À la Cour constitutionnelle, les requêtes pleuvent, les surprises fusent et les règlements de comptes s’enchaînent dans un climat d’agitation où se mêlent ambitions personnelles, querelles internes et documents manquants.
L’un des épisodes les plus rocambolesques reste celui de Bertin Kisob, recalé pour absence d’un simple extrait d’acte de naissance. Qu’à cela ne tienne ! Il a déposé trois requêtes : l’une pour sa réhabilitation, l’autre pour demander l’invalidation de la candidature de Paul Biya, et une troisième pour la récusation pure et simple de tous les membres du Conseil Constitutionnel. Rien que ça.
Autre rebondissement inattendu : Issa Tchiroma Bakary, figure emblématique du FSNC, voit sa candidature contestée par… son propre parti. Un bureau provisoire fraîchement constitué du FSNC a saisi la Cour pour exiger l’annulation de sa candidature. Une crise interne qui révèle les tensions profondes au sein de cette formation politique déjà affaiblie.
Mais ce n’est pas fini : deux autres candidatures pourtant validées par Elecam sont désormais menacées. D’une part, Christiane Moullende du MP veut faire invalider celle de son camarade Hilaire Dzipang. D’autre part, Bello Yaya, dans une manœuvre de dernière minute, réclame l’irrecevabilité du dossier de Paul Biya, doyen de la scène politique camerounaise.
En tout, 35 requêtes ont été introduites devant la Cour constitutionnelle pour contester les décisions d’Elecam. Parmi les plus actifs, on note Maurice Kamto (2 requêtes), Bello Yaya (2) et Kisob (3). D’autres noms bien connus ou moins attendus sont également de la partie : Jean Bahebeck, Christian Ntimbane Mbomo, Abdouraman Hamadou, Léon Theiller Onana, pour ne citer qu’eux.
Alors que le pays entre dans la dernière ligne droite avant le scrutin, l’ambiance est électrique et chaque jour apporte son lot de rebondissements. Une élection déjà sous tension, dans une démocratie en quête de sérénité.
Cameroon's 2025 Presidential Election: Constitutional Council Becomes a Political Theatre
Cameroon’s political scene is in full turbulence as the Constitutional Council faces a flood of appeals just weeks ahead of the 2025 presidential election. A mix of missing paperwork, internal party feuds, and outrageous demands are transforming the legal stage into a theatre of political absurdity.
Bertin Kisob, disqualified for failing to provide a simple birth certificate, has filed three separate petitions: one to reinstate his candidacy, another to invalidate Paul Biya’s candidacy, and a third to disqualify all members of the Constitutional Council.
Equally surprising, Issa Tchiroma Bakary, head of the FSNC party, has been challenged by his own party members, who have formed a provisional leadership and are demanding the annulment of his candidacy.
Three candidacies already validated by Elecam are now under threat. Christiane Moullende of the MP wants Hilaire Dzipang's candidacy invalidated, while Bello Yaya, who filed a last-minute petition, seeks the disqualification of Paul Biya.
In total, 35 petitions have been submitted. Key players include Kisob (3 petitions), Maurice Kamto (2), and Bello Yaya (2), along with others like Jean Bahebeck, Abdouraman Hamadou, and Christian Ntimbane Mbomo.
The road to Cameroon’s 2025 election is proving to be a bumpy and dramatic ride.
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Ange NGO