorités coloniales françaises et l’armée ont exercé de multiples violences répressives, y compris après 1960, en appui aux autorités camerounaises indépendantes.
Parmi les épisodes évoqués : le massacre d’Ekité du 31 décembre 1956, la mort de figures emblématiques comme Ruben Um Nyobè (13 septembre 1958), Isaac Nyobè Pandjock (17 juin 1958), Paul Momo (17 novembre 1960) et Jérémie Ndéléné (24 novembre 1960). Concernant l’assassinat de Félix-Roland Moumié à Genève en 1960, le président français reconnaît que les archives n’ont pas permis d’identifier clairement les responsabilités.
Macron insiste sur la nécessité de poursuivre la recherche, d’ouvrir largement les archives françaises et de renforcer la coopération académique entre les deux pays autour de la mémoire de la décolonisation. Il propose également un travail artistique pour “réconcilier les mémoires” et un groupe de suivi Cameroun–France pour concrétiser ces engagements.
Pour les historiens, les descendants de victimes et la société civile camerounaise, cette reconnaissance officielle est un pas important vers la vérité historique. Mais beaucoup attendent désormais des excuses claires et, pourquoi pas, une réparation.
Macron Breaks the Silence: France Finally Acknowledges Its War in Cameroon Against Independence Movements
In a historic shift in Franco-Cameroonian relations, French President Emmanuel Macron has officially acknowledged that France waged a war in Cameroon against independence movements between 1945 and 1971.
In a letter dated July 30, 2025, Macron recognized that French colonial authorities and the military carried out multiple acts of repressive violence — even after Cameroon’s independence in 1960 — in support of the newly independent government.
The letter references the December 31, 1956 Ekité massacre and the killings of independence leaders Ruben Um Nyobè, Isaac Nyobè Pandjock, Paul Momo, and Jérémie Ndéléné. Regarding the 1960 assassination of Félix-Roland Moumié in Geneva, Macron noted that French archives provided insufficient evidence to establish clear responsibility.
Macron vowed to make archives accessible, strengthen academic cooperation, and promote artistic initiatives aimed at building a shared memory between France and Cameroon. For many, this recognition is a long-awaited step toward historical truth — but questions remain about possible apologies and reparations.
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Ange NGO